29.07.2008

L'élégance du hérisson.

L'élégance du hérisson, ce n'est pas un titre de billet inventé par mes neurones en surchauffe, non c'est le nom d'un livre, que j'ai lu ( si, si ... ) écrit par Muriel Barbery.

Voici le résumé tel qu'il figure sur le quatrième de couverture :

'Je m'appelle Renée, j'ai 54 ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette,j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.'

'Je m'appelle Paloma,j'ai douze ans,j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.'

Et là, que demandez de plus ?

2 personnages attachants ( car on ne peut qu'aimer Renée, la concierge cultivée, et paloma la surdouée ) pour aborder le ( trés rentable ) sujet de la lutte des classes : en prévision une critique acerbe de la grande bourgeoisie parisienne. Un style d'écriture moderne et précis, parfois lyrique, parfois ironique ... et pour dynamiser tout cela : on lance un compte à rebours : le projet de suicide de Paloma... (eh allons-y, un suicide, un ... )

En réalité nos deux personnages principaux se ressemblent fort, car à part l'âge et le rang social Renée et Paloma partagent l'amour de la culture japonaise, les mêmes formes de raisonnements, les mêmes critiques ... alors quel intérêt de créer deux personnages ? Allez, une petite analyse psychologique (abusive sinon c'ets pas drôle) Je parie que notre auteur est elle même fort amoureuse de la culture japonnaise,  que Tolstoi est son auteur favori, est qu'elle est probablement née dans un milieu social défavorisé ... Finalement qu'obtiendrait on en fusionnant Paloma et Renée ?  ...

Muriel Barbery ...

 Mais au delà de la construction de l'histoire qui pèche un peu je vous l'accorde, il faut peut être considérer ce livre comme un recueil de pensée plus ou moins philosophiques sous les contours plus vendeurs d'un roman : ce qui donne lieu à de fort jolies choses...

elle décrit par exemple merveilleusement notre carcan mental :

et parle de la " La faculté que nous avons de nous manipuler nous même pour que ne vacile point le socle de nos croyances "

Le thème du temps qui passe et des occasions tristement ratées est lui aussi abordé :

"Toutes ces choses qui passent, que nous manquons d'un iota et qui sont scellées pour l'étérnité. Toutes ces paroles que nous aurions du dire, ces gestes que nous aurions du faire, ces kairos fulgurants qui ont un jour surgi, qu'on a pas su saisir et qui se sont enfoncés pour toujours dans le néant"  les "kairos" après une recherche sur wikipédia : c'est un terme grec qui désigne le moment opportun pour agir.

" Mais si on redoute le lendemain c'est parce qu'on ne sait pas construire le présent, on se raconte que l'on le pourra demain, et c'est fini parce que demain finit toujours par devenir aujourd'hui ".

Mais notre auteur ne se contente pas de regretter avec nous le passé elle nous offre aussi ses clés pour avancer : " c'est maintenant qui importe, construire maintenant quelque chose à tout prix de toutes ses forces, se dépasser chaque jour pour le rendre impérisable, que chaque pas soit un peu d'éternité".

Le roman est parsemé de scènes drolatiques et malgré certains passages un peu niais, la fin n'est pas mièvre ... OUF ;)

27.07.2008

God save the queen

Le dernier épisode de " français vs anglais " opposait François Ier et Henri VIII, qui dans leur confrontation en sont même venus aux mains ... le résultat de ce combat nous a fait parvenir au doux score de 2 pour les Anglais et 2 pour les Français ... soit une égalité pour le moins reposante.... mais loin de nous l'idée de laisser mourrir cette querelle plusieurs fois centenaire, voici un nouveau sujet de moqueries, moins pugnace que la dernière fois mais beaucoup plus musical, puisque nous allons parler de l'hymne anglais ...

Hymne que vous connaissez tous fort bien : "God save the queen" allez pour le plaisir :

 

et voici une petite reprise par queen :


 

La même en live  (freddiiiiiiiiiiie :):


 

Après ces quelques minutes d'émotion, revenons-en aux origines de ce chant... car si nos amis anglais affirment que cet air a été composé par un certain John Bull, il existe une autre hypothèse, bien plus amusante : Vers la fin du 17 ième siècle, notre bon roi soleil, doit être opéré, tout le peuple français est en émoi, et prie pour sa survie, des chants suppliants sont même composés pour aider à la guérison royale. Lully s'y met et écrit un chant nommé "Grand Dieu, sauve le Roi ". Ce chant resemble à s'y méprendre à God save the queen ...

 Lorsque le roi est guérit on le lui joue, et c'est l'enthousiasme, cet air deviendra pendant une centaine d'année un hymne royal... et lorsque Haendel (compositeur anglais ) viendra en visite à Paris, séduit par la mélodie il la reprend et l'adapte pour en faire ce qui deviendra le "god save the queen "...

Quelle est l'opération royale qui a suscité tant d'émotion, et a donné leur hymne aux anglais ?? ç 'eut put être une opération à coeur ouvert, une trépanation...quelque chose d'à la fois impressionant et grandiose ... cassons ici même toute idée de ce genre : Louis XIV a été opéré d'une fistule anale  ...

Allez, God save the Queen ...

Anglais : 2 - Français : 3

 

24.07.2008

L'externe en mission radiologie ( Partie 2 )

Apès ce billet qui vous enseignait 2 manières pour parvenir à récupérer les clichés radiologiques, voici les explications quant aux 2 autres techniques promises :

3) Après avoir encensé, glorifié et porté aux nues votre interlocutrice, puis chicané comme le dieu des marchands de tapis passons à la troisième étape : la psychothérapie expresse.

Car la secrétaire de radiologie est perpétuellement à la fois névrosée et déprimée. A vous de savoir l'écouter avec attention ( for intérieur : "MAIS QUAND EST CE QU' ELLE VA SE TAIRE CETTE GROGNASSE ...."  le for intérieur est parfois grossier : croyez que j'en suis fort contrite et que je m'en excuse auprès de vos chastes oreilles ... ) 

N'oubliez pas de ponctuer chacune de ses phrases par un Mmmh mmh compatissant.

Ne lui riez pas au nez quand elle vous expliquera que on lui a encore subrepticement volé le scanner qu'elle même avait rangé de ses blanches mains quelques secondes auparavant... que cette fois ci c'est sur il s'agit d'un complot fomenté contre elle, pôôvre innocente, d'une traître machination qui vise à sa perte ... et que de toute façon personne ne l'aimeuuuu .... ( Ahhh non ne me dîtes pas qu'il vous faut un nouvel instant " larmes" ... NON NON, NON : pas de pitié pour nos tortionnaires. )

 

4) Lorsque tout espoir semble perdu, et que malgré la pression monstre que vous avait collé votre chef pour que vous lui rapportiez scanner et compte rendu pour la visite du super-chef, vous êtes prêt à abandonner la lutte : il ne vous reste plus qu'à céder tout amour propre.

Il va falloir pleurer...

Si, Si, Parce que la détresse d'un étudiant en médecine, quelque part, ça émeut toujours notre psychopathe dépressive... pas besoin d'un geyser, quelques larmes suffiront largement ... mais encore faut-il arriver à les produire au bon moment. Et malheureusement vos glandes lacrymales ont la fâcheuse habitude de n'obéir à rien ni à personne et surtout pas à vous ...

Sortez deux minutes du bureau médical, 2 choix s'offrent alors à vous :

-Épluchez l'oignon que vous avez toujours sur vous, planqué dans une poche de votre blouse... efficace, mais pas très élégant ...

-Saisir la bandelette de schirmer, qui était confortablement installée dans l'autre poche de votre blouse, en poser une dans chaque cul de sac palpébral ... ( Quoi?? il faut que je traduise ?? ok : les bandelettes de schirmer c'est les bandelette que l'on utilise pour faire le test des larmes avant de porter des lentilles par exemple, il s'agit de petits bouts de papier, que l'on met sous la paupière et qui en irritant la conjonctive font pleurer ... ) et c'est parti pour une vallée de larmes devant notre très chère secrétaire ...

Voili, voilou, vous savez tout ... à vosotros las radios, y los comptes rendous ... ( le pseudo accent espagnol sur la fin , c'est pour la rime en "ou" ... eh oui je cède à l'inspiration poétique de fin de billet ...) 

23.07.2008

L'externe, en mission radio ...

Il est grand temps de continuer cette série : "les missions de l'externe"

Quoi ??? c'est pas du tout une série ?? y a qu'un seul article qui parle des missions de l'étudiant en médecine ?? et ça parle de photocopieuse ??

euh, oui, j'avoue, j'ai odieusement délaissé ce thème, et pourtant que de choses à dire ... Alors si vous le voulez bien je vais me racheter aujourd'hui même...

Et je vais vous parler d'une mission plus que fréquente pour vous, externe de France et de Navarre : Aller chercher les clichés [= les images de scanner, et les radios des patients ] avec leurs compte-rendus signés [ = le blabla explicatif ( ou pas ...) du radiologue ]

Cette mission est d'une difficulté redoutable, car aucune de vos connaissances théoriques ne pourront vous aider à l'accomplir (  attendrir votre interlocuteur en lui récitant la classification TNM du mésothéliome pleural est voué à l'échec ...  oui, je sais, vous vous y entraîniez tout les soirs devant votre miroir ... que la vie est dure ...

 [instant  larmes]...........................[fin de l'instant larmes].

 Vous devrez, en plus d'être un étudiant en médecine passionné ( ce que vous êtes habituellement ) devenir un comédien, un psychothérapeute, et un expert en marchandage ...

Alors pour voir le succès couronner vos efforts voici quelques techniques d'une subtilité rare :

 1) Tout d'abord le compliment obséquieux... Je vous rassure tout de suite le compliment n'a pas besoin d'être sincère et vous pouvez ainsi pensez en votre for intérieur : " MAIS ELLE VA ME LE FILER CE SCANNER B***** de M***** " tout en esquissant votre plus joli sourire, pour prononcer calmement : " vous êtes remarquable d'arriver à travailler dans de telles conditions ... ".

Alors même que vous venez de vous farcir une garde de nuit, enchaînée avec votre stage du matin, soit quelques 20 heures d'hôpital en 2 jours, faites le vide dans votre esprit et n'en venez surtout pas à penser que votre interlocutrice, elle, bosse de 9h à 16h le cul tranquillement posé sur une chaise, à papoter avec ses amies au téléphone ( de l'ap-hp ... hein ... elle ne va tout de même pas utiliser son portable ;) et qu'en plus elle s'en plaint.

Gardez votre sang froid, et considérez votre interlocutrice comme le centre du monde, souriez lui comme vous le feriez devant votre oreiller bien aimé, parlez lui avec l'admiration éperdue que vous n'éprouverez jamais, ô grand jamais pour elle ...

2) le marchandage et la mauvaise foi : si on vous objecte que le compte rendu n'est pas signé, lâchez-vous, arguez qu'il vous le faut avant la fin de la matinée, que l'avenir du patient est en jeux, qu'il faut prendre une décision thérapeutique rapide ... ( un ton un soupçon paniqué peut être intéressant ... ). Et si on vous demande quelques heures de délai : réveillez le commerçant qui sommeille en vous, et marchandez comme si votre vie en dépendait ( ça aura toujours l'avantage de vous entraîner pour vos prochaines vacances à Marrakech ;)

Dans le prochain billet vous connaîtrez 2 autres réjouissantes techniques pour parvenir à vos fins : celle de la psychothérapie expresse, et celle de l'oignon  :)        

20.07.2008

Rossini et les cartoons ;)

Après Paganini et le blues, on continue dans les rapprochements psychédéliques avec Rossini et les looney tunes.

Notre sieur Rossini, est lui aussi italien, et il vit lui aussi au début du 19 ieme siècle .. et ô comme le monde est petit : il connaît Paganini ( la légende dit d'ailleurs que Rossini aurait pleuré 3 fois dans sa vie, dont un fois en entendant Paganini jouer ;).

Il écrit son premier opéra à 14 ans, et à 24 ans il en a composé 20, il se déplace dans toutes les grandes villes européennes, à 32 ans il s'installe à Paris, joli choix non ? En fait c'est plutôt interessé, puisqu'ayant reçu à Paris un accueil triomphal il en profite pour imposer ses conditions financières pour son boulot de directeur de théâtre et de premier compositeur du roi (Charles X).  il prends sa retraite à 38 ans au sommet de sa rennomée ...Il n'est pourtant pas reconnu à sa juste valeur par nos employés actuels de la SNCF, RATP, EDF GDF, pour ne pas les citer, et pourtant retraite plus anticipée , tu meurs ;),

On ne peut parler de Rossini sans évoquer la Gastronomie, car monsieur est en effet fin gourmet, réputé pour sa trés bonne cave, il avait sa petite place attitrée dans les plus grand restaurants de l'époque, dont la tour d'argent à paris. Il a donné son nom à pas mal de recettes sympathiques comme les tournedos rossini, et à une sauce qui acompagne des canelonnis. pour continuer dans l'anecdotique: la seconde fois qu'il pleura fut pour un fait hautement émouvant : au cours d'une promenade en barque, la dinde fourrée à la truffe qu'il devait déguster pour le déjeuner tomba fort malencontreusement à l'eau ... difficile n'est ce pas, la vie de rossini ...

venons-en à ses compositions :

Voici l'ouverture de son dernier opéra "guillaume tell" qui comme son nom l'indique à pour sujet la légende de ce suisse ( qui se serait révolté contre un représentant de l'autorité autrichienne lui ordonnant de tirer avec une arbalète sur une pomme disposée sur la tête de son fils, obligé d'obéir il réussira le tir, il finira quand même en prison pour insolence, prison dont il s'évadera : bah oui c'est un héros le Guillaume tell ;)    mais je vous montre le début aussi, pour l'excellente raison qu'il y a un énormissime solo de violoncelle au tout début ( chose assez rare dans une ouverture d'opéra ) dirigé par Abbado, l'orchestre c'est le philarmonique de berlin ...


0.00 à 2.38 : wahouuu le solo de ouf malade ;)

3.12 : il pleuvrait pas un peu là ??

3.41 : héééé y a José Bové au violon !! et re à 3.45 : il aurait abandonné les champs d'ogm ?


0.00 à 2.30 : y  en a 2 qui se font plaisir ... pendant que tout l'orchestre somnole bercé par quelques ploums ploums nonchalants ...

1.56 : oui, nous on tiens nos altos comme des guitares, c'est plus stylé ;)

2.25 : ah bah ça y est maintenant, vous avez peut être assez occupé le devant de la scène non ?

2.32 : début de la partie ultra connue, 2.43 : le petit cri de groupie qui va bien ;)

3.07 à 3.11 une chorégraphie spontanée de parapluies : si c'est pas mignon ...

3.20 : ah bah en fait il sert vraiment à rien abbado ;=)

3.25 : wahou la cravate jaune moutarde, follement sexy le violoniste

3.45 : ah bah y a pire encore  : bleu turquoise avec un carré jaune au milieu : comment dire ? réjouissant ;)

4.25 : tu serais pas un peu rouge, ami bassoniste ??

4.26 et 4.36 : hé c'est alice au pays des merveilles ( mais attention avec une coupe au carré ;)

5.06 : ah oui on t'entends vraiment bien, toi qui joue du triangle, je dirai même que tu es substantiellement indispensable à la musicalité de cette ouverture ;)

5.20 à 5.40 : 20 secondes de pseudo montée finale et d'accords succesifs ça devrait suffire non pour une ouverture de 12 minutes ?

bilan : abbado à un grain de beauté au dessus de la lèvre à gauche ... cool ...

la fin de cette ouverture est trés connue la voici reprise dans un cartooon, vous excuserez donald qui vient pipeauter une chanson folklorique américaine entraînant l'orchestre à sa suite : 


L'autre opéra trés connu de Rossini s'apelle le Barbier de Séville (composé en moins de 2 semaines),  l'histoire (merci wikipédia ;) :" Le comte Almaviva, tombé amoureux de la jeune Rosine qui est orpheline, est prêt à tout pour l'arracher à Bartholo, son vieux tuteur, qui a le projet de l’épouser. Tandis que, déguisé, il fait le guet, il tombe à point nommé sur son ancien valet Figaro, persifleur mais entremetteur". Voici l'ouverture toujours dirigé par abbado.


Si vous êtes arrivé au bout de cet article vous avez bien mérité cette dernière vidéo : the rabbit of séville ;) vous devriez reconnaître la musique ;)


16.07.2008

Comment dire que l'on s'en fout ?

Cela faisait longtemps que je ne vous avais parlé d'expressions ringardes : et bien me re-voilà, avec un thème plus que porteur : les milles façons de dire que cela ne nous importe guère. Parce que si nous autres français, sommes des êtres emplis de passion, nous avons tout de même une foultitude d'expressions pour exprimer notre plus totale indifférence...

Je passe sous silence la farandole de  " Rien à péter, Rien à carrer, Rien à foutre, Rien à cirer ... " que j'en suis sûre vous employez allègrement...

Et concentrons nous sur :

La très moyennageuse : Peu m'en chaut que j'ai déjà du utilisée ici ou là. Chaut vient en fait du verbe chaloir, on peut donc le conjuguer en peu nous en challait, mais ce qui vous en chaudra ( enfin j'espère ...) c'est que grâce à chaloir : vous pouvez marchez nonchalamment et vous comportez comme un chaland, puisque ces 2 mots prennent leurs origines dans ce verbe.

Une jolie qui nous vient d'achille Talon : s'en badigeonner le nombril, avec le pinceau de l'indifférence ...

Une plus connue : s'en tamponner le coquillard et ses très chouettes variantes à base de : avec une patte de castor, d'alligator, de langoustine, une queue de babouin, de mérinos...  ce qui est moins chouette c'est que coquillard signifie anus : et s'en tamponner le coquillard c'est finalement se frapper les fesses par terre ...

Si le coquillard vous laisse de marbre, vous pouvez vous rattrapez avec s'en battre l'oeilexpressions à laquelle vous pouvez rajouter toutes les variantes vues précédemment ... et si vous aimez l'anatomie je vous laisse faire votre le : Je m'en flagelle le cristallin ;)

Et comme c'est toujours sympa de se moquer des expressions des autres voici un petit florilège glané sur ze internet :

Das ist mir wust : c'est une saucisse pour moi... ami Goethe comme tu es loin ...

Nos très cher québécois se calissent de tout ...

et quant aux espagnols quand ça ne leur passe pas par la doublure des cojones , c'est comme si on t'opérait"a mi como si te operan " ;)

Sur ce je vous laisse vous badigeonner le nombril avec une patte de ragondin violet ;)

14.07.2008

Nommer son blog ...

J'ai une vaste blague à vous raconter :

 il était une fois une jeune personne qui avait dans l'idée de créer un blog, pour quelles raisons, cela nul ne le sait... Mais ce dont on ne peut point douter c'est que celle-ci voulait en faire un espace qui allierait la moquerie à la passion, un temple du bon goût ( jamais un TR, jamais de mots vulgaires ... ) et de culture ( référence à François premier... euuuh non ... au tudors en fait ... ) mais surtout un sommet d'originalité ...

Et quoi de mieux pour donner le ton qu'un nom de blog adéquat ?

Ce nom de blog, vous l'avez déjà compris c'est "Me, myself and ..." Je pourrais vous faire une longue diatribe pour vous démontrer les qualités de ce titre, son petit caractère sarcastique, un brin intimiste... mais je vais avoir du mal à vous faire saisir son originalité : pour la bonne raison que lorsque l'on tape "memyselfand" sans espace sur google on tombe sur une bonne vingtaine de blog nommés :"  me, myself, and ",quand à memyselfand ce doit être le pseudonyme d'une bonne centaine de personnes sur le net...

Si on pousse le vice encore un peu plus loin, et que l'on tape : "Me, myself and" avec des espaces : on retrouve une autre floppée de blog, de films, de chansons, des groupes fort joliement prénommés "me myself and I" ...

Alors pour l'originalité, je repasserai ;)

 

10.07.2008

Les cadeaux publicitaires ...

L'homme est ainsi fait qu'il adooooore recevoir un cadeau publicitaire, peut-être parce que cela le fait passer d'une émotion désagréable à une plus agréable : alors qu' on s'apprêtait  en rechignant à vider un peu plus son portefeuille on se retrouve enrichit d'un subliiime cochon tirelire, d'un bic fluorescent, ou d'un mug aux couleurs d'une quelconque entreprise ... WAHOOOU ...

Sachez, si vous voulez devenir commercial, que la joie éprouvée est inversement proportionnelle à l'utilité du cadeau, et que moins on prévoit d'utiliser l'objet en question plus on est ravis de le posséder ... va comprendre ...

Ces quelques principes ayant été posés, laissez-moi vous raconter comment j'ai gagné un CD de comptines pour enfants ... à première vue, le lien entre memyselfand et les comptines pour bébés reste assez obscur : car même si je ne manque jamais de fondre en extase devant le moindre chiard en poussette qui hurle tout ce qu'il peut dans un wagon du métro, ni de me répandre en compliments devant la moindre de ses élucubrations sordides, ni de rester pantoise d'admiration pendant au moins une demi seconde devant un dessin ou je devine d'un quart de coup d'oeil que la masse maronnasse qui occupe allègrement  les 3/4 de la feuille c'est un arbre, aah non c'est une maison bien sur, euuuh ... un dauphin ... à moins que ce ne soit une voiture .... bref si je ne faillit à aucune de ces obligations, je n'ai pas pourtant comme souci premier de leurs chanter des comptines...

Mais m'en allant joyeusement acheter une maxi boîte de compresses, des pansements de toutes tailles, du désinfectant et bien d'autres choses à la pharmacie, pour gérer les blessures, malaises cardiaques, choc hémorragiques et autres infections à staph doré de 24 petites filles de 8 a 12 ans pendant 5 jours ....( quoi ??? ... pas très crédible ??? ... je n'ai fait que soigner des micro coupures, des égratignures de ronces, retirer ( avec dextérité ) des  échardes invisible à l'oeil nu, et guérir le mal de ventre le plus récalcitrant à base d'eau sucré en 2 secondes ??? .... OK ... ce n'est pas faux, mais là n'est pas le sujet... ) bref, je me suis retrouvée avec un CD de comptines pour bébé ... j'ai fort envie de te le dire, à toi, ma très chère pharmacienne .... tu as vraiment remarquablement bien ciblé les besoins de ta cliente ...

Et comme, j'aime l'idée de partager avec vous ce si glorieux cadeaux voici en total-ultra-méga exclu la première comptine :

il court, il court le furet.mp3

3 secondes d'une intro avec une petite batterie, c'est la "baby teuf"de ouf-malade ...

à partir de 4 secondes : quelle jolie mélodie, si bien soutenue par un piano fonctionnaire : j'ai pt'etre dix doigt mais je n'en utiliserai qu'un seul, non non, n'insistez pas je ne jouerai qu'une note à la fois ...

51 secondes : wahouuuu cette seconde voix est vraiment très belle .... aaaaaargh ;)

1min 55 à 2 minutes : aaah c'est mon passage préféré ...

Voyons si vous avez bien suivi : que fait le furet ???

 

 

07.07.2008

Le patient étranger ...

Le patient étranger, c'est un peu l'épreuve ultime pour l'étudiant en médecine....

Quand on voit un patient pour la première fois, on réalise ce que l'on appelle une observation.  Elle sera ensuite soigneusement noté dans le dossier du patient. Elle comporte : le motif d'hospitalisation, les antécédents (médicaux, chirurgicaux, familiaux) du patient, les traitements actuels, le mode de vie, l'histoire de la maladie,  l'examen clinique, les examens complémentaires réalisés et la conclusion (avec entre autre la conduite à tenir ) ... pour obtenir tout ces renseignements on a 2 choses : l'interrogatoire (qui consiste à assaillir le patient d' un flot continu de questions)  et puis nos sens pour pour l'inspection , la palpation, et l'auscultation...

 hé oui c'est tout un lexique militaro-policier : "l'interrogatoire ", "l'inspection", "observation" ;) Tout ça pour parvenir à poser un diagnostic précis, sur des arguments à peu près fiables ...

L'interrogatoire, c'est là ou l'on apprends le plus de choses ( surtout quand on est pas très brillant en clinique ;), encore faut-il le mener correctement, parfois on se vautre parce qu'on oublie des questions, parce que le patient a des antécédents complexes, parce qu'on est décidément pas attentif aujourd'hui, parce qu'il est très bavard et qu'au lieu de répondre aux questions il vous explique pourquoi et comment en 1973 il est aller à la pêche au thon, ou au contraire parce qu'il n'a pas du tout, mais alors pas du tout envie de parler aujourd'hui, parce qu'on a pas le temps de l'interroger correctement ( la faute au staff de 11h30, à la visite de 9h30, ou au deux : pas de bol ;), parce que les symptômes décrits ne sont pas d'une clarté foudroyante ( voire "quand je pisse j'ai mal au pied" ;), parce qu'il a mal, qu'il a froid, qu'il attend son plateau repas ...

 Tout ça pour vous dire qu'interroger un malade c'est pas toujours évident ...Mais alors quand il ne parle pas français c'est le top : entre notre anglais médical plus qu'hésitant ( pour votre gouverne sachez que vésicule biliaire se dit gallbladder ... voila, votre vie en est toute transformée ... ;) et celui du patient : c'est la fête de l'incompréhension.

Souvent on est tenté de lui poser des questions auxquelles il n'aura besoin de répondre que par oui / non, histoire de lui simplifier un peu la tâche ( et la notre par la même occasion ). A vous, je peux l'avouer : c'est une grossière erreur. Parce qu'un patient qui sait dire Yes et no, croyez bien qu'il ne va pas s'en priver, il va vous en mettre plein la vue : Yes ... yes ... no... NO ... yes ... alors qu'en fait il y a toute les chances pour qu'il ne comprenne même pas le quart du début du commencement de la question ... et le jour ou vous lui demanderez " Mais, ou avez vous mal ? " il vous répondra convaincu qu'on y verra que du feu un YES franc et massif ...

Il ne le sera pas, lui, qui est si fier de répondre à chacune de vos questions, mais pour vous ce yes tombe comme un couperet sur votre interrogatoire. Jusque là vous pensiez rondement le mener mais ce YES : c'est la preuve que depuis le début votre patient répond aux questions selon une loi connue de lui seul. Au hasard total, selon l'inclinaison de la tête ( sur la droite, allons-y mon kiki : c'est oui, sur la gauche c'est con, mais c'est va être non ....) ou selon le nombre de battements de cils durant l'incompréhensible question ( il a cillé 2 fois : bon bah je vais dire "non", il cille 1 fois : aucun doute : c'est "oui " ...  )

Aaaah, j'allais oublier de vous dire : vous n'avez plus qu'à reprendre depuis le tout début votre interrogatoire, mais cette fois-ci en vous assurant qu'il comprend bien chacune de vos questions ... good luck et à bientôt ( enfin bientôt ... ;)

 

05.07.2008

My blue suede shoes

Les pionniers du rock and roll avaient une obsession : les " blue suede shoes", si je traduis ça donne les "chaussures en daim bleu "...  rien que ça... ça appelle à un commentaire, un seul et unique commentaire : follement sexy ...

Le premier à s'y interesser c'est Carl Perkins, surnommé : "la bête" ;).Il compose "blue suede shoes" en 1955 ( les paroles : ici).

 

En gros il y dit que si on peut bruler sa maison, voler sa voiture, le frapper jusqu'au KO, le calomnier, il ne faut pas marcher sur ses chaussures de daim bleu ...

l'interprétation Wikipédienne de cette histoire : c'est que carl perkins tenait beaucoup à ses chausssures de daim bleu ...

L'autre explication plus réaliste c'est que carl ayant vu lors d'une soirée un couple en train de danser, danse pendant laquelle le gars répétait sans cesse à sa comparse qu'elle ne devait pas marcher sur ses fameuses chaussures en daim bleu, qu'elle risquerait de les abimer, notre Carl, évidemment est intrigué par ce type qui parait se préoccuper bien plus de ses chaussures que de la fille qu'il tient dans ces bras ... inspiré, il en fait une chanson satirique dans laquelle il grossit amplement les traits jusqu'à écrire : " You can burn my house, steal my car [...] but oh oh honey lay off my blue suede shoes ... Un joli foutage de gueule en fait ;)

C'est un énorme succès, en témoigne les nombreuses reprises dont celle d'elvis presley :

 

Mais mieux que des reprises, la chaussure en daim bleu, va devenir un véritable mythe  (plus par le succès qu'aura la chanson, que pour le sens même des paroles) et marquera l'apparition d'un nouveau type de musique.

Ainsi Chuck Berry ( toujours dans les années 50 ) y fait référence dans sa chanson " Roll over beethoven " avec cette phrase "Well, early in the mornin' I'm a-givin' you a warnin' don't you step on my blue suede shoes ". Si c'est pas la classe ça ...

 

Dans cette chanson Chuck célèbre l'avènement du rythm and blues et exhorte à faire évoluer le monde de la musique en diffusant sur les ondes une musique plus récente que la musique classique et en particulier que ce bon vieux beethoven... sympa, il propose d'annoncer la nouvelle à tchaikowsky (compositeur classique) pour lui éviter un choc trop violent  ( le pauvre est déjà mort depuis plus de cinquante ans, mais c'est l'intention qui compte, hein ? ) : Roll over beethovn and tell Tchaikowsky the news ;)

Je pense que nous pouvons ici, créer une nouvelle expression en hommage à Chuck Berry du genre : " Ecrase le Ludwig" à employer pour signifier qu'il est grand temps d'avancer, d'oublier le passé, pour se tourner vers le futur ...

Je ne résiste pas au plaisir de vous mettre une reprise de cette chanson par nos 4 garçons in the wind : les beatles :

 

Et pour les soldes 2008,  un seul mot d'ordre :  Osez la chaussure en daim bleu ...

( memyselfand décline toute responsabilité en cas d'outrages répétés à base à de " tu ferais mieux d'écraser le ludwig " ... )

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