02.12.2008

La page blanche ...

C'est marrant comme c'est plein d'espoir une page blanche, plein de l'espoir de tout ces mots pas encore écrit... bon en même temps, depuis que notre ami bill gates à fait des siennes, la page blanche est désormais exit au profit de l'écran, n'empêche que "l'espoir de l'écran blanc", ça ne sonne pas tellement bien à l'oreille ... un peu comme si les madeleines de Proust se transformaient soudainement en cookies : "les cookies de Proust" : le choc ;)

Mais si la page blanche est désormais tournée, il n'est reste pas moins sa sensation, cet étrange vide devant l'inédit, et ce curieux espoir que cette fois-ci les mots viendront aisément, et qu'ils seront justes...

Si l'on veut respecter les conventions on ne peut parler de la page blanche sans parler de la fameuse "angoisse de la page blanche" : et c'est ici que l'on doit s'embarquer dans un délire torturé et névrotique pour expliquer en long en large et en travers la difficulté d'écrire, la pression incroyable, l'attente toujours déçue et tutti quanti,  je vous l'aurai volontiers écrit ce pargraphe, le seul problème c'est que je ne suis ni un poète maudit, ni écrivain du grand siècle ni du siècle d'après d'ailleurs ;), et que je n'ai point bu mon quota d'absinthe  ... sorry ...

et non, n'insistez pas, je ne vous parlerai pas non plus de la muse inspiratrice, qui joue nonchalament do, mi, si, la, do, ré sur sa cithare antique soufflant à l'oreille du poète des couilloneries réjouissantes ( oui parce que pour ce qu'on en sait la muse peut-être que le seul truc qu'elle dit c'est : " gâteau ou gâterie ? " ... )

mais non je vais vous parler du texte que l'on imagine, et de son pote : le texte réellement écrit ...

Oui parce que le texte que l'on imagine, ça va vous étoner, mais il est parfait, parfaitement parfait. Il est drôle, intelligent, bien écrit, et émouvant ... il n'a qu'un seul problème c'est ... qu'il est imaginaire. Evidement, on essaye vaguement de lui donner réalité, euh, de l'écrire quoi ...

Mais curieusement, quand quelques minutes,  quelques heures, ou même quelques des années plus tard on le compare à celui qu'on imaginait, y a comme un grand fossé, boueux de préférence, quelques crocodiles menaçants pour le côté sauvage et saurien ( eh oui tout ce bla bla pour placer un mot : saurien : si c'est pas du défi, ça ? ). et non petit malin, pas de pont levis, pour passer de l'un à l'autre ... tu penses bien que sinon je l'aurai déjà demandé au papa noël le pont levis ...

Parfois, tu le choppes ce pont, à toi la citadelle, ou le miel coule à flot, les rues sont pavées d'or ( la description classique de la terre promise, quoi ... ), mais si tu le rates, tu tombes ( au milieu des crocos me dis-tu ? oui bon ça c'est la métaphore, que je file depuis trop longtemps déjà, et tu en rajoutes encore ? merci l'ami ... t'essayerais pas de me le faire louper le fameux pont là ??? ), bref tu tombes et avant même de t'en rendre compte tu déploies un tsunami de surenchère, tu passes du stylé léger, au balourd trés lourd ...

Bilan : euuh, je cherche un pont ...

26.11.2008

Gâteau ou gâterie ?

Chez les chirurgiens othopédistes, c'est tout les jours halloween.

Mais version sexy trashy, hein, vous pouvez oublier le bon vieux " trick or treat", qui devient le fort sympathique : Gâteau ou gâterie ? Et exactement comme les enfants à halloween, nos amis, ressassent inlassablement leur question à tout ce qui ressemble plus ou moins vaguement à un étudiant en médecine.

Oui parce que l'ortho c'est un être un peu à part, et comme, je le sais, au fond de vous même vous vous despérez de ne pas connaitre de chir ortho, je me propose de vous en expliquer les bases de son fonctionnement.

Un orthopédiste chevronné obéit toujours à ces commandements :

1 ) jamais une phrase sans allusion sexuelle tu ne feras.

2 ) toujours ton col de blouse, relevé tu porteras. ( ouaich, c'est trop la classe d'être ortho )

3 ) ta visite ( = passer voir tout ses patients le matin ), en moins de dix minutes tu la feras.

4 ) de ta position de chef, face à tes externes toujours tu abuseras.

5 ) toujours les mêmes blaques tu feras, qui, faut-il le préciser respecteront le premier commandement.

6 ) les anesthésistes, toujours, tu détesteras, les chirurgiens vasculaires, toujours, tu mépriseras.

7 ) toujours raison, tu auras.

8 ) si tu as tort, réfère toi au septième commandement.

Développons, si vous le voulez bien, un peu ce cinquième commandement : "toujours les mêmes blaques tu feras, qui, faut-il le préciser respecteront le premier commandement". 

les blagues, en fait il n'en existe que trois.

la première blagounette, c'est con, elle ne respecte pas le premier commandement ( bah oui que voulez-vous, l'ortho c'est un rebelle ... ), bref, le chirurgien la sort à chaque fois qu'il y a une petite foirade du fait ou non de l'externe : " eh, dis, l'externe, qui t'a payé pour saboter l'opération ? ".

la seconde blagounette, est tout aussi rituelle que la première. Elle a lieu à chaque plâtre. petit rappel : l'orthopédiste s'occupe des fractures des os, c'est dire que le plâtre ça le connaît. Lui, il pose les bandes de plâtre, tandis que l'externe les trempe dans de l'eau. Ce qui nous donne la phrase : " bon, je bande, et toi tu mouilles ... WAAAARRRF WAAAAARFF WAAAAAARRFFF " ( à noter : le rire gras fait partie intégrante de la blagounette ;)

Sans faire plus de commentaires, je vous propose  de passer immédiatement à la troisième blagounette, celle qui nous intéresse aujourd'hui : " gâteau ou gâterie ? ". Celle-ci s'adresse en général à l'étudiant de garde, celui qui a l'immense honneur de passer les prochaines 24 h à l'hôpital ( enfin surtout au bloc, à tenir des écarteurs ;).

Et parce que cet honneur se mérite, les chefs de gardes se font un plaisir de revendiquer un gâteau pour le dîner, ou si le gâteau n'a as été fait une ... ?? Une ...  ?? eh oui, une gaterie, tu as tout compris au concept ami lecteur ...

j'en viens au but ultime de ce billet : sauver des milliers d'étudiants en détresse. oui parce que qui dit étudiant en médecine dit " au seeeecours, entre les gardes, mes stages, les cours et les confs j'ai plus le temps de dormir .... arrrrgh... alors faire des gâteaux .... aaaargggh " (oui, l'externe fait beaucoup aaaaargh;).

Je vais donc vous donner, ici même, une recette de gâteau ultra facile, ultra rapide, un chouilla compact, mais ça, en garde c'est une qualité, rapport au fait qu'on ne sait jamais quand sera le prochain repas ;)

Mesdames et messieurs, la recette de votre sauveur :

200 g de chocolat à faire fondre avec 125 g de beurre dans une casserole, puis hors du feu mettre 200 g de sucre, 4 oeuf entiers, 2 cuillères de farine, mélanger le tout, et mettre au four 20 minutes à 180 degré.

Eh oui c'est le miracle du gâteau dont la recette tient en 2 ligne, la fabrication en 3 minutes ...

Et puis, le jour où vous êtes de garde avec vos chefs préférés, rien ne vous empêche de rajouter des cerneaux de noix ...  je vous laisse libre de choisir des ingrédients bien moins sympathiques pour vos chefs aborrhés non vous laisser auparavant un petit message subliminal :

LAXATIF, LAXATIF, LAXATIF, LAXATIF, LAXATIF, LAXATIF !!!

Sur ce, je vous souhaite une bonne garde.

24.11.2008

Pour l'intolérance ...

Sur la planète bleue, on aime tellement la mode qu'on a des vêtements à la mode, des sujets à la mode, des pensées à la mode, et même des valeurs à la mode...

Sur la planète bleue, la gentillesse pue sacrément du bec. Le bon gars, gentil, sous le coup de cette loi inaliénable :  " trop bon, trop con " est à la limite du ridicule, et finalement c'est peut être cela qui est con parce qu'on en a un paquet de lois qui serait chouette en version inaliénable à commencer par " les hommes naissent libres et égaux en droit" ...

Et pendant que la gentillesse git au fin fond de son cercueil, la petite valeur qui monte c'est la tolérance, l'intolérance quant à elle c'est l'insulte ultime (exit le " casse-toi pov' con"), le coup de poing final à toute argumentation se fait à base de " mais t'es intolérant, ou quoi ? " ...

Et pourtant, y en a une qui prêche l'intolérance, elle s'appelle Ayaan Hirsi Ali, elle naît musulmanne, en somalie. Ce qu'elle affirme dans ses bouquins, ses interviews aucun occidental ne pourrait le dire, bon d'ailleurs elle, elle le dit, mais au péril de sa vie, elle reçoit je ne sais combien de menace de mort par jour de la part des fondamentalistes musulmans qui l'accusent de collaborer avec l'ennemi (= les nons musulmans )...

Dans " ma vie de rebelle ", son deuxième livre, il n'y a que le titre de niais, tout le reste est tout simplement hallucinant.

Ayaan y décrit sa vie de petite fille, musulmane, en somalie, en arabie saoudite et au kenya, au gré des migrations de son clan, tentant d'échapper aux régimes despotiques, et aux guerres. Une autobiographie hallucinante, parfois cauchemardesque : absence d'un père dans une civilisation ou la femme n'est rien, ne peut rien sans un homme quel qu'il soit, violence de sa mère, de son petit frère, ultra conservatisme de sa grand-mère, mutilations sexuelles : elle est excisée enfant, un mariage forcé, sa fuite pour y échapper au pays-bas, ou elle vivra dans un camp de réfugié avant d'entreprendre des études de sciences politiques, et de devenir membre du parlement néerlandais ...

Le plus intéressant, ce n'est peut-être pas cette succession de fait, du tragique ( qu'elle sait, rassurez-vous, raconter avec humour) à la réussite, mais bien le cheminement de cette petite fille, à qui l'on fait apprendre par coeur le coran sourate après sourate sans jamais vraiment l'expliquer, à qui l'on apprend ses devoirs, et les châtiments qu'elle encourre si elle ne les accomplit pas, mais curieusement pas les droits qui vont avec,à qui l'on inculque la soumission de la femme à l'homme.

Cette jeune fille qui essaye tant bien que mal d'obéir aux exigences du prophète, qui, volontairement se met à porter le voile même si elle ne comprends pas pourquoi seules les femmes devraient se voiler pour éviter le désir des hommes, alors qu'elles même peuvent éprouver ce désir-péché pour les hommes.

Cette jeune femme qui suit des enseignements pour mieux comprendre le coran, puis commence doucement à remettre en question cette religion qui pourtant promet le rejet sur la terre, et l'enfer pour après, à ceux qui remettent en cause la moindre parole de Mahomet ... 

Cheminement de la croyance aveugle sous le poids de l'éducation et des coutumes vers le doute devant l'injustice.

Cheminement qui va évidement connaître une accélération lors de sa fuite au pays-bas, où elle est l'image vivante du fossé culturel entre pays musulmans et occidentaux ... Elle se rend compte par exemple que marcher dans la rue,sans voile, ne rend pas les hommes immédiatemement fous de désir pour elle ;).

Le regard qu'elle porte sur notre monde occidental est d'ailleurs trés intéressant : elle explique en particulier que sous prétexte de tolérance, et d'acceptation des cultures étrangères, les néerlandais acceptent l'inaceptable à savoir les mutilations génitales des femmes, les crimes d'honneurs, sur leur prope territoire...  cette tolérance qui devient criminelle, elle l'explique en partie par la culpabilité des occidentaux liée à la colonisation et à l'esclavage ...

Elle condamne aussi très durement le coran, à l'origine de violence envers les femmes, mais aussi envers tout les non musulmans qui doivent être exterminer pour la  plus grande gloire de Mahomet ... ce dernier n'est pas non plus épargné ( marié à une petite fille de 9 ans, elle le traite de pédophile ) ...

Bref un livre à lire, pour voir l'islam, le coran, et les musulmans fondamentalistes, sous le point de vue d'une femme musulmanne, pour enfin comprendre pourquoi certaines femmes musulmanes éduquent à leur tour leur fille à la plus complète soumission après en avoir tant souffert.

un livre à lire pour voir cette petite fille soumise, devenir la plus libre des femmes et par la même occasion la plus menacée ...

Un livre pour comprendre, mais aussi s'émouvoir, pleurer, et rire ...

Euh un livre à lire quoi ...

A LIRE. ( ça c'est pour ceux du fond à droite, qui somnolent près du radiateur ;)

19.11.2008

Les infirmières et les externes (2)

je vous avais promis, ô nobles lecteurs, de continuer cette analyse sociologique de première importance sur les relations qu'entretiennent les étudiants en médecine et les infirmières, relations purement professionelles, cela va sans dire ;)

Et comme promis, vous trouverez ici : l'infirmière surbookée, l'infirmier et pour finir en beauté : l'étudiante infirmière, ... 

L'infirmière surbookée, je vous le dit franchement : c'est un monde à part.

A 8 h du matin, quand tout un chacun est encore préoccupé par le maintien de ses paupières en position ouverte, qu'une seule question obsède nos 2 neurones* est ce que j' ai encore les plis des draps incrustés sur ma joue ?

(* les 2 seuls qui ont accepté de prendre l'air éveillé )

Notre inf, elle est à 300 %, mais déjà submergée par le boulot, en retard sur ses soins, ses pansements et sa tournée de médicament...

en plus à 9 heure, c'est la visite du grand chef, il va falloir assurer la visite et les soins : bienvenu en enfer ...

L'infirmière surbookée, l'externe la plaint de tout son coeur, parce qu'il ne faut pas mentir, l'externe, malgré son efficacité légendaire ( on ferme les yeux et on y croit très fort ), il se pourrait que parfois, il se sente comme enseveli vivant sous le nombre de missions qu'il doit accomplir dans les 2 prochaines heures s'il veut avoir le temps de manger ... alors forcément il compatit...

Mais l'externe, n'est pas que bonté, sympathie et gentillesse, non l'externe a aussi son côté obscur.

Oui parce que parfois, il a des questions à lui poser, à notre infirmière, et rapidement (rapport aux 32 missions qui l'attendent narquoisement au tournant ;), sauf que, pour poser une question à une inf débordée, il faut user de patience ( l'externe, dans ses poches, il a de tout, un chocolat offert par un patient, un carnet à mission, des réglettes pour mesurer le poids d'un asthmatique si il a pris un antidiabétique oral auparavant (utile, n'est il  pas ? ) des stylos, un stétho, une montre, une petite lampe, mais de la patience, ça : nada, niet, walou ...)

Il faut l'aborder au bon moment, ce qui signifie : ne JAMAIS la questionner quand elle est en pause, ne JAMAIS la questionner lorsqu'elle prépare une bonne grosse seringue de valium ( ça serait domage que l'injection pour un patient agité se retrouve ( malencontreusement ) dans votre bras ;)

Plus important encore :  ne JAMAIS, JAMAIS, commencer par un " ça va ? " vous vous exposeriez à un déferlement de reproches plus ou moins compréhensibles, dont vous ne comprendriez pas le quart du début du commençement ...

Une fois le bon moment trouvé, et le " ça va " évité : ne pas se laisse doubler par un co-externe, ou pire un chef, qui eux aussi zieutent depuis le début de la matinée la demi-seconde parfaite ...

Il faut alors utiliser la technique bombe qui consiste à balancer la question, comme on enlèverait une bande de cire épilatoire : brutal et sans pitié ... puis s'enfuir tout aussi rapidement, pour éviter toute possibilité de déviation vers le sus-expliqué déferlement ( mais attention, hein, vous barrez pas avant d'avoir eu la réponse ... ça serait dommage ;)

Passons maintenant à l'infirmier :

l'infirmier, quelque part, je suis mal placée pour en parler, j'ai du en voir 1 et demi (le demi : c'était un étudiant infirmier ) c'est pour vous dire à quel point c'est une espèce en voie de disparition ;) ... mais les conséquences de cette rareté c'est qu'on les chouchoute à fond.  heuuu, non sans avoir auparavant refiler toutes les missions un peu physiques du service : et une fenêtre qui coince, une ... ;).

On les dragouille gentillement : pas d'infirmier dans le service = pas de problème informatique, un infirmier dans le service = "et dis donc Mister Sexy tu peux pas m'aider sur l'ordinateur là ? "

d'ailleurs le seul infirmier que j'ai connu il vivait entouré d'un véritable harem, va savoir pourquoi il arborait en permanence un sourire béat.

Bref Avoir un infirmier c'est le rêve ...

Bon, le problème c'est qu'en général ( ce "en général" se base sur une étude multicentrique d'un seul et unique spécimen c'est dire sa fiabilité ;) nos amis infirmiers préfèrent bosser en chirurgie ou en réanimation, mais moins dans les services de médecine : dommage ...  

 

Et, le moment est enfin venu de parler de l'étudiante infirmière ...

aaaah l'étudiante infirmière, qui avec l'externe, innocents ( bon ok : niais ... ), découvrent ensemble le doux monde de l'hôpital, se font ensemble des sessions imitations de leurs chefs respectifs, des concours pour savoir qui est le patient le plus sympa du service... et surtout partagent le même mode de vie : hosto, boulot, dodo ...

Mais le must, avec l'étudiante infirmière, c'est qu'elle vient poser des questions à l'externe ...

Je ne sais pas si vous saisissez tout l'insolite de cette phrase : "poser une question à l'externe" ...

Oui parce que l'externe il s'est tellement habitué à ce que ça soit lui qui pose les questions que quand on lui en pose une, il est tout comme foudroyé de bonheur, surtout quand il sait y répondre ...

"WAW WAW WOUPITI WALOULOU YEAAAAAAAFH !!! YIIIIIIIIHAAAAA !!!!" qu'il fait l'externe, mais intérieurement, hein ... (enfin parfois il se laisse un peu emporter, mais c'est une autre histoire ... )

Bon après, c'est un peu moins drôle parce qu'il s'oublie un tantinet ( comprendre :  carrément ;)  et se lance dans des explications physio-pathologique de ouf-malade, des schémas pseudo-explicatifs, qui mériterait amplement le nom de schémas cafouillo-emmerdants ...

Bref l'étudiante infirmière c'est le rayon de soleil dans un monde aseptisé ( amis des phrases chlichés : bienvenus ;)

Bref (noumber two ) l'étudiante infirmière c'est le prozac de l'externe ( fan de pharmacologie : bienvenus ;)

Bref ( numero tres ) l'étudiante infirmière c'est une star ( amis des conclusions multiples : bienvenu ;)

Voili, voilou

The end.

( ou pas ... y aura pt'être une troisième partie ... )

Vous voulez une Troisième partie ?

...

Vous voulez une troisièèèème paartiiiiie ??

...

J'ENTENDS RIEEEEEN !!!

...

VOUS VOULEZ UNE TROISIIEEEEEEEEEEEEMEE PARTIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE ??? ( oui ce blog c'est un peu l'olympia ce soir ...  ;)

 

17.11.2008

B&B

Il est grand temps de laisser place sur ce blogounet d'amour *, à un nouvel épisode d'une guerre sans merci entre rosbifs et mangeurs de grenouille...

* le concept, étant qu'à mesure que ce blog se ralentit, pour éviter qu'il ne s'enfonce dans une sombre dépression à base de "je ne vaux rien, ma proprio me néglige" ( oui c'est psychologiquement fragile un blog ... ) il est nécessaire de lui regonfler le moral à base de doux surnoms, un tantinet ridicule, mais que ne ferai-je pas pour la santé mental de bloguenichou ... :)

Mis à part parler de bloganousset joli, vous vous demandez certainement quel va être le thème de ce 6 ième affrontement ...

De bed and breakfast ?

Non point, non point, ce petit titre B&B, n'est qu'une vilaine feinte pour maintenir un semblant de suspens ;)

Vous allez aujourd'hui assistez à la lutte des titans : Beatles d'un côté, Brassens de l'autre ...

B&B quoi ...

Je vous propose donc d'évaluer nos deux concurrents, et cela selon un unique critère : la qualité des paroles de leurs chansons ...

Honneur aux anglais avec une première chanson composé en 1968 : Obladi, oblada, dont voici le refrain traduit en français :

Obladi, Oblada, la vie va en soutien-gorge
Lala, ainsi va la vie
Obladi, oblada, la vie va en soutien-gorge
Lala, ainsi va la vie.

Hey, paul , j'aurai une petite question à te poser, à toi qui voit la vie en soutien-gorge : la mort se ballade t'elle en string léopard ???

je vous propose de donner une seconde chance à nos 4 amis dans le vent, avec une nouvelle chanson prise au hasard dans leur discographie : yellow submarine :

Nous vivons tous dans un sous-marin jaune,
Un sous-marin jaune, un sous-marin jaune,
Nous vivons tous dans un sous-marin jaune,
Un sous-marin jaune, un sous-marin jaune,

aaaah, okay ... bon vous ne m'en voulez pas si je les interromps avant la fin ?

allez, une dernière pour la route, strawberry field forever qui date de 1967 :

Je pense que personne n'est dans mon arbre                  ( euh non, pas moi en tout cas ;)
Je veut dire qu'il peut être grand ou bien petit                 ( un quelconque complexe de taille john ? )
c'est pourquoi tu ne reçois pas la tonalité ( aaaah ? )
Mais c'est bien
Je veux dire c'est pas trop mal ... ( de la suite dans les idées, les beatles .. hein ? )


passons maintenant à notre français, avec une chanson de 1972 ( vous remarquerez que j'ai pris soin de prendre des chanson contemporaines, histoire qu'elle soit un peu plus comparable ...)  avec stances pour un cambrioleur :

Prince des monte-en-l'air et de la cambriole
Toi qui eus le bon goût de choisir ma maison
Cependant que je colportais mes gaudrioles
En ton honneur j'ai composé cette chanson

Sache que j'apprécie à sa valeur le geste
Qui te fit bien fermer la porte en repartant
De peur que des rôdeurs n'emportassent le reste
Des voleurs comme il faut c'est rare de ce temps

Tu ne m'as dérobé que le stricte nécessaire
Délaissant dédaigneux l'exécrable portrait
Que l'on m'avait offert à mon anniversaire
Quel bon critique d'art mon salaud tu ferais

Autre signe indiquant toute absence de tare
Respectueux du brave travailleur tu n'as
Pas cru décent de me priver de ma guitare
Solidarité sainte de l'artisanat

Pour toutes ces raisons vois-tu, je te pardonne
Sans arrière-pensée après mûr examen
Ce que tu m'as volé, mon vieux, je te le donne
Ça pouvait pas tomber en de meilleures mains

D'ailleurs moi qui te parle, avec mes chansonnettes
Si je n'avais pas dû rencontrer le succès
J'aurais tout comme toi, pu virer malhonnête
Je serais devenu ton complice, qui sait

En vendant ton butin, prends garde au marchandage
Ne vas pas tout lâcher en solde au receleurs
Tiens leur la dragée haute en évoquant l'adage
Qui dit que ces gens-là sont pis que les voleurs

Fort de ce que je n'ai pas sonné les gendarmes
Ne te crois pas du tout tenu de revenir
Ta moindre récidive abolirait le charme
Laisse-moi je t'en prie, sur un bon souvenir

Monte-en-l'air, mon ami, que mon bien te profite
Que Mercure te préserve de la prison
Et pas trop de remords, d'ailleurs nous sommes quittes
Après tout ne te dois-je pas une chanson

Post-Scriptum, si le vol est l'art que tu préfères
Ta seule vocation, ton unique talent
Prends donc pignon sur rue, mets-toi dans les affaires
Et tu auras les flics même comme chalands.


podcast

Bilan : on les aime les Beatles, hein, là n'est pas la question mais la vie qui se balade à bord d'un sous marin jaune en soutien gorge et qui perçoit pas bien la tonalité, forcément nous, ça nous inquiète un peu ;)

Anglais : 3 - français : 4