13.11.2008

Les commerciaux sont des enfants de putains ...

Non, non le titre n'est pas de moi, mais tiré d'une phrase de Michel Seres, je ne me permettrai pas ...

Non moi j'aurai plutôt mis : "Mais quels fils de putes, ces commerciaux " ...

Toujours est-il qu'aujourdhui nous allons parler proxénétisme, on va parler pute mais pas façon pretty woman ( aaaaaah Richaaaard geeeeere ;)

Je voudrais vous livrer une première analyse de F. de closets qui est journaliste économiste, qui à priori, doit être actuellement bien plus préocupé par le cac 40, les subprimes, et banques centrales, que par les putes... Mais qui à la bonne époque racontait ( non, non, pas ses périples au bois de Boulogne, non mais ça ne va pas, hein ??? ) une théorie pour le moins intéressante...

Oui, parce que pute, c'est toujours plus ou moins lié à la périphrase " plus ancien métier du monde ", et parfois on se demande pourquoi ce boulot existe toujours, comment on s'est demmerdés pour que de femmes se fassent après quelques milliers d'années toujours exploitées.

Eh bah de closets, il suppute ( aaaaah ah ah ah aah ... qu'est ce qu'on se marre, dites donc ;) que si la lutte contre le proxénétisme n'apporte pas de grand résultat, c'est peut-être bien parce que la lutte n'est pas si acharnée que cela ...

Jusque là rien de bien révolutionnaire, mais la raison que notre journaliste propose, elle, est différente des raisons habituelles (hein parce que les "on manque de moyen", " y en a qui font ça pour leur plaisir ", et autres conneries ne sont pas forcément ultra convaincantes ) : à savoir que les proxénètes, sont des indicateurs de premières classes, et que ceux-ci permettent de coincer d'autres criminels.

Vous me direz peut-être qu'à ces proxo sont tout autant des criminel...

Certes mais les femmes qu'ils exploitent sont souvent issue de population pauvres, d'immigrées plus ou moins légales, tandis que nos malfrats aisément balancé par nos maquereaux, s'attaquent à la population française plus riche, à la population qui vote ...

le choix est donc vite fait.

Elle est pas belle la vie ??

En attendant que le monde change, laissez-moi vous racontez les débuts de la publicité, et la naissance des marques :

Il y a bien longtemps, nos amies péripatéticiennes, officiant près d'une plage, cherchèrent un moyen permettant d'indiquer à leur clients où elles étaient, et elles ne trouvèrent rien de mieux que de graver sous leurs semelles leurs initiales, elles laissaient ainsi des marques sur le sable lorsqu'elles marchaient indiquant aux hommes le chemin à suivre. Elles inventèrent le concept des marques : d'où cette phrase de Seres: "les commerciaux sont les enfants de ces putains-là " ;)

 

10.11.2008

Félicitations, c'est un ... rachis !

Pour tout un chacun : " rachis ", c'est pas un mot qui veut dire grand chose, pour robert ( celui qui est petit ) c'est l'ensemble des vertèbres qui forment la colonne vertébrale, a priori, pas de quoi en écrire un billet...

Mais de part chez nous, en orthopédie, " un rachis ", c'est bien plus qu'un mot.

Un rachis :

C'est un petit vieux, 12 fois arrière grand père, qui a fêté son anniversaire la veille. la famille au grand complet, à eu la bonne idée de lui offrir ... des pantoufles. Cadeau somptueux, n'est-il pas ?

Notre héros, à peine chaussé, se retrouve à terre, une des sus-citées pantoufles s'étant sournoisement glissée sous un coin de tapis.

[aparté médical parce que vous le valez bien ... ] avec l'âge les sensibilité de la peau diminue, en particulier celle de la plante des pieds, ce qui favorise la chute chez les gens âgés. Si cendrillon * avait eu 75 ans, l'affreuse belle-mère, au lieu de la pomme empoisonnée, aurait certainement choisi des pantoufles bien molletonnée ;)

* Eh oh, suivez un peu les jeunes, là : c'est Blanche neige ... hein ... pour la peine vous allez me refaire une cure de dvd de walt disney ... ( euh ... merci, terry laire et ses petits commentaires ;)

Toujours est-il que notre papy, se retrouve avec une fracture vertébrale ( sur ostéoporose ) : et un rachis, un ...

 

Un rachis :

C'est un gamin de 17 ans, qui vit seul à paris, quant toute sa famille se trouve de l'autre côté de la méditerranée. IL cherche vaguement un endroit pour crécher ce soir, un peu d'alcool dans le sang, et beaucoup de benzodiazépines ( c'est un médicament qui lutte contre l'anxiété, inutile de vous dire qu'à fortes doses, c'est plus franchement contre l'anxiété que ça lutte, mais contre tout état de conscience ). Il entrouvre la fenêtre du squat, nous sommes au troisième étage. Il tombe.

Il est même pas majeur, ce garçon, mais il est déjà marqué :

c'est un toxico, c'est un immigré illégal, c'est un sdf, c'est un alcoolique et sa chute fait de lui un défenestré.

un scanner plus tard et le voilà pourvu d'une nouvelle étiquette pour sa collection : c'est un rachis.

Un rachis non neuro*, que nos amis orthopédistes opèrent, la grande question étant de savoir quelle type de vis ** on va bien pouvoir lui mettre...

*Un rachis non neuro, c'est que la ou les fractures des vertèbres ne touchent pas la moelle épinière ni les racines nerveuses qui en sortent, le patient n'a donc pas de signes neurologique ( = il n'est pas paralysé, il n'a pas de perte de sensibilité )

** oui, parce qu'on visse dans les vertèbres pour maintenir la colonne dans une position correcte...

 

Un rachis :

c'est un homme de 57 ans, qui a fumé son paquet de clopes par jour, et qui se retrouve un beau matin, avec un diagnostic laid : un cancer broncho-pulmonaire, qui prend ses aises sur 2, 3 vertèbres. Un cancer du poumon métastasé à l'os ça se passe de commentaires. Mais celui la de cancer il s'est pas contenté de bouffer des corps vertébraux, il a poussé sa connerie jusqu'à comprimer la moelle : paraplégique.

 

Un rachis :

C'est un trentenaire, marié depuis 2 ans, qui rentre chez lui dans la nuit en moto, il dérape sur la chaussée, et se retrouve 3 mètres plus loin, inconscient. les secours arrivent, et l'emmènent rapidement à l'hôpital, un arrêt cardiaque récupéré, à peine arrivé en réa pour le fun.

En imagerie on retrouve 11 fractures de côtes, et de multiples fractures vertébrales, des épineuses ( c'est la partie des vertèbre que l'on sent juste sous la peau du dos, et des transverses : ce sont des fractures qui ne touchent ni la moelle ni les racines, et qui ne provoque donc aucun signes neurologiques.

je vous passe le reste du bilan : hein, au cas ou vous ne l'auriez pas remarqué, ce texte est tantinet ciblé sur le ... rachis ( si, si ... ).

Quelques opérations plus tard, il est transféré de la réanimation en service d'orthopédie, ou môsieur est grandement déçu de n'avoir pas réussi le jackpot de 12 côtes, et 2 ou 3 fractures vertébrales de plus ... 

 

 

03.11.2008

L'externe en mission au Bloc opératoire.

Today : a new episode of " the missions of an externe "

l'externe, je vous le rappelle c'est cette drôle de bestiole que l'on retrouve traînassant sa blouse plus ou moins blanche dans les couloirs des hôpitaux universitaires, tâchant vaguement d'apprendre quelque chose sans que cela se fasse au dépend de ses patients (longue histoire ... )

et aujourd'hui c'est le grand jour, notre externe se rend dans le lieu saint : le bloc (comprennez le bloc opératoire ;), et n'en doutez pas il écopera de missions tout aussi glorieuses que les précédentes ( je ne vous ferai pas l'affront de vous les rappeller... euuh, c'est peut-être aussi parce que je ne m'en rappelle plus... je crois vous avoir honoré d'une sublime note sur l'art de la photocopie, mais les autres... sorry ).

mais revenons donc à ce sympathique bloc, que pour l'exemple nous prendrons d'orthopédie ( toute ressemblance avec la situation actuelle de me myself and ne pourrait être que fortuite ;) : et comme l'orthopédie c'est le traitement des os des membres et de la colonne vertébrale, la chirurgie orthopédique c'est donc la chirurgie des os ...

et notre ami, externe, vous l'avez peut-être déjà deviné, aura le privilège, que dis-je : la gloire et l'honneur de tenir un bras, une jambe, une main dans la position adéquate des heures durant ( d'où la musculature sans faille de l'externe d'orthopédie ;), pendant que nos, non moins amis chirurgiens tripatouillent allègrement tout cela ...

Wahou, l'externe est une star...

parfois on lui demande même de passer les instruments au chirurgien : mission qu'il accomplirait avec la plus grande grâce, si seulement il connaissait leurs noms... en attendant, il les tends plus ou moins au hasard, tachant de deviner derrrière le nom plus ou moins suggestif de l'instrument sa forme possible...

petit mise en scène :

Chirurgien : " PIINNCE DE GOB "

Externe : se retourne avec anxiété vers la table, recouverte d'une bonne cinquantaine de pinces, ciseau, marteau, écarteurs et autres objets non moins sympathiques, qu'il observe septique ( pas l'externe, hein le regard : l'externe, lui est parfaitement stérile, avec sa casaque bleu, et ses doubles paires de gants, à moins que, euuuh ... bah qu'il se soit contaminé ... CE CON ! ),  bref il cherche vaguement dans les cisailles entremellées : laquelle peut bien être l'heureuse élue ...

Chirurgien : désespérant de ne jamais voir sa pince chérie arriver, s'en va à la table se servir lui-même, un petit soupir d'exaspération dans la voix ...

la scène se reproduit plusieurs fois, avec tour à tour : "le dos d'âne", "le davier de faraboeuf", "la pince à disséquer", " la rugine"

et au beau milieu de l'opération, le chirurgien demande alors des ciseaux. L'externe, transporté de joie à l'idée de pouvoir enfin donner le bon instrument, se retourne vers la table, et se saisissant d'un objet bien familier que cela en est presque sympathique est alors pris d'un affreux doute : mais est ce que ces tordus de chirugiens, ne seraient pas foutus d'appeller ciseau, un truc qui  n'en a absolument rien à voir ...

eh bien ça n'a pas loupé le ciseau du chirugien : c'est ça :  

bilan : ils nous feraient presque prendre des vessies pour des lanternes ces cons ;)

 

 

30.10.2008

La naissance de la déontologie médicale.

les mecs qui ont inventé l'éthique médicale, ont tout simplement repris des principes moraux déjà en vigueur, les adaptant plus ou moins à la médecine. Bon, pour le style ils ont transformé le mot morale en "éthique" ou en "déontologie" ( selon l'humeur du jour ). mais ça, à la rigueur on pourrait leur pardonner, au vu de ce qu'ils ont fait pour l'humanité ...

Euh, mais d'ailleurs qu'ont-ils fait pour l'humanité ?

permettez-moi une mini-digression de ... euh 3 siècles ...  

Au moment de la révolution française, il y a eu moult évènements importants:

la libération d'un aristocrate fou, de 4 faussaires et de deux autres couillons que nous autres français fêtons tout les 14 juillet, parce qu'on aime bien commémorer les choses importantes ;)

Mais il y a eu d'autres trucs, un soupçon moins médiatique comme l'abolition des corporations :

[ mode intello à lunettes à écailles, l'index droit au ciel ...] Mais qu'est ce que c'est les corportation ? [mode intello off]

En gros les personnes qui bossent dans un même métier appartiennent à un même group : la corporation, qui a une organisation et système juridique propre. Pour être médecin, il faut par exemple être reçu docteur à l'hôtel dieu, une fois reçu on doit obéir aux règles érigées par la sus-décrite corporation.  

Eh bah après 1803 : bim : abolition des corporations, ce qui revient à dire que quiconque en à l'envie peut se considérer médecin ... ( oh oui, je te vois ami externe qui soupire devant ton écran, toi qui te tape 10 ans d'étude pour ce qui prenait à cette époque magique l'équivalent d'une demi-seconde, l'exact demi-seconde qu'il faut pour se dire : "j'ai bien envie d'être médecin aujourd'hui ..."

Bon quelques années plus tard, un quidam a dû capter que la demi-seconde formation c'était peut-être pas suffisant ... on crée donc la notion de compétence et on réglemente à nouveau la profession médicale. 

On crée même 2 catégories : les médecins, qui acquièrent leur statut en 5 ans avec apprentissage universitaire et au lit du malade ; et la profession d'officier de santé qui eux, apprennent aux côtés d'un médecin en 2 ans. Ces derniers ne pourront exercer que dans les limites de leur département.

Bien évidemment, les deux professions se disputent leurs patientèle respective, et les officiers de santé plus disponibles et se créant rapidement une patientèle de proximité, irritent un tantinet nos amis médecins : ces derniers pour se démarquer ont la noble idée de se créer un code de déontologie, où ils s'astreignent, entre autre à donner quelques consultations gratuites dans les dispensaires en plus de leurs patientèle aisée ...

ils se créent ainsi un certain nombre d'exigences morales, non pour le bien de leurs malades, mais bien pour le maintien de leur statut ...

Elle est pas belle la déontologie ?

 

et pour répondre à l'intello binoclard ( comment ça, je tape dans les gros clichés aujourd'hui ? ... Vous croyez ?? ) un petite précision : le code de déontologie à l'origine de celui que nous connaissons actuellement naîtra bien plus tard, dans la seconde moitié du XX ième siècle.

24.10.2008

Les petites histoires du Métro

 L'heure est grave, il est grand temps de prendre une dure décision, une de celle qui peuvent changer une vie, une de celle qui pourrait presque changer la face du monde ...

 

Mais bon puisque c'est irrévocable, autant vous l'annoncer tout de suite :

 

....

 

Ou pas,

 

....

 

Je peux aussi maintenir ce suspens, à bout de bras, jusqu'à atteindre ce sommet de tension, qui te pousseras, ami lecteur, à te jeter, jusqu'à cette ligne maudite où siège narquoisement la réponse ...

 

...

 

Réponse que moi, je connais depuis fort longtemps ...

 

...

 

Mais avant il faut que je te dise que ton index droit, sur ta souris dernier cri, se fait un tantinet rageur ... 

 

...

 

 

Et pourtant tu le sais, patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ...

...

 

Oui parce que toi aussi, tu as du les apprendre par coeur, ces foutues fables du Jeannot, histoire de pouvoir, la réciter tremblotant  face à tout tes petits camarades de classe ;)

 

...

 

Mais là n'est pas la question ...

 

...

 

Non, il faut que je t'annonce, cette chose qui me pèse tant ...

 

...

 

la création d'une nouvelle catégorie : " Les petites histoires du Métro " ...

 

( eh oui, tout ça pour ça ;) 

 

 

La scène se passe donc dans le métro ( si, si, rapport à la catégorie sus-nommée ;). Et comme je suis de bonne volonté je vous ai même fait un supeeeerbe shéma situationnel pour vous aider à reconstituer la scène :

 

Nous avons donc 3 personnages : le Supposé Beau Garçon ( abrégé pour l'occasion en SBG), la jolie demoiselle et moi même, gentillement installé sur nos strapontins mal rembourrés de métro. Les autres places sont occupés par des individus qui nous indiffèrent totalement...

 

    S  B  G       p tit malin  ;)         oui, toi aussi ; )   Me, Myself And

Quoi ? .. tu as trouvé celui là aussi ? .... la star ;)

 tu t'arrêtes     maintenant?           Jolie Demoiselle   A+ sac à puces

Vous avez parfaitement le droit de vous fondre d'admiration devant ce dessin à la ligne épurée ;).

La scène se passant de bon matin, les yeux de me myself and, sont plus ou moins ouverts ( plutôt moins que plus d'ailleurs) et sa tête oscillent en fonction des mouvements du métro...

Lorsque tout un coup, la main de notre jolie demoiselle se tend vers le supposé beau gosse ( supposé, hein, parce ce si vous observez bien le schéma de ma place je ne peux guère l'apercevoir ...  ) enserrant dans ses doigts, ce qui ressemble à un papier blanc

Notre supposé beau gars, la remercie d'une voix grave ( ce qui confirme accessoirement le fait que SBG est un mec ... euh... ou une femme sous anabolisants... ). Devant une situation pareille, pensant que mademoiselle avait donné ses coordonnées au mâle du strapontin, je m'apprêtais à siffloter une petite chanson romantique.  Oui, pour encourager l'idylle naissante dans un si romantique cadre. Et parce que je sais que vous aimez les détails je m'étais décidé pour " Only you " des platters.

C'était sans compter, un bruit suspect, émanant de notre supposé beau mec ...

On aurait dit que Môôôôsieur se mouchait rageusement dans les coordonnées de sa prétendante...

déjà qu'un bon vieux râteau c'est pas toujours facile à assumer, mais le mouchage, c'est d'une cruauté assez implacable, trouve-je ...

Inutile de vous préciser combien j'étais déçue de ne pouvoir chantonner mon "only you", et c'est la rage au coeur que je me suis levée pour sortir à ma station. Non sans jeter un regard de reproche au supposé beau mec ( et, à vous je peux l'avouer : il aurait quelques avantages à rester dans le domaine du suppsosé ;)

 

Et d'un regard circulaire, j'ai résolu cette grande énigme : Pourquoi un mec banal, mouche une si jolie cavalière ?

 

la réponse étant : qu'il s'aggissait non point d'un petit papier avec ses coordonnées, mais d'un mouchoir, probablement donné par notre demoiselle sur la demande du gars, demande que les oreilles endormies de me myself and, ont allègrement zappé ...

 

Bilan : I need an ORL ;)