20.10.2008

L'Emmerdeur cuisine ...

Si vous avez suivi ses premières aventures, vous concevez aisément que notre Emmerdeur prompt à l'agaçement, un tantinet vélléitaire, n'a pas que des amis ... et ses ennemis, gentil comme il est, il ne peut s'empêcher, à leurs dépends, de les gâter ...

Traduction : il se venge.  
 
Et c'est bien pour cela qu'il est passé maître dans l'art du glaçage.

Non, rassurez-vous, il ne congèle ceux qui n'auraient pas la chance de lui plaire... non, non ... il fait, par contre, des glaçages de gâteaux...

Dans ce billet, vous n'apprendrez donc que peu de choses sur les fonctionnalités des congélateurs ( cependant si vous êtes un passioné d'électro ménager je ne saurai trop vous conseiller d'aller faire un tour sur darty.com ), vous aurez néanmoins l'immense honneur d'assister à la revanche culinaire de l'Emmerdeur ;)
 
Vous vous demandez peut-être quel est l'intérêt, à l'instar du Graaaaand Maître Emmerdeur, de masteriser l'art du glaçage : la réponse est bien simple, s'y connaître en glaçage c'est se révéler un as du camouflage. Le principe étant de recouvrir le méfait : alias le gâteau le plus immonde possible, d'un glaçage d'une perfection sublime.

N' ayant point l'idée, de couper définitivement votre appétit, je ne m'aventurerai pas trop loin dans la description de la préparation du gâteau, mais sachez qu'un joyeux mélange de vos restes avariés de la semaine, allègrement soupaudrés de fromage fondu, et de poivre, devraient faire l'affaire, je vous laisse décider de la quantité de farine et de la cuisson en fonction de la consistance désirée.

le stade : mastic bourratif étant le but ultime ;). Par dessus cette horreur :  Le glaçage, auquel un ermite ascétique allergique au chocolat ( oui car je vous conseille le chocolat noir pour le glaçage pour la bonne raison, que la couleur foncé masque mieux n'innomable bordel du dessous ;) ne doit pas pouvoir résister ...

Ceci étant fait, il ne lui reste plus qu'à apporter en hommage, ce met si délicat, au goulu ennemi, et l'observer, s'approcher, attiré par ce miroir de chocolat fondu. En règle générale il enfourne, avec une vigueur peu commune, une monstrueuse part et crispe vaguement un sourire, l'innomable chose titillant impitoyablement ses papilles gustatives, il lui faudra une bonne dizaine de minutes avant d'hoqueter misérablement les mots fétiches : "oh qu'il est bon, ce gâteau, tu me donneras la recette ? "  

A part, augmenter notablement le nombre de passage au WC du coin, l'emmerdeur fait passer un message de première importance à base de "le glaçage ne fait pas le gâteau" ( dont une variante peu célèbre à été outrageusement tirée: "l'habit  ne fait pas le moine" )

Oui, parce que l'emmerdeur, aime faire passer des messages pseudo-philosophiques, mais attention, pas à la façon relou : " ah, non, non, non, il ne faut pas juger sur les apparences, ça, non alors, c'est pas bien ".

Non, l'emmerdeur est beaucoup plus subtile que cela, et l'on pourrait croire, qu'à la manière d'un socrate d'un nouvel âge, tatoué et piercé ( wahouu le rebelle ;), il se dévoue pour éclairer l'intelligence de ses contemporains.

En réalité, il n'en est rien,  il profite de cette couverture philosophique, ma foi fort honorable, pour bassement, se venger :) 
   

Bilan : l'emmerdeur est multi-fonction : il cuisine (enfin, termine les restes de la semaine), philosophe et se venge :)

15.10.2008

La boîte de chocolat ...

Selon une suggestion dans les commentaires de ce blog qui nous vient de .... euh de moi même, en fait (d'ou l'intérêt de s'auto-commenter ;) : nous analyserons les raisons obscures au prime abord, qui font qu'un patient offre des chocolats à son médecin.

Ce même médecin qui a pourtant été la cause de bien des souffrances : foultitudes de prises de sang ( de préférence à 6 heures du matin, pour bien commencer la journée), foultitudes d'examens complémentaires sympathiques ( et hop : une coloscopie ;) et non moins foultitudes de paroles incompréhensibles ( oui, alors cette AC/FA n'a pas été réduite par la cordarone, monsieur, on va donc faire un Choc Electrique Externe (CEE) ...

(parce que CEE, ça ne veut absolument pas dire Communeauté économique européenne, ya que les profs de géo pour raconter des trucs pareils ;) )
 
Toujours est-il qu'il arrive que le patient soit pris d'un accès subit de démence et offre à son tortionnaire de quoi permettre une fort agréable prolifération adipeuse ( cellules adipeuses = la graisse tout simplement ;). mais pourquoi ???
 
Hein, pourquoi ???
 
Eh bien la première raison, qui relève plutôt de la stratégie, d'ailleurs, consiste à offrir les chocolats au tout premier jour d'hospitalisation ( voir même dans les premières minutes ... ). Parce que c'est bien connu :

  • la boîte de 500 g de léonidas : assure une prise en charge optimale,
  • 250 g permettent une prise en charge acceptable
  • les ferrero rochers, ne donnent en échange que 2 visites par semaine, et un package de trois médicaments maximum par jour ...
  • les nuts, mars et autres marques, sont quand à elle sans réelle bénéfice ...

                                     avis aux amateurs ;)
 
Le second facteur, est plus ou moins lié à la sus-nommée foultitude de paroles incompréhensibles. Il ne s'agit plus ici de chocolats de qualité mais d'une véritable arme de dissuasion : le chocolat gluant.

Celui qui se cramponne avec détermination sur chacune de vos dents. Il est en général proposé ( gracieusement ) au moment même ou l'on répète, ( non moins gracieusement ) pour la troisième fois une question gênante à laquelle notre patient, n'est pas franchement pressé de répondre. Un exemple (totalement au hasard ...) : essayer de comprendre pourquoi ce patient nouvellement greffé à arrêter ses immunosuppresseurs ( ce qui le met à risque de faire un rejet). 

Notre patient, à l'espoir ténu  qu'un bon gros chocolat, bien visqueux, devrait empêcher toute communication verbale, pendant quelques minutes, minutes justement nécessaire pour entamer une diversion : à base de " quand je bois de l'eau froide, j'ai des palpitations ..." . 

Ai-je besoin de vous dire que depuis, je réutilise à bon escient, ce stratagème, en gardant,avec précaution, le fameux chocolat pour un co-externe un peu trop bavard ...
 
3 ième raison : le patient pénible, et qui se sait pénible, est la plupart du temps atteint d'une maladie chronique, il revient donc plusieurs fois dans l'année, dans le même service ... autant vous dire que toute l'équipe médicale et paramédicale le connaît par coeur, et tente plus ou moins discrètement de se le refiler...

Ce patient, sachant qu'une fois de plus, il refusera les examens prévus, vadrouillera dans les couloirs quand il est censé être en repos au lit strict, esquivera les visites des médecins pour mieux se plaindre de ne pas être bien informé, débarque inévitablement dans le service avec un sac rempli de bonbons, et chocolat, qu'il jette négligement dans le poste de soin, s'esquivant aussitôt, à peu près comme le ferait un terroriste de sa bombe ...

Le bougre, booste son capital sympathie, avant de le détruire consciencieusement, jour après jour ... 

Quatrième possibilité, l'entourage, ma foi fort sympathique du patient qui apporte ingénument une énoooorme boîte de chocolats somptueux, en guise de voeux de prompt rétablissements sans imaginer que le patient soit : à jeun pour un examen, une opération, ou tout bonnement incapable de les manger... auquel cas ceux-ci ne seront qu'une affreuse tentation dont il faudra se débarrasser au plus vite, en les refourguant au premier qui entrera dans la chambre ;)

La dernière, est la plus sympathique, puisqu'il s'agit du patient reconnaissant qui offre à son départ de quoi régaler le service pour quelques journées ( euuuh, la prochaine demi-heure ... ). C'est parfois mérité : un diagnostic rapide, un traitement efficace, mais il arrive, je vous l'avoue, que le mystère soit resté entier, ce qui, va savoir pourquoi, n'empêche pas le patient d'être réellement reconnaissant ...

And now, you know all about the gift of chocolates in ze hospital ... yeah ...

12.10.2008

la critique est aisée ...

On compare souvent la maladie à une guerre, où les microbes et bactéries, dans le rôle des méchants, envahissent brutalement un territoire innocent : le corps du patient. Celui-ci déploie, pour sa défense de vigoureux anticorps, et possède pour son plus grand bonheur un fin stratège : le médecin, qui l'aide dans cette terrible bataille en lui proposant différentes stratégies pour parvenir à l'extermination de l'armée adverse. Suivent en général, surtout en cours de biologie, une vidéo, ma foi fort sympathique, avec reconstitution de la scène ... Super ...

Bon, dans la vidéo, ils insistent toujours sur les anticorps contre les antigènes (oui parce que le but c'est de faire comprendre le système immunitaire ... car le prof aussi est un fin stratège : la vidéo, c'est jamais un clip marrant et un peu stupide, mais toujours un cours plus ou moins bien déguisé ... dommage ;).

La vraie bataille, la plus acharnée en tout cas, elle n'est pas là. elle se situe un peu plus loin, parmi les médecins...

Ouais, parce que nos médecins, guerriers pour l'occasion, ils font exactement pareil que pour la vraie guerre : une première ligne ( le généraliste ), qui monte au front, un peu inconsciente des dangers, elle arrive en premier face à l'adversaire, qu'elle doit reconnaître, l'identifier comme le réel adversaire ( oui parce que parfois il y a des épouvantails ) elle prend ses mesures, le jauge, l'estime, et lorsqu'elle l'a bien cerné, elle balance les premières armes et attaque le gros des troupes : les symptômes aux avants-postes, parfois ça marche : et le soldat revient, content de lui ...

Mais parfois, l'adversaire remporte la première bataille, la première ligne est submergée, c'est à la seconde ligne ( un second médecin généraliste ) de passer à l'attaque, et la seconde ligne, procède de la même manière, l'étude, l'examen, puis l'attaque, non sans vaguement reprocher à la première ligne de s'être fait aussi facilement débordée, de n'avoir pas vu venir, de n'avoir pas pensé à telle ou telle technique.

Lorsque la seconde ligne triomphe, elle fête joyeusement son succès, et retourne se battre sur d'autres fronts. Si la seconde ligne échoue : les renforts rentrent sur le terrain, il sont parfois tellement spécialisé, qu'ils oublient d'attaquer la totalité de l'armée adversaire, et tapent à gros boulets, sur la moitié du quart de l'armée adversaire, parfois.

Au hasard d'une exploration trop poussée, ils découvrent des micro-suspects qui n'ont absolument rien à voir avec la choucroute, mais qui déclenchent néanmoins une riposte immédiate... parfois ils découvrent aisément le coupable et le châtient remarquablement, l'air blasé. la bataille, trop facilement gagné, ils retournent leurs armes contre les premières lignes inefficaces, et les lapident en quelques sarcasmes assainés.

Au loin du champ de bataille : les généraux bedonnants, regardent de loin en loin, du bout de leur jumelles le déroulement de la bataille, ils ordonnent vaguement quelques stratagèmes (souvent contradictoires ) pour coincer "immanquablement" ces salops d'ennemis.Le reste du temps, ils critiquent la conduite tenue, regrettent le bon vieux temps, celui ou l'on savait se servir de ses yeux, de ses oreilles, de son bon sens, et qu'on abusait pas de toutes ces nouvelles techniques diagnostiques...

De l'autre côté, se trouvent les ingénieurs ( les laboratoires ), et les journalistes ( les radiologues ) qui proclament dans la seconde où l'adversaire se replie, que si, eux, avaient été sur le terrain, ils auraient depuis longtemps gagné la bataille ...

Et personne ne se rend compte, que s'ils ont réussi à vaincre c'est parce que chacun à fait, progressivement ce qu'il fallait faire. Ils oublient qu'à chaque étape les difficultés ne sont pas les mêmes, qu'elles changent et se renouvellent, que les premières lignes échouent parfois, mais que bien souvent, sans bruit, elles réussissent.

Que ce sont les percées, et parfois même les erreurs des premières lignes qui permettent aux renforts de triompher. les généraux, quant à eux, sont au spectacle, ne sachant plus très bien où la réalité se trouve, ils ont oublié le poids de la fatigue, les multiples fronts qui s'ouvrent de préférence simultanément, la difficulté d'obtenir des vigiles compétents ( des examens complémentaires, rapides, bien faits et interprétables : le rêve ... )

bilan : TOUS ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE, OUAIS, OUAIS ...

09.10.2008

Quel joueur êtes-vous ?

Vous le savez certainement déjà, mais,je ne peux m'empêcher de vous le redire, histoire de passer définitivement du stade saturation à l'ultra saturation : C'EST LA CRIIIIIIISE, les indices boursiers sont en berne, l'économie entre en récession ( mais attention en récession positive, hein, ... , le seul truc chouette avec la récession positive, c'est qu'on va pouvoir révolutionner l'annonce de notes exécrables aux parents : avis aux lycéens/collégiens : "euh oui c'est une mauvaise note, mais c'est un résultat négativement positif ... hein "

Et comme ce blogounet est comme toujours au top de l'actualité (si, si ... ), je vous propose un petit quizz sur le thème du jeu...

Une moue interrogative, ami lecteur ?

eh bien, tu fais bien de te questionner, il n'y effectivement aucun lien entre la criiiiiise et ce quizz, allons-y quand même :

1) Quel est votre jeu préféré ?

  • N'importe quel jeu de plateau, possédant une foultitude de pions ...
  • Le scrabble, sans hésitation, même si vous êtes souvent obliger de demander à qui veut bien, la couleurs des cases, n'y voyant plus grand chose.
  • Les jeux de cartes
  • Les jeux de hasard, poker en tête.
  • Tous, vous les aimez tous sans exception ...


2) Quelqu'un ne connaît pas les règles, que faîtes-vous ?

  • Vous expliquez en détail l'ensemble des règles, puis vous entamer une partie pour du beurre, histoire de s'assurer que tout le monde a bien compris.
  • Vous expliquez le plus mal possible pour être sur de gagner les premières parties.
  • Quoi ? vous pouvez répétez la question, je n'entends pas bien ce que vous dites ... aah vous voulez me redire les règles, bah allez-y, je me rappelle plus bien ...
  • Mais qu'il se débrouille, ce n'est pas votre problème, à moins que vous n'ayez parié auparavant, de réussir à lui apprendre les règles en moins de 3 minutes ...
  • Vous commencez à expliquer, mais n'étant pas particulièrement pédagogue, vous passez la main dans la minute qui suit.

3) Comment se finit le jeu ?

  • Vous avez perdu le triple de votre mise initiale, vous ne pensez qu'à une chose rejouer demain, et enfin gagner les sommes que vous méritez.
  • Vous vous endormez, la tête sur le plateau ...
  • Vous voyant sur une mauvaise pente, rageur,vous renversez le plateau, celui-là même qui est joyeusement garni de pions en toute sorte ( pour le côté dramatique: c'est bien mieux si les pièces voltigent aux quatres coins de la pièce ;)
  • En procès, tout simplement, vous avez triché tout au long de la partie plus ou moins discrètement, et curieusement vos partenaires n'en sont pas ravi ...
  • Vous avez encore gagné, vous tapotez l'épaule des perdants en leur expliquant qu'il feront mieux la prochaine fois


4) Un de vos partenaires, est en train de perdre que faîtes-vous ?

  • Cela ne vous étonne pas vraiment, vous avez abondamment truqué son jeu quelques minutes auparavant.
  • Vous l'aidez, discrètement.
  • ah, bah ça fait partie du jeu, c'est une bonne école de la vie le jeu ...
  • la joie vous assaille, vous n'essayez de pas trop la montrer, histoire d'enfin remportez la manche, et bien plus important la mise.
  • Vous êtes rayonnant, et vous en profité pour vous vous moquez éperdument du malheureux ...

5) un des joueurs, reçoit un coup de téléphone, et s'esquive pour quelques minutes en pendant la partie :

  • Vous vous demandez, à quoi peut servir cette petite chose qu'il tient au creux de sa main
  • Vous manquez vous étouffer de rage, en voyant que personne ne prend ce jeu au sérieux ...
  • Vous en profitez pour allez chercher des victuailles pour constituer un petit apéro
  • Vous profitez qu'il est le dos tourné pour regarder son jeu.
  • Cela n'arrive jamais, les gars on la moitié de leurs économies sur la table ...

Vous avez une majorité de rouge : Vous êtes le mauvais joueur par excellence, rien ne vous énerve autant que de perdre la partie, sinon de perdre la revanche. Lorsque vous jouez, c'est votre vie même qui vous semble sur le plateau, et plus rien n'a d'importance que ce qui s'y passe. Et avant que vous ne vous en rendiez compte, l'ensemble de vos amis refusent catégoriquement de jouer avec vous, à moins qu'il n'aime ce sport extrême qu'est le lancer de plateau.

Vous avez une majorité de bleu : Vous êtes un respectable papy, ou mamie... autant le scrabble est pour vous synonyme d'une sympathique soirée, autant pour vos enfants et petits-enfants celui-ci représente un véritable calvaire. Toute à votre passion des mots comptent triple, des X à 10 points et des combinaisons de lettres improbables ( XYK : 45 points papy, c'est bien ...  et non ça n'a aucun sens, mais pour les beaux yeux (myopes) de papy, c'est accepté ;)  vous ne vous rendez même pas compte qu'autour de la table, votre famille à vue d'oeil dépérit ...

Vous avez une majorité de orange : Vous êtes l'énergumène le plus haït sur cette terre, vous remportez avec une facilité incroyable le moindre jeu que vous entreprenez. Et cette incroyable gentillesse qui vous conduit à aider les autres joueurs pour leur éviter de perdre, ne vient en fait que de la certitude que vous avez de gagner ;)

Vous avez une majorité de vert : Joueur invétéré, vous ne pouvez vous empêcher de parier sur tout et rien... Vous voudriez faire de la vie un immense terrain de jeu : pariant et misant sur les banalités de la vie (le repas du midi à la cantine, la couleur de la cravate de votre boss ) pour qu'elle devienne plus supportable, vous n'avez qu'une hâte : vous réfugier dans le jeu, le vrai, dès que vous le pouvez.

Vous avez une majorité de violet : aaah, le génie de l'embrouille, le tricheur sans répit, qui truque inlassablement le jeu, aurais-tu peur de perdre ? il peut parfois sembler serviable, toujours prêts à mélanger et distribuer les cartes, que nenni, l'ami, son plus grand bonheur et de pouser plus ou moins discrètement le sort à lui être favorable... parfois découvert, il dévoile avec grâce ses techniques, et détourne habilement le courroux de ses adversaires ...

18:19 Publié dans Quizz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeu, joueur

06.10.2008

Stressante la relaxation ?

la question du jour étant : mais pourquoi les vendeuses des boutiques spécialisées dans le bien-être et la relaxation sont-elles plus stressées qu'un lycéen à la veille du bac ? plus mornes que la contemplation d'un toit gris parisien ? plus rébarbatives qu'un lundi matin ?
 
La première hypothèse qui ne va pas me rendre très populaire chez nature et découverte ;) c'est d'envisager que la relaxation ne soit qu'un vil concept marketting, qui fait vendre, et cher des produits dont l'efficacité est en réalité plus proche du zéro absolu que les expérimentations des meilleurs labos du monde.
 
Allez parce que c'est mon jour de bonté, je vous acccorde l'effet placebo ( bon c'est surtout pour pouvoir, au moins une dernière fois, franchir le seuil de la boutique sus-nommé :).
 
Et encore, personnellement : le massage à " la pâte d'algue ", me donnerait plutôt une vague nausée, qu'un état de bien-être irrépressible. "pâte d'algue" qui vous est évidemment conseillée d' appliquer en cataplasme sur tout le corps, non parce que cela majorera l'efficacité, mais pour la bonne raison que vous aurez besoin de 4 pot de 35 ml à 15.99€, pour couvrir le quart de la moitié de votre corps ...
 
( le mot que vous cherchez est : Jackpot  ;)
 
Je ne vous parle pas du spray pour masser les tempes, qui stimule avantageusement l'activité intellectuelle ( hum, oui d'ailleurs quand je masse mes pieds, ils se mettent à courrir :)
 
Cette première hypothèse acceptée, nous conduit tout droit vers une double conclusion, les clients sont tout aussi tendus, stressés et pressés qu'ailleurs ( le mot que vous cherchez est : chient, mais c'est affreusement vulgaire ... ;) . Et les vendeuses semblables à la vue d' un toit parisien, un lundi matin avant de passer le bac.


 
La seconde hypothèse est liée à la présence pour le moins horripilante de ces fontaines, qui soi-disant "apaisent les sens de leur ruissellement cristallin", Mais qui en réalité ne font qu' harceler obstinément les vessies, leur intimant avec entêtement que l'urgence n'est point de servir les clients mais bien d'aller pisser...
 
Nos pauvres vendeuses, avec leur trois minutes de pauses journalières, ne peuvent guère se soumettre à ses suggestions vésicales, ce qui les amène, non seulement à se dandiner curieusement, mais surtout à la rétention aigue d'urine, au globe urinaire, et même à l'insufisance rénale par obstacle ( quoi j'extrapole ? ...si peu ... bon de toute façon je viens de finir mon stage de néphrologie, vous ne devriez donc plus avoir à subir plus longtemps mes errements rénaux )
 
Le comble de la situation, étant la diffusion de musique " relaxante" qui ne doit plus l'être franchement lorsqu'elle est passe pour la 6 ième fois de la journée.
 
Et c'est ainsi que la vendeuse, qui travaille pourtant dans ce qui devrait être un temple du bien être, se retrouve dans ce que l'on appellera un enfer vésical, au milieu de clients hystériques en mal de relaxation, poursuivie par une musique entêtante, dans une atmosphère sur-saturée de parfum madarine rouge, agréablement mixé avec du camphre, un zeste de canelle et ... allez un peu de romarin ... aaaaAAAAARGGGH