30.10.2008

La naissance de la déontologie médicale.

les mecs qui ont inventé l'éthique médicale, ont tout simplement repris des principes moraux déjà en vigueur, les adaptant plus ou moins à la médecine. Bon, pour le style ils ont transformé le mot morale en "éthique" ou en "déontologie" ( selon l'humeur du jour ). mais ça, à la rigueur on pourrait leur pardonner, au vu de ce qu'ils ont fait pour l'humanité ...

Euh, mais d'ailleurs qu'ont-ils fait pour l'humanité ?

permettez-moi une mini-digression de ... euh 3 siècles ...  

Au moment de la révolution française, il y a eu moult évènements importants:

la libération d'un aristocrate fou, de 4 faussaires et de deux autres couillons que nous autres français fêtons tout les 14 juillet, parce qu'on aime bien commémorer les choses importantes ;)

Mais il y a eu d'autres trucs, un soupçon moins médiatique comme l'abolition des corporations :

[ mode intello à lunettes à écailles, l'index droit au ciel ...] Mais qu'est ce que c'est les corportation ? [mode intello off]

En gros les personnes qui bossent dans un même métier appartiennent à un même group : la corporation, qui a une organisation et système juridique propre. Pour être médecin, il faut par exemple être reçu docteur à l'hôtel dieu, une fois reçu on doit obéir aux règles érigées par la sus-décrite corporation.  

Eh bah après 1803 : bim : abolition des corporations, ce qui revient à dire que quiconque en à l'envie peut se considérer médecin ... ( oh oui, je te vois ami externe qui soupire devant ton écran, toi qui te tape 10 ans d'étude pour ce qui prenait à cette époque magique l'équivalent d'une demi-seconde, l'exact demi-seconde qu'il faut pour se dire : "j'ai bien envie d'être médecin aujourd'hui ..."

Bon quelques années plus tard, un quidam a dû capter que la demi-seconde formation c'était peut-être pas suffisant ... on crée donc la notion de compétence et on réglemente à nouveau la profession médicale. 

On crée même 2 catégories : les médecins, qui acquièrent leur statut en 5 ans avec apprentissage universitaire et au lit du malade ; et la profession d'officier de santé qui eux, apprennent aux côtés d'un médecin en 2 ans. Ces derniers ne pourront exercer que dans les limites de leur département.

Bien évidemment, les deux professions se disputent leurs patientèle respective, et les officiers de santé plus disponibles et se créant rapidement une patientèle de proximité, irritent un tantinet nos amis médecins : ces derniers pour se démarquer ont la noble idée de se créer un code de déontologie, où ils s'astreignent, entre autre à donner quelques consultations gratuites dans les dispensaires en plus de leurs patientèle aisée ...

ils se créent ainsi un certain nombre d'exigences morales, non pour le bien de leurs malades, mais bien pour le maintien de leur statut ...

Elle est pas belle la déontologie ?

 

et pour répondre à l'intello binoclard ( comment ça, je tape dans les gros clichés aujourd'hui ? ... Vous croyez ?? ) un petite précision : le code de déontologie à l'origine de celui que nous connaissons actuellement naîtra bien plus tard, dans la seconde moitié du XX ième siècle.

24.10.2008

Les petites histoires du Métro

 L'heure est grave, il est grand temps de prendre une dure décision, une de celle qui peuvent changer une vie, une de celle qui pourrait presque changer la face du monde ...

 

Mais bon puisque c'est irrévocable, autant vous l'annoncer tout de suite :

 

....

 

Ou pas,

 

....

 

Je peux aussi maintenir ce suspens, à bout de bras, jusqu'à atteindre ce sommet de tension, qui te pousseras, ami lecteur, à te jeter, jusqu'à cette ligne maudite où siège narquoisement la réponse ...

 

...

 

Réponse que moi, je connais depuis fort longtemps ...

 

...

 

Mais avant il faut que je te dise que ton index droit, sur ta souris dernier cri, se fait un tantinet rageur ... 

 

...

 

 

Et pourtant tu le sais, patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ...

...

 

Oui parce que toi aussi, tu as du les apprendre par coeur, ces foutues fables du Jeannot, histoire de pouvoir, la réciter tremblotant  face à tout tes petits camarades de classe ;)

 

...

 

Mais là n'est pas la question ...

 

...

 

Non, il faut que je t'annonce, cette chose qui me pèse tant ...

 

...

 

la création d'une nouvelle catégorie : " Les petites histoires du Métro " ...

 

( eh oui, tout ça pour ça ;) 

 

 

La scène se passe donc dans le métro ( si, si, rapport à la catégorie sus-nommée ;). Et comme je suis de bonne volonté je vous ai même fait un supeeeerbe shéma situationnel pour vous aider à reconstituer la scène :

 

Nous avons donc 3 personnages : le Supposé Beau Garçon ( abrégé pour l'occasion en SBG), la jolie demoiselle et moi même, gentillement installé sur nos strapontins mal rembourrés de métro. Les autres places sont occupés par des individus qui nous indiffèrent totalement...

 

    S  B  G       p tit malin  ;)         oui, toi aussi ; )   Me, Myself And

Quoi ? .. tu as trouvé celui là aussi ? .... la star ;)

 tu t'arrêtes     maintenant?           Jolie Demoiselle   A+ sac à puces

Vous avez parfaitement le droit de vous fondre d'admiration devant ce dessin à la ligne épurée ;).

La scène se passant de bon matin, les yeux de me myself and, sont plus ou moins ouverts ( plutôt moins que plus d'ailleurs) et sa tête oscillent en fonction des mouvements du métro...

Lorsque tout un coup, la main de notre jolie demoiselle se tend vers le supposé beau gosse ( supposé, hein, parce ce si vous observez bien le schéma de ma place je ne peux guère l'apercevoir ...  ) enserrant dans ses doigts, ce qui ressemble à un papier blanc

Notre supposé beau gars, la remercie d'une voix grave ( ce qui confirme accessoirement le fait que SBG est un mec ... euh... ou une femme sous anabolisants... ). Devant une situation pareille, pensant que mademoiselle avait donné ses coordonnées au mâle du strapontin, je m'apprêtais à siffloter une petite chanson romantique.  Oui, pour encourager l'idylle naissante dans un si romantique cadre. Et parce que je sais que vous aimez les détails je m'étais décidé pour " Only you " des platters.

C'était sans compter, un bruit suspect, émanant de notre supposé beau mec ...

On aurait dit que Môôôôsieur se mouchait rageusement dans les coordonnées de sa prétendante...

déjà qu'un bon vieux râteau c'est pas toujours facile à assumer, mais le mouchage, c'est d'une cruauté assez implacable, trouve-je ...

Inutile de vous préciser combien j'étais déçue de ne pouvoir chantonner mon "only you", et c'est la rage au coeur que je me suis levée pour sortir à ma station. Non sans jeter un regard de reproche au supposé beau mec ( et, à vous je peux l'avouer : il aurait quelques avantages à rester dans le domaine du suppsosé ;)

 

Et d'un regard circulaire, j'ai résolu cette grande énigme : Pourquoi un mec banal, mouche une si jolie cavalière ?

 

la réponse étant : qu'il s'aggissait non point d'un petit papier avec ses coordonnées, mais d'un mouchoir, probablement donné par notre demoiselle sur la demande du gars, demande que les oreilles endormies de me myself and, ont allègrement zappé ...

 

Bilan : I need an ORL ;)

20.10.2008

L'Emmerdeur cuisine ...

Si vous avez suivi ses premières aventures, vous concevez aisément que notre Emmerdeur prompt à l'agaçement, un tantinet vélléitaire, n'a pas que des amis ... et ses ennemis, gentil comme il est, il ne peut s'empêcher, à leurs dépends, de les gâter ...

Traduction : il se venge.  
 
Et c'est bien pour cela qu'il est passé maître dans l'art du glaçage.

Non, rassurez-vous, il ne congèle ceux qui n'auraient pas la chance de lui plaire... non, non ... il fait, par contre, des glaçages de gâteaux...

Dans ce billet, vous n'apprendrez donc que peu de choses sur les fonctionnalités des congélateurs ( cependant si vous êtes un passioné d'électro ménager je ne saurai trop vous conseiller d'aller faire un tour sur darty.com ), vous aurez néanmoins l'immense honneur d'assister à la revanche culinaire de l'Emmerdeur ;)
 
Vous vous demandez peut-être quel est l'intérêt, à l'instar du Graaaaand Maître Emmerdeur, de masteriser l'art du glaçage : la réponse est bien simple, s'y connaître en glaçage c'est se révéler un as du camouflage. Le principe étant de recouvrir le méfait : alias le gâteau le plus immonde possible, d'un glaçage d'une perfection sublime.

N' ayant point l'idée, de couper définitivement votre appétit, je ne m'aventurerai pas trop loin dans la description de la préparation du gâteau, mais sachez qu'un joyeux mélange de vos restes avariés de la semaine, allègrement soupaudrés de fromage fondu, et de poivre, devraient faire l'affaire, je vous laisse décider de la quantité de farine et de la cuisson en fonction de la consistance désirée.

le stade : mastic bourratif étant le but ultime ;). Par dessus cette horreur :  Le glaçage, auquel un ermite ascétique allergique au chocolat ( oui car je vous conseille le chocolat noir pour le glaçage pour la bonne raison, que la couleur foncé masque mieux n'innomable bordel du dessous ;) ne doit pas pouvoir résister ...

Ceci étant fait, il ne lui reste plus qu'à apporter en hommage, ce met si délicat, au goulu ennemi, et l'observer, s'approcher, attiré par ce miroir de chocolat fondu. En règle générale il enfourne, avec une vigueur peu commune, une monstrueuse part et crispe vaguement un sourire, l'innomable chose titillant impitoyablement ses papilles gustatives, il lui faudra une bonne dizaine de minutes avant d'hoqueter misérablement les mots fétiches : "oh qu'il est bon, ce gâteau, tu me donneras la recette ? "  

A part, augmenter notablement le nombre de passage au WC du coin, l'emmerdeur fait passer un message de première importance à base de "le glaçage ne fait pas le gâteau" ( dont une variante peu célèbre à été outrageusement tirée: "l'habit  ne fait pas le moine" )

Oui, parce que l'emmerdeur, aime faire passer des messages pseudo-philosophiques, mais attention, pas à la façon relou : " ah, non, non, non, il ne faut pas juger sur les apparences, ça, non alors, c'est pas bien ".

Non, l'emmerdeur est beaucoup plus subtile que cela, et l'on pourrait croire, qu'à la manière d'un socrate d'un nouvel âge, tatoué et piercé ( wahouu le rebelle ;), il se dévoue pour éclairer l'intelligence de ses contemporains.

En réalité, il n'en est rien,  il profite de cette couverture philosophique, ma foi fort honorable, pour bassement, se venger :) 
   

Bilan : l'emmerdeur est multi-fonction : il cuisine (enfin, termine les restes de la semaine), philosophe et se venge :)

15.10.2008

La boîte de chocolat ...

Selon une suggestion dans les commentaires de ce blog qui nous vient de .... euh de moi même, en fait (d'ou l'intérêt de s'auto-commenter ;) : nous analyserons les raisons obscures au prime abord, qui font qu'un patient offre des chocolats à son médecin.

Ce même médecin qui a pourtant été la cause de bien des souffrances : foultitudes de prises de sang ( de préférence à 6 heures du matin, pour bien commencer la journée), foultitudes d'examens complémentaires sympathiques ( et hop : une coloscopie ;) et non moins foultitudes de paroles incompréhensibles ( oui, alors cette AC/FA n'a pas été réduite par la cordarone, monsieur, on va donc faire un Choc Electrique Externe (CEE) ...

(parce que CEE, ça ne veut absolument pas dire Communeauté économique européenne, ya que les profs de géo pour raconter des trucs pareils ;) )
 
Toujours est-il qu'il arrive que le patient soit pris d'un accès subit de démence et offre à son tortionnaire de quoi permettre une fort agréable prolifération adipeuse ( cellules adipeuses = la graisse tout simplement ;). mais pourquoi ???
 
Hein, pourquoi ???
 
Eh bien la première raison, qui relève plutôt de la stratégie, d'ailleurs, consiste à offrir les chocolats au tout premier jour d'hospitalisation ( voir même dans les premières minutes ... ). Parce que c'est bien connu :

  • la boîte de 500 g de léonidas : assure une prise en charge optimale,
  • 250 g permettent une prise en charge acceptable
  • les ferrero rochers, ne donnent en échange que 2 visites par semaine, et un package de trois médicaments maximum par jour ...
  • les nuts, mars et autres marques, sont quand à elle sans réelle bénéfice ...

                                     avis aux amateurs ;)
 
Le second facteur, est plus ou moins lié à la sus-nommée foultitude de paroles incompréhensibles. Il ne s'agit plus ici de chocolats de qualité mais d'une véritable arme de dissuasion : le chocolat gluant.

Celui qui se cramponne avec détermination sur chacune de vos dents. Il est en général proposé ( gracieusement ) au moment même ou l'on répète, ( non moins gracieusement ) pour la troisième fois une question gênante à laquelle notre patient, n'est pas franchement pressé de répondre. Un exemple (totalement au hasard ...) : essayer de comprendre pourquoi ce patient nouvellement greffé à arrêter ses immunosuppresseurs ( ce qui le met à risque de faire un rejet). 

Notre patient, à l'espoir ténu  qu'un bon gros chocolat, bien visqueux, devrait empêcher toute communication verbale, pendant quelques minutes, minutes justement nécessaire pour entamer une diversion : à base de " quand je bois de l'eau froide, j'ai des palpitations ..." . 

Ai-je besoin de vous dire que depuis, je réutilise à bon escient, ce stratagème, en gardant,avec précaution, le fameux chocolat pour un co-externe un peu trop bavard ...
 
3 ième raison : le patient pénible, et qui se sait pénible, est la plupart du temps atteint d'une maladie chronique, il revient donc plusieurs fois dans l'année, dans le même service ... autant vous dire que toute l'équipe médicale et paramédicale le connaît par coeur, et tente plus ou moins discrètement de se le refiler...

Ce patient, sachant qu'une fois de plus, il refusera les examens prévus, vadrouillera dans les couloirs quand il est censé être en repos au lit strict, esquivera les visites des médecins pour mieux se plaindre de ne pas être bien informé, débarque inévitablement dans le service avec un sac rempli de bonbons, et chocolat, qu'il jette négligement dans le poste de soin, s'esquivant aussitôt, à peu près comme le ferait un terroriste de sa bombe ...

Le bougre, booste son capital sympathie, avant de le détruire consciencieusement, jour après jour ... 

Quatrième possibilité, l'entourage, ma foi fort sympathique du patient qui apporte ingénument une énoooorme boîte de chocolats somptueux, en guise de voeux de prompt rétablissements sans imaginer que le patient soit : à jeun pour un examen, une opération, ou tout bonnement incapable de les manger... auquel cas ceux-ci ne seront qu'une affreuse tentation dont il faudra se débarrasser au plus vite, en les refourguant au premier qui entrera dans la chambre ;)

La dernière, est la plus sympathique, puisqu'il s'agit du patient reconnaissant qui offre à son départ de quoi régaler le service pour quelques journées ( euuuh, la prochaine demi-heure ... ). C'est parfois mérité : un diagnostic rapide, un traitement efficace, mais il arrive, je vous l'avoue, que le mystère soit resté entier, ce qui, va savoir pourquoi, n'empêche pas le patient d'être réellement reconnaissant ...

And now, you know all about the gift of chocolates in ze hospital ... yeah ...

12.10.2008

la critique est aisée ...

On compare souvent la maladie à une guerre, où les microbes et bactéries, dans le rôle des méchants, envahissent brutalement un territoire innocent : le corps du patient. Celui-ci déploie, pour sa défense de vigoureux anticorps, et possède pour son plus grand bonheur un fin stratège : le médecin, qui l'aide dans cette terrible bataille en lui proposant différentes stratégies pour parvenir à l'extermination de l'armée adverse. Suivent en général, surtout en cours de biologie, une vidéo, ma foi fort sympathique, avec reconstitution de la scène ... Super ...

Bon, dans la vidéo, ils insistent toujours sur les anticorps contre les antigènes (oui parce que le but c'est de faire comprendre le système immunitaire ... car le prof aussi est un fin stratège : la vidéo, c'est jamais un clip marrant et un peu stupide, mais toujours un cours plus ou moins bien déguisé ... dommage ;).

La vraie bataille, la plus acharnée en tout cas, elle n'est pas là. elle se situe un peu plus loin, parmi les médecins...

Ouais, parce que nos médecins, guerriers pour l'occasion, ils font exactement pareil que pour la vraie guerre : une première ligne ( le généraliste ), qui monte au front, un peu inconsciente des dangers, elle arrive en premier face à l'adversaire, qu'elle doit reconnaître, l'identifier comme le réel adversaire ( oui parce que parfois il y a des épouvantails ) elle prend ses mesures, le jauge, l'estime, et lorsqu'elle l'a bien cerné, elle balance les premières armes et attaque le gros des troupes : les symptômes aux avants-postes, parfois ça marche : et le soldat revient, content de lui ...

Mais parfois, l'adversaire remporte la première bataille, la première ligne est submergée, c'est à la seconde ligne ( un second médecin généraliste ) de passer à l'attaque, et la seconde ligne, procède de la même manière, l'étude, l'examen, puis l'attaque, non sans vaguement reprocher à la première ligne de s'être fait aussi facilement débordée, de n'avoir pas vu venir, de n'avoir pas pensé à telle ou telle technique.

Lorsque la seconde ligne triomphe, elle fête joyeusement son succès, et retourne se battre sur d'autres fronts. Si la seconde ligne échoue : les renforts rentrent sur le terrain, il sont parfois tellement spécialisé, qu'ils oublient d'attaquer la totalité de l'armée adversaire, et tapent à gros boulets, sur la moitié du quart de l'armée adversaire, parfois.

Au hasard d'une exploration trop poussée, ils découvrent des micro-suspects qui n'ont absolument rien à voir avec la choucroute, mais qui déclenchent néanmoins une riposte immédiate... parfois ils découvrent aisément le coupable et le châtient remarquablement, l'air blasé. la bataille, trop facilement gagné, ils retournent leurs armes contre les premières lignes inefficaces, et les lapident en quelques sarcasmes assainés.

Au loin du champ de bataille : les généraux bedonnants, regardent de loin en loin, du bout de leur jumelles le déroulement de la bataille, ils ordonnent vaguement quelques stratagèmes (souvent contradictoires ) pour coincer "immanquablement" ces salops d'ennemis.Le reste du temps, ils critiquent la conduite tenue, regrettent le bon vieux temps, celui ou l'on savait se servir de ses yeux, de ses oreilles, de son bon sens, et qu'on abusait pas de toutes ces nouvelles techniques diagnostiques...

De l'autre côté, se trouvent les ingénieurs ( les laboratoires ), et les journalistes ( les radiologues ) qui proclament dans la seconde où l'adversaire se replie, que si, eux, avaient été sur le terrain, ils auraient depuis longtemps gagné la bataille ...

Et personne ne se rend compte, que s'ils ont réussi à vaincre c'est parce que chacun à fait, progressivement ce qu'il fallait faire. Ils oublient qu'à chaque étape les difficultés ne sont pas les mêmes, qu'elles changent et se renouvellent, que les premières lignes échouent parfois, mais que bien souvent, sans bruit, elles réussissent.

Que ce sont les percées, et parfois même les erreurs des premières lignes qui permettent aux renforts de triompher. les généraux, quant à eux, sont au spectacle, ne sachant plus très bien où la réalité se trouve, ils ont oublié le poids de la fatigue, les multiples fronts qui s'ouvrent de préférence simultanément, la difficulté d'obtenir des vigiles compétents ( des examens complémentaires, rapides, bien faits et interprétables : le rêve ... )

bilan : TOUS ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE, OUAIS, OUAIS ...

09.10.2008

Quel joueur êtes-vous ?

Vous le savez certainement déjà, mais,je ne peux m'empêcher de vous le redire, histoire de passer définitivement du stade saturation à l'ultra saturation : C'EST LA CRIIIIIIISE, les indices boursiers sont en berne, l'économie entre en récession ( mais attention en récession positive, hein, ... , le seul truc chouette avec la récession positive, c'est qu'on va pouvoir révolutionner l'annonce de notes exécrables aux parents : avis aux lycéens/collégiens : "euh oui c'est une mauvaise note, mais c'est un résultat négativement positif ... hein "

Et comme ce blogounet est comme toujours au top de l'actualité (si, si ... ), je vous propose un petit quizz sur le thème du jeu...

Une moue interrogative, ami lecteur ?

eh bien, tu fais bien de te questionner, il n'y effectivement aucun lien entre la criiiiiise et ce quizz, allons-y quand même :

1) Quel est votre jeu préféré ?

  • N'importe quel jeu de plateau, possédant une foultitude de pions ...
  • Le scrabble, sans hésitation, même si vous êtes souvent obliger de demander à qui veut bien, la couleurs des cases, n'y voyant plus grand chose.
  • Les jeux de cartes
  • Les jeux de hasard, poker en tête.
  • Tous, vous les aimez tous sans exception ...


2) Quelqu'un ne connaît pas les règles, que faîtes-vous ?

  • Vous expliquez en détail l'ensemble des règles, puis vous entamer une partie pour du beurre, histoire de s'assurer que tout le monde a bien compris.
  • Vous expliquez le plus mal possible pour être sur de gagner les premières parties.
  • Quoi ? vous pouvez répétez la question, je n'entends pas bien ce que vous dites ... aah vous voulez me redire les règles, bah allez-y, je me rappelle plus bien ...
  • Mais qu'il se débrouille, ce n'est pas votre problème, à moins que vous n'ayez parié auparavant, de réussir à lui apprendre les règles en moins de 3 minutes ...
  • Vous commencez à expliquer, mais n'étant pas particulièrement pédagogue, vous passez la main dans la minute qui suit.

3) Comment se finit le jeu ?

  • Vous avez perdu le triple de votre mise initiale, vous ne pensez qu'à une chose rejouer demain, et enfin gagner les sommes que vous méritez.
  • Vous vous endormez, la tête sur le plateau ...
  • Vous voyant sur une mauvaise pente, rageur,vous renversez le plateau, celui-là même qui est joyeusement garni de pions en toute sorte ( pour le côté dramatique: c'est bien mieux si les pièces voltigent aux quatres coins de la pièce ;)
  • En procès, tout simplement, vous avez triché tout au long de la partie plus ou moins discrètement, et curieusement vos partenaires n'en sont pas ravi ...
  • Vous avez encore gagné, vous tapotez l'épaule des perdants en leur expliquant qu'il feront mieux la prochaine fois


4) Un de vos partenaires, est en train de perdre que faîtes-vous ?

  • Cela ne vous étonne pas vraiment, vous avez abondamment truqué son jeu quelques minutes auparavant.
  • Vous l'aidez, discrètement.
  • ah, bah ça fait partie du jeu, c'est une bonne école de la vie le jeu ...
  • la joie vous assaille, vous n'essayez de pas trop la montrer, histoire d'enfin remportez la manche, et bien plus important la mise.
  • Vous êtes rayonnant, et vous en profité pour vous vous moquez éperdument du malheureux ...

5) un des joueurs, reçoit un coup de téléphone, et s'esquive pour quelques minutes en pendant la partie :

  • Vous vous demandez, à quoi peut servir cette petite chose qu'il tient au creux de sa main
  • Vous manquez vous étouffer de rage, en voyant que personne ne prend ce jeu au sérieux ...
  • Vous en profitez pour allez chercher des victuailles pour constituer un petit apéro
  • Vous profitez qu'il est le dos tourné pour regarder son jeu.
  • Cela n'arrive jamais, les gars on la moitié de leurs économies sur la table ...

Vous avez une majorité de rouge : Vous êtes le mauvais joueur par excellence, rien ne vous énerve autant que de perdre la partie, sinon de perdre la revanche. Lorsque vous jouez, c'est votre vie même qui vous semble sur le plateau, et plus rien n'a d'importance que ce qui s'y passe. Et avant que vous ne vous en rendiez compte, l'ensemble de vos amis refusent catégoriquement de jouer avec vous, à moins qu'il n'aime ce sport extrême qu'est le lancer de plateau.

Vous avez une majorité de bleu : Vous êtes un respectable papy, ou mamie... autant le scrabble est pour vous synonyme d'une sympathique soirée, autant pour vos enfants et petits-enfants celui-ci représente un véritable calvaire. Toute à votre passion des mots comptent triple, des X à 10 points et des combinaisons de lettres improbables ( XYK : 45 points papy, c'est bien ...  et non ça n'a aucun sens, mais pour les beaux yeux (myopes) de papy, c'est accepté ;)  vous ne vous rendez même pas compte qu'autour de la table, votre famille à vue d'oeil dépérit ...

Vous avez une majorité de orange : Vous êtes l'énergumène le plus haït sur cette terre, vous remportez avec une facilité incroyable le moindre jeu que vous entreprenez. Et cette incroyable gentillesse qui vous conduit à aider les autres joueurs pour leur éviter de perdre, ne vient en fait que de la certitude que vous avez de gagner ;)

Vous avez une majorité de vert : Joueur invétéré, vous ne pouvez vous empêcher de parier sur tout et rien... Vous voudriez faire de la vie un immense terrain de jeu : pariant et misant sur les banalités de la vie (le repas du midi à la cantine, la couleur de la cravate de votre boss ) pour qu'elle devienne plus supportable, vous n'avez qu'une hâte : vous réfugier dans le jeu, le vrai, dès que vous le pouvez.

Vous avez une majorité de violet : aaah, le génie de l'embrouille, le tricheur sans répit, qui truque inlassablement le jeu, aurais-tu peur de perdre ? il peut parfois sembler serviable, toujours prêts à mélanger et distribuer les cartes, que nenni, l'ami, son plus grand bonheur et de pouser plus ou moins discrètement le sort à lui être favorable... parfois découvert, il dévoile avec grâce ses techniques, et détourne habilement le courroux de ses adversaires ...

18:19 Publié dans Quizz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeu, joueur

06.10.2008

Stressante la relaxation ?

la question du jour étant : mais pourquoi les vendeuses des boutiques spécialisées dans le bien-être et la relaxation sont-elles plus stressées qu'un lycéen à la veille du bac ? plus mornes que la contemplation d'un toit gris parisien ? plus rébarbatives qu'un lundi matin ?
 
La première hypothèse qui ne va pas me rendre très populaire chez nature et découverte ;) c'est d'envisager que la relaxation ne soit qu'un vil concept marketting, qui fait vendre, et cher des produits dont l'efficacité est en réalité plus proche du zéro absolu que les expérimentations des meilleurs labos du monde.
 
Allez parce que c'est mon jour de bonté, je vous acccorde l'effet placebo ( bon c'est surtout pour pouvoir, au moins une dernière fois, franchir le seuil de la boutique sus-nommé :).
 
Et encore, personnellement : le massage à " la pâte d'algue ", me donnerait plutôt une vague nausée, qu'un état de bien-être irrépressible. "pâte d'algue" qui vous est évidemment conseillée d' appliquer en cataplasme sur tout le corps, non parce que cela majorera l'efficacité, mais pour la bonne raison que vous aurez besoin de 4 pot de 35 ml à 15.99€, pour couvrir le quart de la moitié de votre corps ...
 
( le mot que vous cherchez est : Jackpot  ;)
 
Je ne vous parle pas du spray pour masser les tempes, qui stimule avantageusement l'activité intellectuelle ( hum, oui d'ailleurs quand je masse mes pieds, ils se mettent à courrir :)
 
Cette première hypothèse acceptée, nous conduit tout droit vers une double conclusion, les clients sont tout aussi tendus, stressés et pressés qu'ailleurs ( le mot que vous cherchez est : chient, mais c'est affreusement vulgaire ... ;) . Et les vendeuses semblables à la vue d' un toit parisien, un lundi matin avant de passer le bac.


 
La seconde hypothèse est liée à la présence pour le moins horripilante de ces fontaines, qui soi-disant "apaisent les sens de leur ruissellement cristallin", Mais qui en réalité ne font qu' harceler obstinément les vessies, leur intimant avec entêtement que l'urgence n'est point de servir les clients mais bien d'aller pisser...
 
Nos pauvres vendeuses, avec leur trois minutes de pauses journalières, ne peuvent guère se soumettre à ses suggestions vésicales, ce qui les amène, non seulement à se dandiner curieusement, mais surtout à la rétention aigue d'urine, au globe urinaire, et même à l'insufisance rénale par obstacle ( quoi j'extrapole ? ...si peu ... bon de toute façon je viens de finir mon stage de néphrologie, vous ne devriez donc plus avoir à subir plus longtemps mes errements rénaux )
 
Le comble de la situation, étant la diffusion de musique " relaxante" qui ne doit plus l'être franchement lorsqu'elle est passe pour la 6 ième fois de la journée.
 
Et c'est ainsi que la vendeuse, qui travaille pourtant dans ce qui devrait être un temple du bien être, se retrouve dans ce que l'on appellera un enfer vésical, au milieu de clients hystériques en mal de relaxation, poursuivie par une musique entêtante, dans une atmosphère sur-saturée de parfum madarine rouge, agréablement mixé avec du camphre, un zeste de canelle et ... allez un peu de romarin ... aaaaAAAAARGGGH

 

03.10.2008

Les infirmières et les externes (1)

Les relations entre les infirmières et les étudiants en médecine (qui portent aussi le doux nom d'externe ) : c'est un joli sujet, suggéré par Mlle Claire, alias Chef de la pub ...

Vous allez découvrir dans cette première partie ( il devrait y en avoir d'autres ;) l'externe face à l'infirmière ultra-compétente, puis l'externe et la voix du fin fond du couloir  ... ( wahou, cette annonce de plan, on dirait presque une introduction type, façon dissertation de philo, il ne manque plus qu'une problématique : ... euh ... l'analyse précise des rapports entre les membres de l'hôpital sont esssentiels pour la compréhension intrinsèque du système de soins actuels... si, si ... )

I. L'infirmière ultra-compétente.

Elle a minimum 15 ans d'ancienneté dans la même aile de ce service qu'elle connait parfaitement. Elle a tout vu, tout connu. elle a cette connaissance qui n'est pas seulement théorique : elle sait faire, certes, mais surtout être. C'est le repère absolu, la constante ultime, du service presque autant que le Chef de Service lui-même ...

Pour l'étudiant en médecine elle est revêtue d'une aura de sacré : d'une part, elle a vu l'incroyable, à savoir ses chefs à leurs tout début, dans ces moments même, où ils luttaient péniblement pour réaliser leurs prescriptions, ou la moindre posologie leurs était plus pénible que l'ascension du mont-blanc, pieds nus par moins 20 degrés... si, si je vous parle bien de ceux-la même qui semblent aujourd'hui incroyablement infaillible, faisant face aux plus excentriques urgences avec une sérénité tranquille dont ils ne se semble jamais se départir ...

Ceci dit,elle ne fait pas que voir l'incroyable, elle le fait aussi : elle jongle avec les perfusions et te branche 43 tubulures sur un robinet 3 voies sans jamais faire de noeuds, fais passer "la base" en distal et la calciparine sur ... vous comprenez rien ? ... bah moi non plus ...

 elle te fait les soins les plus compliqué en 36 secondes tout en restant stérile, (petit rappel : toi, tu as même pas encore passée la bétadine (= antiseptique ) que t'as déjà réussi à contaminer tout tes champs stériles ... )

Mais l'infirmière ultra-compétente ce n'est pas que l'efficacité incarnée, c'est aussi la clé de l'intégration pour le petit étudiant dans l'équipe paramédicale : avec elle soit ça passe, auquel cas le service deviendra un véritable palace, soit ça casse, auquel cas il trépasse ;).

Prenons le second cas ( c'est bien plus marrant ;), notre cher étudiant n'ayant pas convainvu The Key (bah la clé, quoi) de son utilité va se transformer sur le champs en esclave corvéable à merci, elle, et toute l'équipe soignante ne lui parleront guère plus que pour l'envoyer dans des missions fâcheuses, auquel notre sus-cité esclave aura soin de se plier en espérant mériter une éventuelle rédemption ;) 

[Transition de ouf-malade] Mais l'infirmière ultra-compétente, qui illumine le service de l'étendue de ses connaissances, n'est point la seule à sévir à agir dans ces lieux ...

II. La Voix du fin fond du couloir, qui n'est d'ailleurs peut être pas une infirmière, vu qu'elle se résume à une voix, parfois à une silhouette rapidement aperçue derrière un amoncellement de pansement, médicament, et de dossiers entreposée sur un chariot... Nous ferons donc ici pour la sauvergarde du sujet de ce texte, l'hypothèse qu'il s'agit d'une infirmière ;).

Son passe-temps préféré consiste à héler l'externe d'une voix de stentor : "Dis, l'externe, tu pourras me faire l'ECG ( electro cardiogramme, qui permet de voir l'activité électrique du coeur )  de M. Y ?" .. ça à l'air d'une question, mais ne vous y méprennez pas : c'est un ordre ...

la Voix s'élève souvent quand l'externe se croyant à l'abri des regards, désinfecte un peu trop rapidement le l'appareil à ECG.

La voix est aussi trés au courant des usages et superstitions de l'hôpital ...

Et c'est ainsi que l'externe qui a, une fois de plus, hérité d'une mission fâcheuse à savoir brancarder un patient (=  l'emmèner dans lit à une consultation, ou un examen ), le brancarde les pieds en avant, (oui, mon ami, la tête est donc derrière, ce qui accessoirement permet au malade de voir où l'on va  ... euuh ... en l'occurence le prochain chariot qu'on ne manquera pas de heurter, c'est drôlement pas maniable ces lits roulants :). Que n'avait-il fait ... 

la Voix, derrière lui, s'élève aussitôt :  " LA TETE EN PREMIER, LA TETE EN PREMIER ... " sur l'exacte même ton, que prendrait un marin à bord d'un paquebot, s'éventrant sur ... euh ... sur un iceberg par exemple ( quoi ? ... ça vous rapelle quelque chose ? ... le titanic ? ... ), pour déclamer, conscient de la noblesse de son sacrifice : "  LES FEMMES ET LES ENFANTS D'ABORD ".

Peut-être vous demandez-vous pourquoi la Voix est si désireuse que la tête du patient soit en premier ? ... Tout simplement à cause de l'expression " sortir les pieds devant "...

[ Conclusion de ouf-malade ] : Les infirmières, qu'elles soient ultra-compétente, ou la Voix de la Sagesse, du Reproche et de la Demande, sont absolument nécessaire à la bonne marche  des brancards du service ;)

[ ouverture de ouf-malade ] bientôt, découvrez l'éudiante infirmière, l'infirmière surbookée, l'infirmier et bien d'autres ...

Toutes les notes