30.09.2008
Choix de stages ...
Parmi les réjouissances de la rentrée, il y a les retrouvailles avec le secrétariat universitaire : de secrétariat il n'a que le nom, en réalité il s'agit plutôt d'une salle de relaxation pour fonctionnaires en manque de souffre douleur.
Il existe dans cette pièce exigu, un étrange sentiment de compétition ou chacun des sus-nommés fonctionnaires s'échinent véritablement pour aider les étudiants en détresse pour rabrouer outrageusement quiconque aurait l'affront de s'adresser à eux ...
Bref, après les moults épreuves qui jalonnent le parcours de celui qui aurait l'ambition de s'inscrire dans l'année suivante, les joies des choix de stages ...
Que je développe mon propos ?
...
Croyez-moi vous ne le souhaitez pas ?
clameur suppliante de la foule en délire ... ( j'aime bien écrire à la fois les questions et les réponses, ça donne un petit côté réaliste à l'affaire ;)
bon, ok, je cède, et je vous propose ici la super méthode de malade de la répartition des stages pour des étudiants en médecine de par chez nous : et nous avons la joie d'acceuillir sur ce blog le haut commissaire à la con, qui interviendra en orange parce que l'administration étudiante à pour ambition première le bien-être de ses étudiants, de faire djeuns, et les couleurs vives c'est djeuns.
on applaudit bien fort M. le Haut Commissaire à la con :
Bonjour à tous, oui, oui même à vous dans le fond qui chahutez ... ( petit rire policé )
le haut commissaire n'a pas que une tête de con, il est aussi très drôle. Mais dans le style drôle pédagogique, hein, sa petite vanne foirée, pour lui, ça vaut bien le prix nobel de l'éducateur, il croit détendre l'atmosphère, inclure les turbulents et charmer les demoiselles ... si si , tout ça ;)
merci c'être venu si nombreux ...
Le haut commissaire à toujours tendance à penser que les étudiants viennent, non parce qu'ils sont convoqués, mais pour lui rendre un hommage personnel ;)
...
Dans mon immense bonté, je vous fais grâce du reste du discours, et j'en viens aux explications :
la répartition se fera par ordre alphabétique, pour plus d'équité vous tirez une lettre au sort par laquelle vous débuterez l'appel pour les choix, pour que ce soit plus marrant : il est nécessaire d'afficher la liste avec l'ordre de passage des étudiants, planqués quelque part dans la fac (ça les amuse toujours un peu de chercher, vous savez les jeunes, il faut les occuper ... sinon ils dégradent le matériel )
on a bien fait de l'inviter en guest star sur ce blog celui là non ?
Il faut ensuite changez, 2 ou 3 fois la lettre de départ, pour faire un dernier changement quelques minutes avant le début des choix : ceux qui passent en premier, ne le sachant point (qu'ils passent en premier), arriveront ainsi en retard pour leurs choix, et les autres pourront reprendre à zéros les stratégies qu'ils avaient péniblement mis au point pour obtenir le stage de leur rêves.
Parce que si deux minutes, vous vous mettez dans la peau d'un étudiant vous remarquerez que ce n'est pas si simple de bien choisir son stage : sur 6 mois il vous faut un stage dans une spécialité obligatoire, et un autre au choix dans plusieurs spécialités. Sur les 3 ans : au moins un stage de chirurgie.
Ces contraintes respectées, vous partez à la recherche du stage idéal qui doit répondre aux caractéristiques suivantes : stage formateur, chefs sympas, peu de gardes mais intéressantes, pas trop d'astreintes, proximité de l'hopital de la fac et de chez-vous, avec vos co-externes préférés, tout ça en fonction de votre classement sur la sus-expliquée liste alphabétique ...
Bref, laissez moi vous dire que le moindre changement de place, représente l'équivalent d'un séisme de force 8,8 sur l'échelle de richter ...
Revenons à notre autre peau, ( vielle, la peau, je vous l'accorde, mais là n'est pas la question ) : la peau de l'administration. Vous avez donc votre ordre, vous parquez donc vos 300 étudiants dans un amphi, muni du couple ultime : le rétroprojecteur et l'ordinateur, à partir desquels vous allez faire projettez en temps réels les places déjà distribuées et celles qui restent.
Oui, c'est remarquablement organisé, nous sommes à la pointe du progrès ...
tiens il a du finir son disours lui ... nota bene, le haut commissaire fait preuvre d'une certaine prodigalité (non pour débloquer des fonds, ce qui d'ailleurs pourrait s'avérer utile vu l'état des bâtiments) à s'auto-complimenter ( il a pas tort, ceci dit, personne dans la salle n'ayant le quart d'un début de moitité de compliment à lui présenter ;)
Vous appelez donc les étudiants, un à un pour qu'il choississent, prennent les places restantes ( de bon coeur ).
end of the story.
Quant à notre étudiant, il est choupinet, il garde indépendament de son classement, l'espoir tremblant d'obtenir le stage de ses rêve, ce qui le conduit à pousser des clameurs de désespoir, quand son premier choix disparaît prématurément de l'écran, clameurs qu'il reproduit pour la disparition tout aussi regrettée du second, puis du troisième, et du quatrième, jusqu'à se retrouver livré au griffes d'un chef sadique au fin fond de la banlieue parisienne ;)
16:33 Publié dans Médecine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : choix de stage, administration
25.09.2008
L'art du reproche injustifié, où le relou trouve son âme soeur ...
Amis lecteurs, vous rappellez-vous de ce sacré relou qui s'est parfois incrusté avec une vigueur peu commune dans certains textes de ce blog, lors de la fête de la musique, puis plus tard dans "pourquoi il ne faut pas boire à jeun" ?
eh bien, au détour d'une ruelle parisienne, j'ai découvert son âme soeur, son alter ego, sa moitiée ... celle-ci n'est pas encore libre, mais j'imagine ( et vous imaginerez, je le pense, avec moi à la lecture de ce qui suit ) que cela ne serez tarder pour le plus grand bonheur de notre relou ...
laissez moi, vous contez cette anecdote :
Notre future Mme Relou, que nous appelerons dorénavant Lou, ( Lou la Relou, c'est pas la classe comme nom ? ... bon ok, promis, je ne nommerai pas moi-même mes enfants ...;) se ballade tranquilement au bras de son prince charmant actuel.
Ses yeux rieurs, sont encadrés de long cheveux bruns délicatement bouclés, et sa bouche vermeil semble faite pour embrasser. Sa beauté éclabousse de fraîcheur le macadam parisien. Tandis qu' à chaque pas elle semble danser, sa jupe se soulève légèrement pour dévoiler timdement ses jambes élancées.
[ cette petite description, n'a pour but, que d'intéresser notre relou ;), à vous, lecteurs je peux révéler la vérité : il faisait un froid de gueux qui contre-indiquait formellement le port de la jupe, et pas plus que de jupe, de bouche vermeil, où d' yeux rieurs il n'y avait ;) ]
Voilà que notre jolie héroïne fait un malheureux faux pas, et bute sur un trottoir ... les passants se figent dans une attente effrayée, le temps semble suspendre son vol, et tous comprennent qu'un drame se joue... Lui, essaye de la retenir, mais n'arrive qu'à froler sa délicieuse main, et la malheureuse Lou se retrouve à terre.
[ Elle se rétame lamentablement sur le macadam, personne ne s'en rend compte, son ami n'esquisse pas le moindre geste pour la retenir ]
La frayeur passée, reste un instant accrochée dans son regard, puis d'un battement de cils elle l'écarte et redressant fièrement la tête, part d'un éclat de rire communicatif.
[ atterée, et honteuse, elle ne trouve rien de mieux que d'adresser à son précédement prince charmant cette phrase : " Tu pourrais quand même regarder où je mets les pieds " ]
N'aurais t'on pas trouvé notre reine du reproche injuste, et par la même la compagne idéale pour notre Relou ?
18:12 Publié dans tu t'es pris un arbre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.09.2008
Mozart et la reine des casseroles ...
Amis lecteurs, l'heure est grave, nous nous attaquons aujourd'hui au plus célèbre des musiciens classique : qui est ?
...
une idée ?
...
et oui, Mozart...
...
quoi ?
...
tu voudrais que je te félicite ? huuum coco, je t'aime bien, là n'est pas la question, mais c'est écrit dans le titre, hein ... :)
Ce qui est incroyable avec Mozart c'est qu'on en a beau avoir tout dit et tout écrit sur lui, il reste incompréhensible. Musicologues, historiens et romanciers, fascinés, l'ont tour à tour interprété, expertisé, puis ré- inventé, ne réussissant qu'une chose : faire de lui un mythe.
Dès son plus jeune âge, Mozart se révèle un prodigieux musicien (il joue du clavecin, du violon et de l'orgue ), ce qui lui vaudra de parcourir, en compagnie de son père et de sa soeur, les routes d'Europe, réalisant en quelque sorte une "tournée" de toutes les grandes cours de l'époque. à 6 ans il compose ses premières pièces, à 12 ans son premier opéra ... ( oui, je sais, c'est affreusement banal comme enfance ... :)
à l'époque les musiciens ne sont absolument pas indépendant, ils ne vivent que grâce à des postes financés par les nobles et par l'église. Le père de Mozart ( lui- même musicien ) travaille pour l'archevêque de Salzbourg : un certain Schrattenbach, lequel est plutôt sympathique puisque permettant les nombreux et longs voyage de la petite famille, que Wolfgang effectuera entre 6 et 15 ans.
Son successeur le Comte colloredo, pour lequel notre jeune ami travaillera dès ses 16 ans est au contraire autoritaire, le considère comme un simple domestique (ce que Mozart supporte très difficilement : il a d'une part conscience de ses dons et est d'autres part habitué à l'admiration des têtes couronnées européennes ;), il aurait même été jusqu'à traiter Mozart de crétin : judicieux jugement s'il en est ;)
Bref les relations entre Colloredo et Mozart ne sont pas franchement cordiales, d'autant plus que celui-ci l'empêche de voyager à sa guise, il finira par démissionner, au grand désespoir de son père. Libre, il s'installe à Vienne, se marrie, il aura 6 enfants, seulement 2 survivront.
Mozart est incroyablement productif, et dans son oeuvre colossale nous allons nous intéresser à un air ( celui de la reine de la nuit ) d'un de ses plus célèbres opéras : "la flûte enchantée" qu'il écrira environ un an avant de mourir (d'une insuffisance rénale : ce qui, je vous l'accorde ne serait pas d'une importance suprême si je n'étais pas actuellement en stage de néphrologie :)
pour faire bref ( ? ) la "flûte enchantée" c'est un peu la représentation du Bien ( représentée par Sarastro le sage) contre le Mal ( la reine de la nuit ). Tamino, un jeune prince, ( avec tout le package "jeune prince" : beau, courageux et intelligent ) va tomber éperdument amoureux de Pamina ( qui est la fille de la reine de la nuit ) rien qu'en regardant son portrait ( oui, car à l'époque, il n'y avait point de chat, et autre meetic.fr pour rencontrer l'âme soeur... ). et voici donc qu'amoureux, il apprend que celle-ci serait détenu par Sarastro ( le sage ).
La reine de la nuit lui ordonne d'aller la délivrer, aidé en cela de Papageno ( personnage un tantinet ridicule, pourvu de tout les défauts, menteur, orgueilleux, peureux, il serait là pour mettre en valeur le beau prince que cela ne m'étonnerait pas outre mesure : traduction en langage djeun's " zyva c'est c'est trop un bouffon Papageno " ). Et générosité incroyable de la reine de la nuit qui cherche à motiver ses troupes : Papageno gagne un carillon magique, et Tamino, une flûte enchantée ...
Au cours de l'aventure, Papageno et Tamino retrouvent Pamina : évidemment au premier coup d'oeil : coup de foudre entre tamino et tamina ( so incredible ;). Celui-ci apprend que la jeune femme avait été confiée au grand-prêtre pour la protéger de la néfaste reine, sa mère. Pour l'épouser, il doit prouver qu'il appartient au monde des gentils ... d'où une série d' épreuves évidemment réussies par Tamino, et joliement foirées par notre bouffon préféré.
Pendant ce temps la reine, comprend qu'elle a perdu toute influence sur Tamino, rend visite à sa fille pour lui ordonner d'assassiner son ennemi Sarastro (aah, encore une relation mère-fille comme on les aime ;), conjurations qu'elle assaisonne d'éclairs et de grondement de tonnerre ( traduction djeun's : "elle pète trop le style la reine de la nuit " ) : c'est le fameux air de la reine de la nuit :
" Une vengeance infernale consume mon coeur, la mort et le désespoir flamboient autour de moi! Si Sarastro ne connaît pas par ta main les souffrances de la mort, tu ne seras plus jamais ma fille"
j'ai quelques menus problèmes pour insérer les vidéos, en fait quand j'enregistre une vidéo, tout le texte en dessous disparaît ... c'est ballot ... du coup je vous enjoins de cliquer de votre index droit sur le lien you tube suivant :
commentaire indispensable: la reine de la nuit à la même coifure de que M (mathieu Chedid :)
Pamina, que l'on imagine pas au mieux de sa forme, après cette petite scène rejoint Tamino dans ses épreuves ( qu'ils réussiront, oui j'ai foiré le suspens il y a de ça quelques petits paragraphes déjà ;). Ils accèdent au royaume de la lumière à la joie éternelle et tutti quanti, Papageno rencontre une Papagena et tout deux se chantonnent des pa, pa, pa, papgeno, papagena à qui veut bien l'entendre
( même problème, même sollicitation abusive du sus-cité index )
Commentaire non moins indispensable : la mode est aux chapeaux canards, et notre Papageno le porte fort bien ;)
le monde de la reine de la nuit est bien évidement réduit à néant, laissant Pamino et Tamino régner dans le monde de la lumière.Tout le monde il est beau, tout le monde il est content
Sauf que ...
Sauf que, pour l'instant, rapport au titre : si on a Mozart, si on a la Reine, encore nous faut-il la casserole
Et la voici, la voila, LA casserole du siècle :
Roulement de tambours ...
Florence Foster Jenkins, une adorableépouvantable cantatrice, intimement persuadée de son immense talent, aucune maison de disque ne veut d'elle, qu'à cela ne tienne, elle enregistrera à ses frais plusieurs disque, personne ne veut d'elle dans les salles de concert : pas de problème : elle les loue ( heureusement que sa richesse est à la hauteur de son incapacité à chanter ;).
je livre ce monstrueux massacre, à vos tympans qui ne manqueront pas de me maudire jusqu'à la 36 ième génération ...
18:14 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : mozart, flûte enchantée, papageno, florence foster jenkins, air de la reine de la nuit
20.09.2008
Tu/Vous ... you ...
Le très réclamé Français versus Anglais débarque enfin, pour aborder le sujet particulièrement épineux du vouvoiement ...
Nous autres couillons de Français, en plus de nos verbes irréguliers, et de nos synonymes fantasques, de règles grammaticale absconnes
( remarquez que quand on place "abs" devant "connes", de vulgaire le mot devient finement intellectuel ...d'où l'intérêt de placer "abs" devant toute insulte que vous pourriez proférer ... ou pas ...
Non, mais faut reconnaître que notre grammaire est particulièrement stupide et plus stupides encore nos exceptions : les choux, hiboux, genoux, cailloux, poux qui prennent un x au pluriel alors que tous les autres mots en "ou " prennent sagement un "s", le journal qui se transforme allègrement en "des journaux", se moque bien du chacal qui rate péniblement sa métamorphose ...
Et comme impossible n'est pas français, au moment même où l'on pense avoir atteint l'apogée de la stupidité humaine, on trouve pire ... l'homme est un être fascinant... celui-ci, d'homme en a conclut fièrement : " l'exception confirme la règle" ... )
après ce modeste égarement de 3 paragraphes et demi, je me permet de reprendre au début, histoire que ne serais-ce qu'une personne parvienne à comprendre quelque chose de ce billet.
Notre langue française et rudement compliquée, tout les étrangers s'en plaignent, logiquement nous nous sommes dit qu'il fallait rajouter à cette complexité somme toute grammaticale, une difficulté beaucoup plus relationnelle :
l'idée étant de marquer par le vouvoiement ( vous voyez bien qu'à force de patience on aborde enfin le thème de départ .... ) le respect ou la distance avec une personne, et au contraire le tutoiement pour une personne proche ... a priori, les deux camps sont déterminés : les plus âgés : vous, les plus jeunes : tu ...
le problème étant de savoir quoi faire pour les âges moyen car aussi sûrement qu'une tartine beurrée tombe du côté du beurre ( merci murphy ) quiconque sera vouvoyé en sera vexé, et quiconque sera tutoyé en sera ... vexé.
eh oui, Quand on est français le choix le plus délicat n'est certes pas, de savoir quel est votre fromage préféré, mais bien si vous allez tutoyer ou vouvoyer telle ou telle personne ... et à force d'être tour à tour réprimandé, pour vieillir désobligeamment les gens, puis pour leur manquer honteusement de respect il est à craindre que vous ne prononcerez plus sans peur le mot fatidique : vous / tu ...
Quant aux anglais, ils n'ont que faire de tout ça : ils usent et abusent du "you" sans la moindre crainte de heurter quiconque... encore mieux pendant que nous débattons pour savoir si nous allons taper dans l'accent grave, l'aigu ou le circonflexe, oute-manche pas le moindre accent à l'horizon ...
le résultat de ce combat est donc aujourd'hui sans appel :
Anglais : 1 - Français : 0
ce qui nous mène à :
Anglais : 3 - Français : 3
Une petite pensée pour nos amis espagnols qui ont en plus du tutoiement, un vouvoiement de politesse différent du vouvoiement pluriel ...
viva españa !
14:16 Publié dans Français vs Anglais | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
18.09.2008
L'emmerdeur au cinéma ...
L'emmerdeur, si vous vous rappelez bien, a déjà libéré un ordinateur occupé par mâchouillage (si, si ... ), gratté un dessert au restaurant, il a sévit dans un train, lutté pour maintenir l'intégrité d'un pot de nutella, et est un adepte du mot mirror ...
mais aujourd'hui l'emmerdeur va faire mieux, il va venger l'honneur salement amoché des petites gens qui vont au cinoche.
Quand je parle de petites gens, ne vous méprenez pas, il ne s'agit point de classe sociale, et nous ne ferons pas dans la plainte sanglotante des abandonnés du pouvoir d'achat contre ces salops de dirigeants... non je parle bien plus prosaïquement de gens de petite taille ...
Parce que les petits, las de devoir déjà supporter moqueries à longueur de journée, vils témoignages de force et autres discriminations honteuses ...
...
quoi ?
...
j'exagère ?
...
Eh bien non : il est temps de défendre la cause des plus petits, et comme ce bon vieux chevalier ne daigne s'occuper que des veuves et des orphelins, l'emmerdeur à décidé de prendre les choses en main...
Et c'est ainsi que les yeux enflammé par son désir de vengeance, sa cape noire sur les épaules, le porte-feuille au poing il prît une place de cinoche.
Bravant tous les dangers il entra dans la salle.
Les muscles bandés (on a dit les muscles .. roooh ... ) il se tient prêt à l'action : laquelle étant de se munir d'un surélévateur pour mômes ( le truc moche en plastique jaune poussin, rouge criard ou bleu pétant ( remarquez au passage le goût sans faute des décorateurs ;) ...
en réalité il en prend 2 ... parce que l'emmerdeur, aussi, à le droit d'être petit... non mais oh ...
D'un regard circulaire il parcoure la salle à la recherche de la victime idéale :
le Grand.
Mais le grand chevelu, celui-là même qui rasé perdrait 15 cm de taille... et, de préférence, en la possession d'un énooooorme cornet de pop-corn qu'il mâchonne fort bruyamment ( le pop corn, pas le paquet ;) tant que je suis dans une parenthèse j'en profite pour vous rappeller que la technique du machouillage n'est toléré qu'effectuée par l'emmerdeur lui-même dans un but connu de lui seul, elle devient par contre ignominieuse dès qu'elle est utilisée par un autre ... )
Revenons à notre grand mâchonneur : toute sa rangée est occupée, de sorte qu'il lui est impossible de se déplacer.
Le visage parfaitement immobile, et n'exprimant rien d'autre qu'un attente placide notre héros vengeur s'installe, nul ne se doute du terrible but qu'il poursuit.
Il place l'un sur l'autre les surélévateurs ( un rouge et un jaune, retenez ces détails, car les détails ce ne sont rien d'autre que l'Hiiiiistoire de la Fraaaaance ... oui môsieur, oui madââme ... )
La tête de notre emmerdeur, obstrue en partie le champ de vision du Grand, et celui-ci se met à se dandiner curieusement, il balance des épaules cherchant à entrevoir, justement ce qu'il ne peut voir ( et en cela, le petit et le grand se ressemblent drôlement dans une même aspiration : avoir ce qu'il n'ont pas ).
il grommelle, il marmonne, il bougonne ...
Mais, pour ce fâcheux Grand le plus dur arrive : il s'agit d'un film en VO et les sous titres français sont évidemment affichés en bas de l'écran, dans cette partie même qui lui est cachée ... dur ...
Le Grand, supplicié, connaît enfin le tourment du petit. et se jure que la prochaine fois il baissera un peu la tête pour laisser aux personnes de derrière le plaisir de voir un bout de l'écran, et qu'en plus il le fera plus d'une demi-minute... généreux, le Grand, non ??
Quoi ?
...
Vous y croyez, vous ?
...
Naïfs !
non en vrai : Le Grand, supplicié, connaît enfin le tourment du petit. Il Maudit à jamais l'olibrius qui lui gâche le spectacle, lui mâchone du pop corn à l'oreille, et tape allègrement dans son siège avec ses genoux...
L'emmerdeur, justicier des temps modernes, n'en a cure, il savoure sa vengeance, et se prend à hocher la tête en cadence aux sons de la Bande originale ;)
17:29 Publié dans L' Emmerdeur | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, grands, petits, vengeance, pop corn
16.09.2008
La vraie vie / les séries médicales : Urgences ( ER )
Dans la vraie vie, un gars qui vient aux urgences parce qu'il a mal au ventre, en bas du ventre sur la droite, avec l'abdomen qui se contracte quand on le palpe ( =en terme médicaux : une défense à la palpation ) une douleur maximale au point de Mac burney ( c'est l'endroit entre le nombril et la pointe du bassin du côté droit ... mais vous vous en badigeonnez certaienement le nombril ... ) en général ce patient là, pour peu qu'il ait un peu de fièvre, des troubles du transit : on suspecte l'appendicite ...
Mais dans Urgences (Emergency Room ... oh Yeah ... ) que deviendrait notre banal cas d'appendicite ?
Je penche pour :
un petit blondinet d'une dizaine d'année, accompagnée de son adorable môman, que notre bon Doug Ross examinera consciencieusement, il auscultera avec son stéthoscope le coeur et le poumons, tout en continuant son dialogue avec la mère ou même l'enfant.
in the reality le stétho dans les oreilles on entend rien, écouter à la fois les battements cardiaques et la mère : c'est juste mission impossible ( encore ça serait Tom Cruise l'acteur ... hohohohihihuhuh ... qu'est ce qu'on se marre ;) devant la douleur abdominale localisée et tous les symptômes énumérés si ce dessus Dr Ross orientera son diagnostic vers l'appendicite : pas fou le Doug : Il enverra le môme au scanner, et réconfortera la maman, non sans la dragouiller quelque peu, sinon quel intérêt ?
Pendant ce temps, 2, 3 traumas arriveront en même temps aux Urgences, de préférence blessures par balle.
la recette idéale étant :
Un couple innocent : dont la femme par exemple a été blessée par un fou furieux armé, le mari est venu à la défense de sa femme blessant l'agresseur avec un bon vieux couteau de cuisine ( un peu de gor, ne nuit jamais ;) avant d'apeller le samu.
La femme et son agresseur seront traités dans des salles conjointes, histoire que la situation s'envenime bien ...
Après cette entre-scène riche en hémoglobine, place au Dr Ross, à qui l'on tend les résultats du scanner, qu'il regerde d'un air sombre ( les 6 planches de scanner, toi tu les a pas encore mis dans le bon sens que lui les à déjà analyser : beau gosse ;), il balance un coup de poing rageur dans un mur (vous quand vous faîtes ça vous vous retrouvez avec une jolie fracture : lui quand il fait ça : Que dalle, nada, niet ... :) cool d'être une movie star ;).
Il rentre dans la chambre de l'enfant, et soupire en voyant la mère caresser tendrement les cheveux de son fils ... cette dernière prend un air interrogatif, et il leur annonce alors que le scanner montre une masse ... qu'il va falloir opérer, pour regarder de plus près ... il esquive la question maternelle : "c'est grave? " en expliquant qu'on en sera plus après l'opération qui permettra de prélever et de l'analyser la masse...
Pendant ce temps : On retrouve notre petit couple : la femme est intubée, ventilée, en arrêt cardiaque, on la défibrille au moins 3 fois même si l'électrocardiogramme est plat :) ( le défibrillateur permet de réduire certaines arythmies cardiaques, mais si il n'y a plus de rythme du tout, ça ne sert strictement à rien ;). son mari, derrrière les portes fenêtres, pleure. L'agresseur, lui est au bloc opératoire ...
Petit interludes ou un couple médecin/infirmière ( jamais une femme médecin avec un infirmier ... attention ... ) s'embrassent goulûment ;)
On retrouve Dr ross, notre peit patient est déjà sorti de chirurgie ( bah quoi, il faut bien que tout ça tienne en 40 minutes), la masse se révèle être un cancer très rare, de très mauvais pronostic.
Doug Ross qui le pressentait déjà rien qu'à la vue du cliché du scanner soupire de plus bel, et va annoncer la terrible nouvelle, la mère s'effondre dans les bras du pédiatre ... l'enfant réconforte sa mère... tout blond, tout mignon : à moins d'être absolument insensible, vous avez déjà utiliser en intégralité votre boîte de mouchoirs...
Retour sur la femme agressée qui décède finalement, malgré les bons soins de Carter, de greene, et de 2 infirmières (ils sont toujours 5, 6, sur 2 m² sans jamais, ô grand jamais se gêner ... vous y croyez vous ? ).
le mari, pénètre dans la salle dévasté et pleure au chevet de sa femme ... il se retourne alors, et voit ...? bah évidement l'agresseur de sa femme que l'on vient de redescendre de chirurgie, qui est conscient et tout ( Oui, 40 minutes, je vous rapelle l'épisode, alors la salle de réveil : bah y en a pas ;) ...
en un instant notre charmant veuf est sur tout juste opéré et le frappe violement à la tête avant que les gros mecs musclés de la sécurité n'arrivent à le repousser ... il survivra, bien sûr : le méchant s'en sort toujours : c'est la loi à la TV ;)
Il fait nuit, nos médecins et infirmières favoris, s'en vont par joli petit couple, chacun ruminant leur difficile journée : "it's beeen a loooong day" ...
Dans les épisodes suivants : on retrouvera bien évidement le joli blondinnet, qui finira par guérir de son cancer, une fois qu'on aura bien utiliser tout le potentiel dramatique de la situation ... :)
Aaaaah la la la elle est loin l'appendicite ;)
16:50 Publié dans Médecine | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
13.09.2008
Le plus beau métier du monde
Dans la logique de ce blog, je devrais vous parler de l'art difficile mais tellement passionnant qu'est l'exercice médicale, réaliser une ode aux patients si courageux, si touchants et si ... j'arrête, je ne voudrais pas vous tirer les larmes des yeux ...
bah non, on va parler babysitting.
Oui, parce que le Babysitting, on a beau dire, c'est le plus beau métier au monde.
Je vous sens moyennement convaincu, là, et pourtant...
Sachez d'abord qu'il y a deux conditions absolument indispensable, qui si elles venaient à manquer transformerai radicalement l'exercice de la profession et l'entrainerai du stade "plus beau métier du monde" à " horreur cauchemardesque sous-payé ".
1) Toujours tu arriveras alors que les enfants sont déjà couchés. le corrolaire est : jamais de babysitting tu n'accepteras, si l'heure d'arrivée précède l'heure où les charmants bambins sont couchés.
Encore faut-il savoir à quelle heure, les Jédésenfantyranniques ( quoi c'est long comme nom de famille ? ... c'est chiant à lire ? ... oui bah pas autant qu'à garder :) couchent leurs enfants.
Ce qui peut conduire à des dialogues téléphoniques particuliers :
" oui bien sur, je peux venir chez vous mercredi. A 20h ? ... pas de problème... à quelle heure faudra-t-il les coucher ? ... 21 h 30 ? ... euh, je suis désolé je viensde me rapeller que j'ai un gala de danse ce mercredi"
MOuaAAARF ... un gala de danse... excuse crédible au possible étant donné que le grand écart pour vous se résume à un angle obtus, mais vraiment obtus : 20° peut-être, et que nous sommes en plein mois de septembre ...
2) Toujours tu babysitteras, chez des gens qui ont des moyens.
Si, parce que d'une, votre salaire en dépend, et de deux, vous allez squatter leur maison pendant quelques heures.
Une fois ces deux conditions réalisés, vous êtes le roi de la soirée.
Vous arrivez tranquillement, pour que la maîtresse de maison, (alias la mère des 3 monstres, heureusement actuellement dans les bras de morphée ) vous fâsses les honneurs de l'appartement.
Vos neurones sont particulièrement attentifs, au moment ou elle vous montre l'emplacement du frigo, les victuailles débordants des placards ( rapport aux 3 monstres ), WAHOUUUUUU : les maxi glaces, extra familiales. Et lorsqu'elle vous conjure de vous servir selon vos désirs, vous savez déjà que cette clause du contrat sera allègrement réalisée ... Curieusement les pyramides de petits pots saveurs purée de carotte vous enthousiasment moins ...
Vous êtes tout aussi concentré quand celle-ci vous explique le fonctionnement de la télé, du lecteur de dvd, et vous dévoile (instant tant attendu ) sa collection de dvd : foultitude de films, pléthore de coffrets de séries ( et bien entendu la pelletée de Walt disney :). Pas de doute il va falloir revenir, pour explorer tout ça à fond...
Bref vous la payeriez pour occuper la maison qu'elle n'agirait pas autrement, et pourtant, c'est bien elle qui va vous payer à la fin de la soirée.
D'ailleurs à la fin de la soirée elle ne va pas que vous payez, pour peu que vous vos montriez intéressé, elle vous fera la critique intégrale de sa soirée, vous recommanderai ou non tel film, telle pièce de théâtre, tel spectacle. Et comme les commerciaux font bien leur boulot, à savoir proposer à la sortie des réductions pour le spectacle que l'on vient d'aller voir, et c'est con on vient d'aller le voir, elle vous refile les coupons.
Oui vous m'avez bien compris, elle vous propose à la fois des idées de sortie, des coupons de réduction pour la-dite sortie et votre salaire ( il faut le dire : amplement mérité).
Bilan arrêtez d'acheter des magazines de critiques, allez faire du babysit.
La soirée terminée, ayant salué votre mercenaire et son mari, la poche délicatement gonflée vous redescendez joyeusement les escaliers pour rejoindre votre chez-vous, à peine la porte fermée vous entendez des bruits étranges... mais oui, on dirait des pleurs ... tiens des hurlements aussi... les enfants se seraient-ils réveillés ? C'est marrant ça, avec vous ils n'ont pas bronché de la soirée ;)
13:43 Publié dans Rétablissons la vérité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.09.2008
Draguer en vélib ?
Je peux vous dire une chose, c'est que Delanoe, maire de Paris, n'a pas mesuré les conséquences de ses actes lorsqu'il a parsemé Paris de stations de vélib...
Les avantages écologiques, économiques, et l'hypothétique amélioration du trafic, ça, n'en doutez pas : il en a rêvé...
Mais s'est-il rendu compte qu'en instaurant le Vélib, il nuirait au panache du parisien dragueur ? Qu'il lui mettrait des bâtons dans les roues : et ça rapport au vélo, c'est vraiment pas sympa ?
Petite précision inutile : Nous ne parlerons pas ici du comportement de la Parisienne, la seule chose que nous savons à ce jour c'est qu'il est totalement inanalysable.
Revenons donc à notre parisien :
Première difficulté, le klaxon viril dont est doté la moindre bagnole est remplacé par une maigrellettte sonnette, le mec qui était habitué à être remarqué par l'ensemble de ses riverains, n'a plus qu'à se satisfaire d'un pitoyable grelot ... Dur ...
De deux, la mode capillaire de ces dernières années ( si, si il existe une mode capillaire;) au cas ou vous l'auriez loupé c'est la mèche (avec un pantalon slim, hein, sinon c'est mort, autant porter une perruque violette... ) Oui la mèche est à l'apogée de sa gloire, et pas de mini-mèche, non on assume sa topitude, c'est de la mèche de chez mèche ...
Puisque vous me demandez des détails ( comment ça non ? ... eh bah vous en aurez quand même ... CHENAPAN, SACRIPANT, OSTROGOTH DES PLAINES *... ) la mèche doit arriver jusqu'au sourcil, la classe absolue étant qu'elle arrive à mi-oeil : parce qu'à mi-oeil ça donne un regard mystérieux et sexy, enfin c'est les sus-nommés porteur de mèches qui le disent ( oui môsieur je fais de l'interview sur le terrain, môa, je ne livre que de l'info de première classe : )
Le problème de la mèche, c'est pas tellement qu'elle est inesthétique, mais c'est surtout qu'elle est pas franchement aérodynamique. Et nos parisiens stylé se transforment immanquablement en désastre capillaire dès 3 min et 46 secondes à vélo ( statistiques expérimentales du terrain, elles aussi ;)...
Mais le vélib a fait pire que ça ( si je vous assure il y a pire qu'une mèche passant de l'état horizontal à vertical, ruinant des heures de préparation en quelques minutes ), parce que dans le temps, l'adolescent crânait avec son scooter, ou mieux avec sa bagnole ( le bougre pensait qu'elle ferait le boulot pour lui ... ) et il emmenait tranquillou sa dulcinée en ballade.
Mais sur un vélib, où veux tu la caser la dulcinée ? La question est difficile, mais la réponse l'est encore plus : cela est impossible.
Du stade, je fais le show avec ma caisse, ses jantes alliages, et son autoradio surpuissant où l' on peux même écouter des cassettes (wahou trop classe ;) on passe à je fais le show avec mon vélib et ... mon panier de grand-mère avantageusement placé certe, mais anti-glamour au possible.
Le vélibien est, reconnaissez-le, acculé au pire, il ne peux user de son vélib, magnifiquement calibré pour une grand mère florissante, mais pas particulièrement séduisant pour le djeun's fashion ... il ne lui reste plus que ... hé oui .. son corps ...
Vous comprenez mieux pourquoi, le gars qui vélocipède en vélib devant sa dulcinée, et perpétuellement en danseuse. Que le terrain monte, qu'il soit plat, ou même qu'il descende : il déhanche aimablement à chaque coup de pédale, tentant de mettre en valeur son généreux postérieur, sublimé par ce jean slim dont nous parlions au début de cette note ...
Huuum après moult relecture de ce texte ( euh, une quoi ... ) je me demande si ce texte n'est pas quasiment intégralement adaptable au sexe féminin :
la mèche, ça marche.
le slim, huum l'ultra slim, plutôt : ça marche.
le déhanchage : ça marche.
je n'ai plus qu'une chose à dire : AAAAAAAH le VELIB ...
* N'en doutez pas : être accusé d'Ostrogoth des plaines, et bien pire que d'Ostrogoth des montagnes :)
19:19 Publié dans Rétablissons la vérité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.09.2008
Pourquoi qu’on marche plus franchement droit quand on boit ?
Suite à cet fabuleuse note sur le pourquoi il ne faut pas boire à jeun, voilà de quoi approfondir le sujet et comprendre enfin pourquoi les poubelles se placent délibérément sur votre chemin les soirs de cuites …
En fait tout ça c’est une question d’oreille…
Si, si c’est vrai.
Dans chaque oreille existe en fait deux organes, un premier qui sert à l’audition ( Je vous révèle de ces trucs sur ce blog c’est la folie) et l’autre, nommé « système vestibulaire » qui permet de conserver l’équilibre ( bon il est pas tout seul pour effectuer cette mission mais je vous passe les détails …).
Ce système est composé de 3 canaux remplis de liquide ( appelé « endolymphe », parce que la médecine c’est un art, l'art de mixer grec et latin pour arriver à un mot de préférence long, et surtout rébarbatif ...)
Les 3 canaux sont dirigés dans les trois plans de l’espace, et pour chaque canal il existe « une cupule » avec des cellules sensitives, en gros ces cupules vont ressentir en fonction du mouvement du liquide ( l’endolymphe ) les mouvements de la tête .
Là où ça se complique c’est quand on commence à boire … l’alcool passe dans le sang.
Tous les deux en amoureux, l'alcool et le sang, sont conduits à travers les vaisseaux sanguins à peu pès partout et en particulier dans la fameuse cupule, tandis que l'endolymphe n'est pas vascularisée ( c'est à dire qu'il n'y a pas de vaisseaux sanguins qui y arrive directement ) :
l’alcool, moins dense, va rendre la cupule plus légère, elle va donc flotter sur l’endolymphe et être beaucoup plus sensible que d’habitude aux mouvements. D’où une première étape durant laquelle le consommateur est déséquilibré.
L’alcool diffuse ensuite dans l’endolymphe, la cupule et le liquide sont similairement plus léger, il n’y plus de sensation de déséquilibre.
Puis l’alcool quitte l’endolymphe, tandis qu’il est toujours présent dans la cupule : d’où une seconde phase d’instabilité.
Et enfin, l'alcool quitte la cupule, retour à l'état initial...
Pfiouuu, longue explication, si on passait à la pratique, Un verre ?
J'imagine que le mec qui inventera un alcool de densité égale à l'endolymphe aura un prix ...
Qu'entends-je ? ... Le prix nobel ?... les mecs vous rigolez, ou quoi ?
En tout cas il aura la reconnaissance des trottoirs de sortie de boîte ... des poubelles aussi ... c'est beau la science.
En attendant ce beau jour je vous invite à reconsidérer les idées de nos amis moyenâgeux : qui avouent volontiers que quand ils boivent du « petit vin clairet tout tourne tourne tourne » ils en déduisent une chose : qu’il faut boire de l’Anjou ou de l’Arbois, tout cela accompagné d’un gras jambon ;)
11:45 Publié dans Mais pourquoi ? | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
03.09.2008
Boire à jeun ...
Sur un plan physiopathologique : ...
Ne me dîtes pas que vous espériez une débauche d’anecdotes alcoolisées pour aboutir à un seul et unique but : l’alcool c’est mal ? … si ?? …vous allez être déçus alors, car si le « physiopathologique » n’est que frime et foutage de gueule, mon intention est bien de vous expliquer le pourquoi du comment alcool et jeun ne font pas bon ménage...
En fait la réponse tient en un mot : hypoglycémie : l’alcool est un produit hypoglycémiant ce qui signifie qu’il diminue la quantité de sucre dans le sang. Jusque là, rien de bien grave le corps supporte très bien les variations de glycémie, du moins lorsqu’elles sont comprises entre 0.5 et 1.10 g/l en dessous c’est l’hypoglycémie (si elle s'élève trop, et ce de façon régulière on est alors atteint de diabète ).
Bref lorsque l’on a pas mangé depuis longtemps et que par dessus tout en s’envoit quelques petits verres d'alcool il y a fort à parier que l’on va se retrouver en hypoglycémie (en hypo pour les intimes ). Laquelle a pour symptômes quelques signes que vous connaissez forts bien, pour la bonne raison qu'ils correspondent à ce que l'on peut ressentir lorsque l'on a pas mangé depuis ( vraiment ) longtemps : irritabilité, sueurs, pâleurs, tremblements, tachycardie (= le cœur qui s’emballe )…
Pour ne pas souffrir de ces désagréments la seule solution consiste à : ... une idée ami lecteur ?? ... non ? ...Sûr ?? ... bon, je vais alors être contrainte de faire appel à notre ouf-relou préféré ( pour faire sa connaissance je vous renvois à cette page )...
Si ça ne vous embête pas je lui fais une courte ode pour le motiver à nous rendre une courte visite, car le ouf-relou s'il adoooore s'incruster quand il n'est pas invité, lorsque l'on a besoin de lui, forcément il se fait désirer ;).
Ouf relou, saches-le, tu nous ( voit comme tu es intégré dans cette supplique, ô lecteur ... ) manques cruellement, éclaires-nous de ton avis grandiose ... bla bla bla ... tu es le meilleur relou que cette terre est portée.
AAAAAAh, enfin, on me reconnaît à ma juste valeur, c'est pas trop tôt...
Ouf-relou, as tu une idée, toi, le grandissime ???
Eh, c'est pour ça que tu oses me déranger, c'est pourtant pas compliqué, hein : il suffit de ne pas boire d'alcool ...
une petite question pour toi Ouf-relou, es-tu sponsorisé par le ministère de la santé ?
...
Bachelot te donne combien pour tes interventions ?
...
En tout cas tu mérites parfaitement ton surnom ;). Et pour ta gouverne on parle du petit apéro sympatoche, hein pas de la biture expresse, ni de l'alcoolisme chronique.
...
EH OH ? ouf-relou, où es tu ???
Bon, je l'ai perdu... quel dommage ...
En attendant de trouver la solution idéale pour consommer son apéro en toute tranquillité je ne peux que vous conseiller de taper dans les p'tits gâteaux apéritif : un torrent de pringles, une cargaison de crackers, et une montagne de curly*, ça devrait suffire ...
OUAI, à prendre 3 kilos ... super le conseil ...
Tiens te revoilà, je savais bien que tu viendrais nous faire un gentil coucou avant la fin de cette note ... tu es un véritable amour ouf-relou... alors quand est-ce que tu nous rabâches qu'il faut faire de l'exercice physique, ne pas manger trop gras, etc ?
C'est parfait, tu viens juste de le faire pour moi :p tu es digne de possèder l'autocollant de sensibilisation ...
Euuuh merci, mais, non, sans façon ;)
* Au cas où ça ne serait pas clair : Viiiiiive belin, et Priiiiiiiingles power ...
Car, trés chers lecteurs j'ai grand espoir que parmi vous, il y ait un fournisseur de ces affreuses choses craquelantes que l'on ne peux s'empêcher de dévorer jusqu'à la dernière miette, et qu'en remerciement de cette subliiimation sublime de leurs addictifs produits, celui-ci m'enverrait au choix : un torrent de pringles, une cargaison de crackers ou une montagne de curly ;)
18:08 Publié dans Mais pourquoi ? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


