03.10.2008

Les infirmières et les externes (1)

Les relations entre les infirmières et les étudiants en médecine (qui portent aussi le doux nom d'externe ) : c'est un joli sujet, suggéré par Mlle Claire, alias Chef de la pub ...

Vous allez découvrir dans cette première partie ( il devrait y en avoir d'autres ;) l'externe face à l'infirmière ultra-compétente, puis l'externe et la voix du fin fond du couloir  ... ( wahou, cette annonce de plan, on dirait presque une introduction type, façon dissertation de philo, il ne manque plus qu'une problématique : ... euh ... l'analyse précise des rapports entre les membres de l'hôpital sont esssentiels pour la compréhension intrinsèque du système de soins actuels... si, si ... )

I. L'infirmière ultra-compétente.

Elle a minimum 15 ans d'ancienneté dans la même aile de ce service qu'elle connait parfaitement. Elle a tout vu, tout connu. elle a cette connaissance qui n'est pas seulement théorique : elle sait faire, certes, mais surtout être. C'est le repère absolu, la constante ultime, du service presque autant que le Chef de Service lui-même ...

Pour l'étudiant en médecine elle est revêtue d'une aura de sacré : d'une part, elle a vu l'incroyable, à savoir ses chefs à leurs tout début, dans ces moments même, où ils luttaient péniblement pour réaliser leurs prescriptions, ou la moindre posologie leurs était plus pénible que l'ascension du mont-blanc, pieds nus par moins 20 degrés... si, si je vous parle bien de ceux-la même qui semblent aujourd'hui incroyablement infaillible, faisant face aux plus excentriques urgences avec une sérénité tranquille dont ils ne se semble jamais se départir ...

Ceci dit,elle ne fait pas que voir l'incroyable, elle le fait aussi : elle jongle avec les perfusions et te branche 43 tubulures sur un robinet 3 voies sans jamais faire de noeuds, fais passer "la base" en distal et la calciparine sur ... vous comprenez rien ? ... bah moi non plus ...

 elle te fait les soins les plus compliqué en 36 secondes tout en restant stérile, (petit rappel : toi, tu as même pas encore passée la bétadine (= antiseptique ) que t'as déjà réussi à contaminer tout tes champs stériles ... )

Mais l'infirmière ultra-compétente ce n'est pas que l'efficacité incarnée, c'est aussi la clé de l'intégration pour le petit étudiant dans l'équipe paramédicale : avec elle soit ça passe, auquel cas le service deviendra un véritable palace, soit ça casse, auquel cas il trépasse ;).

Prenons le second cas ( c'est bien plus marrant ;), notre cher étudiant n'ayant pas convainvu The Key (bah la clé, quoi) de son utilité va se transformer sur le champs en esclave corvéable à merci, elle, et toute l'équipe soignante ne lui parleront guère plus que pour l'envoyer dans des missions fâcheuses, auquel notre sus-cité esclave aura soin de se plier en espérant mériter une éventuelle rédemption ;) 

[Transition de ouf-malade] Mais l'infirmière ultra-compétente, qui illumine le service de l'étendue de ses connaissances, n'est point la seule à sévir à agir dans ces lieux ...

II. La Voix du fin fond du couloir, qui n'est d'ailleurs peut être pas une infirmière, vu qu'elle se résume à une voix, parfois à une silhouette rapidement aperçue derrière un amoncellement de pansement, médicament, et de dossiers entreposée sur un chariot... Nous ferons donc ici pour la sauvergarde du sujet de ce texte, l'hypothèse qu'il s'agit d'une infirmière ;).

Son passe-temps préféré consiste à héler l'externe d'une voix de stentor : "Dis, l'externe, tu pourras me faire l'ECG ( electro cardiogramme, qui permet de voir l'activité électrique du coeur )  de M. Y ?" .. ça à l'air d'une question, mais ne vous y méprennez pas : c'est un ordre ...

la Voix s'élève souvent quand l'externe se croyant à l'abri des regards, désinfecte un peu trop rapidement le l'appareil à ECG.

La voix est aussi trés au courant des usages et superstitions de l'hôpital ...

Et c'est ainsi que l'externe qui a, une fois de plus, hérité d'une mission fâcheuse à savoir brancarder un patient (=  l'emmèner dans lit à une consultation, ou un examen ), le brancarde les pieds en avant, (oui, mon ami, la tête est donc derrière, ce qui accessoirement permet au malade de voir où l'on va  ... euuh ... en l'occurence le prochain chariot qu'on ne manquera pas de heurter, c'est drôlement pas maniable ces lits roulants :). Que n'avait-il fait ... 

la Voix, derrière lui, s'élève aussitôt :  " LA TETE EN PREMIER, LA TETE EN PREMIER ... " sur l'exacte même ton, que prendrait un marin à bord d'un paquebot, s'éventrant sur ... euh ... sur un iceberg par exemple ( quoi ? ... ça vous rapelle quelque chose ? ... le titanic ? ... ), pour déclamer, conscient de la noblesse de son sacrifice : "  LES FEMMES ET LES ENFANTS D'ABORD ".

Peut-être vous demandez-vous pourquoi la Voix est si désireuse que la tête du patient soit en premier ? ... Tout simplement à cause de l'expression " sortir les pieds devant "...

[ Conclusion de ouf-malade ] : Les infirmières, qu'elles soient ultra-compétente, ou la Voix de la Sagesse, du Reproche et de la Demande, sont absolument nécessaire à la bonne marche  des brancards du service ;)

[ ouverture de ouf-malade ] bientôt, découvrez l'éudiante infirmière, l'infirmière surbookée, l'infirmier et bien d'autres ...

30.09.2008

Choix de stages ...

Parmi les réjouissances de la rentrée, il y a les retrouvailles avec le secrétariat universitaire : de secrétariat il n'a que le nom, en réalité il s'agit plutôt d'une salle de relaxation pour fonctionnaires en manque de souffre douleur.

Il existe dans cette pièce exigu, un étrange sentiment de compétition ou chacun des sus-nommés fonctionnaires s'échinent véritablement pour aider les étudiants en détresse pour rabrouer outrageusement quiconque aurait l'affront de s'adresser à eux ...

Bref, après les moults épreuves qui jalonnent le parcours de celui qui aurait l'ambition de s'inscrire dans l'année suivante, les joies des choix de stages ...

Que je développe mon propos ?

...

Croyez-moi vous ne le souhaitez pas ?

clameur suppliante de la foule en délire ... ( j'aime bien écrire à la fois les questions et les réponses, ça donne un petit côté réaliste à l'affaire  ;)

bon, ok, je cède, et je vous propose ici la super méthode de malade de la répartition des stages pour des étudiants en médecine de par chez nous : et nous avons la joie d'acceuillir sur ce blog le haut commissaire à la con, qui interviendra en orange parce que l'administration étudiante à pour ambition première le bien-être de ses étudiants, de faire djeuns, et les couleurs vives c'est djeuns.

on applaudit bien fort M. le Haut Commissaire à la con :

Bonjour à tous, oui, oui même à vous dans le fond qui chahutez ... ( petit rire policé )

le haut commissaire n'a pas que une tête de con, il est aussi très drôle. Mais dans le style drôle pédagogique, hein, sa petite vanne foirée, pour lui, ça vaut bien le prix nobel de l'éducateur, il croit détendre l'atmosphère, inclure les turbulents et charmer les demoiselles ... si si , tout ça ;)

merci c'être venu si nombreux ...

Le haut commissaire à toujours tendance à penser que les étudiants viennent, non parce qu'ils sont convoqués, mais pour lui rendre un hommage personnel ;)

...

Dans mon immense bonté, je vous fais grâce du reste du discours, et j'en viens aux explications :

la répartition se fera par ordre alphabétique, pour plus d'équité vous tirez une lettre au sort par laquelle vous débuterez l'appel pour les choix, pour que ce soit plus marrant : il est nécessaire d'afficher la liste avec l'ordre de passage des étudiants, planqués quelque part dans la fac  (ça les amuse toujours un peu de chercher, vous savez les jeunes, il faut les occuper ... sinon ils dégradent le matériel )

on a bien fait de l'inviter en guest star sur ce blog celui là non ?

Il  faut ensuite changez, 2 ou 3 fois la lettre de départ, pour faire un dernier changement quelques minutes avant le début des choix : ceux qui passent en premier, ne le sachant point (qu'ils passent en premier), arriveront ainsi en retard pour leurs choix, et les autres pourront reprendre à zéros les stratégies qu'ils avaient péniblement mis au point pour obtenir le stage de leur rêves.

Parce que si deux minutes, vous vous mettez dans la peau d'un étudiant vous remarquerez que ce n'est pas si simple de bien choisir son stage : sur 6 mois il vous faut un stage dans une spécialité obligatoire, et un autre au choix dans plusieurs spécialités. Sur les 3 ans : au moins un stage de chirurgie.

Ces contraintes respectées, vous partez à la recherche du stage idéal qui doit répondre aux caractéristiques suivantes : stage formateur, chefs sympas, peu de gardes mais intéressantes, pas trop d'astreintes, proximité de l'hopital de la fac et de chez-vous, avec vos co-externes préférés, tout ça en fonction de votre classement sur la sus-expliquée liste alphabétique ...

Bref, laissez moi vous dire que le moindre changement de place, représente l'équivalent d'un séisme de force 8,8 sur l'échelle de richter ...

Revenons à notre autre peau, ( vielle, la peau, je vous l'accorde, mais là n'est pas la question ) : la peau de l'administration. Vous avez donc votre ordre, vous parquez donc vos 300 étudiants dans un amphi, muni du couple ultime : le rétroprojecteur et l'ordinateur, à partir desquels vous allez faire projettez en temps réels les places déjà distribuées et celles qui restent.

Oui, c'est remarquablement organisé, nous sommes à la pointe du progrès ...

tiens il a du finir son disours lui ... nota bene, le haut commissaire fait preuvre d'une certaine prodigalité (non pour débloquer des fonds, ce qui d'ailleurs pourrait s'avérer utile vu l'état des bâtiments) à s'auto-complimenter ( il a pas tort, ceci dit, personne dans la salle n'ayant le quart d'un début de moitité de compliment à lui présenter ;)

Vous appelez donc les étudiants, un à un pour qu'il choississent, prennent les places restantes ( de bon coeur ).

end of the story.

Quant à notre étudiant, il est choupinet, il garde indépendament de son classement, l'espoir tremblant d'obtenir le stage de ses rêve, ce qui le conduit  à pousser des clameurs de désespoir, quand son premier choix disparaît prématurément de l'écran, clameurs qu'il reproduit pour la disparition tout aussi regrettée du second, puis du troisième, et du quatrième, jusqu'à se retrouver livré au griffes d'un chef sadique au fin fond de la banlieue parisienne ;)

25.09.2008

L'art du reproche injustifié, où le relou trouve son âme soeur ...

Amis lecteurs, vous rappellez-vous de ce sacré relou qui s'est parfois incrusté avec une vigueur peu commune dans certains textes de ce blog, lors de la fête de la musique, puis plus tard  dans "pourquoi il ne faut pas boire à jeun" ?

eh bien, au détour d'une ruelle parisienne, j'ai découvert son âme soeur, son alter ego, sa moitiée ... celle-ci n'est pas encore libre, mais j'imagine ( et vous imaginerez, je le pense, avec moi à la lecture de ce qui suit ) que cela ne serez tarder pour le plus grand bonheur de notre relou ...

laissez moi, vous contez cette anecdote :

Notre future Mme Relou, que nous appelerons dorénavant Lou, ( Lou la Relou, c'est pas la classe comme nom ? ... bon ok, promis, je ne nommerai pas moi-même mes enfants ...;) se ballade tranquilement au bras de son prince charmant actuel.

Ses yeux rieurs, sont encadrés de long cheveux bruns délicatement bouclés, et sa bouche vermeil semble faite pour embrasser. Sa beauté éclabousse de fraîcheur le macadam parisien. Tandis qu' à chaque pas elle semble danser, sa jupe se soulève légèrement pour dévoiler timdement ses jambes élancées.

[ cette petite description, n'a pour but, que d'intéresser notre relou ;), à vous, lecteurs je peux révéler la vérité : il faisait un froid de gueux qui contre-indiquait formellement le port de la jupe, et pas plus que de jupe, de bouche vermeil, où d' yeux rieurs il n'y avait ;) ]

Voilà que notre jolie héroïne fait un malheureux faux pas, et bute sur un trottoir ... les passants se figent dans une attente effrayée, le temps semble suspendre son vol, et tous comprennent qu'un drame se joue... Lui, essaye de la retenir, mais n'arrive qu'à froler sa délicieuse main, et la malheureuse Lou se retrouve à terre.

[ Elle se rétame lamentablement sur le macadam, personne ne s'en rend compte, son ami n'esquisse pas le moindre geste pour la retenir ]

La frayeur passée, reste un instant accrochée dans son regard, puis d'un battement de cils elle l'écarte et redressant fièrement la tête, part d'un éclat de rire communicatif.

[ atterée, et honteuse, elle ne trouve rien de mieux que d'adresser à son précédement prince charmant cette phrase : " Tu pourrais quand même regarder où je mets les pieds " ]

N'aurais t'on pas trouvé notre reine du reproche injuste, et par la même la compagne idéale pour notre Relou ?

 

23.09.2008

Mozart et la reine des casseroles ...

Amis lecteurs, l'heure est grave, nous nous attaquons aujourd'hui au plus célèbre des musiciens classique : qui est ?

...

une idée ?

...

et oui, Mozart...

...

quoi ?

...

tu voudrais que je te félicite ? huuum coco, je t'aime bien, là n'est pas la question, mais c'est écrit dans le titre, hein ... :)

Ce qui est incroyable avec Mozart c'est qu'on en a beau avoir tout dit et tout écrit sur lui, il reste incompréhensible. Musicologues, historiens et romanciers, fascinés, l'ont tour à tour interprété, expertisé, puis ré- inventé, ne réussissant qu'une chose : faire de lui un mythe.

Dès son plus jeune âge, Mozart se révèle un prodigieux musicien (il joue du clavecin, du violon et de l'orgue ), ce qui lui vaudra de parcourir, en compagnie de son père et de sa soeur, les routes d'Europe, réalisant en quelque sorte une "tournée" de toutes les grandes cours de l'époque.  à 6 ans il compose ses premières pièces, à 12 ans son premier opéra ... ( oui, je sais, c'est affreusement banal comme enfance ... :)

à l'époque les musiciens ne sont absolument pas indépendant, ils ne vivent que grâce à des postes financés par les nobles et par l'église. Le père de Mozart ( lui- même musicien ) travaille pour l'archevêque de Salzbourg : un certain Schrattenbach, lequel est plutôt sympathique puisque permettant les nombreux et longs voyage de la petite famille, que Wolfgang effectuera entre 6 et 15 ans.

Son successeur le Comte colloredo, pour lequel notre jeune ami travaillera dès ses 16 ans est au contraire autoritaire, le considère comme un simple domestique (ce que Mozart supporte très difficilement : il a d'une part conscience de ses dons et est d'autres part habitué à l'admiration des têtes couronnées européennes ;), il aurait même été jusqu'à traiter Mozart de crétin : judicieux jugement s'il en est ;)

Bref les relations entre Colloredo et Mozart ne sont pas franchement cordiales, d'autant plus que celui-ci l'empêche de voyager à sa guise, il finira par démissionner, au grand désespoir de son père. Libre, il s'installe à Vienne, se marrie, il aura 6 enfants, seulement 2 survivront.

Mozart est incroyablement productif, et dans son oeuvre colossale nous allons nous intéresser à un air ( celui de la reine de la nuit ) d'un de ses plus célèbres opéras : "la flûte enchantée" qu'il écrira environ un an avant de mourir (d'une insuffisance rénale :  ce qui, je vous l'accorde ne serait pas d'une importance suprême si je n'étais pas actuellement en stage de néphrologie :)

pour faire bref ( ? ) la "flûte enchantée" c'est un peu la représentation du Bien ( représentée par Sarastro le sage) contre le Mal ( la reine de la nuit ). Tamino, un jeune prince, ( avec tout le package "jeune prince" : beau, courageux et intelligent ) va tomber éperdument amoureux de Pamina ( qui est la fille de la reine de la nuit ) rien qu'en regardant son portrait ( oui, car à l'époque, il n'y avait point de chat, et autre meetic.fr pour rencontrer l'âme soeur... ). et voici donc qu'amoureux, il apprend que celle-ci serait détenu par Sarastro ( le sage ).

La reine de la nuit lui ordonne d'aller la délivrer, aidé en cela de Papageno ( personnage un tantinet ridicule, pourvu de tout les défauts, menteur, orgueilleux, peureux, il serait là pour mettre en valeur le beau prince que cela ne m'étonnerait pas outre mesure : traduction en langage djeun's  " zyva c'est c'est trop un bouffon Papageno " ). Et générosité incroyable de la reine de la nuit qui cherche à motiver ses troupes : Papageno gagne un carillon magique, et Tamino, une flûte enchantée ...

Au cours de l'aventure, Papageno et Tamino retrouvent Pamina : évidemment au premier coup d'oeil : coup de foudre entre tamino et tamina ( so incredible  ;). Celui-ci apprend que la jeune femme avait été confiée au grand-prêtre pour la protéger de la néfaste reine, sa mère. Pour  l'épouser, il doit prouver qu'il appartient au monde des gentils ... d'où une série d' épreuves évidemment réussies par Tamino, et joliement foirées par notre bouffon préféré.

Pendant ce temps la reine, comprend qu'elle a perdu toute influence sur Tamino, rend visite à sa fille pour lui ordonner d'assassiner son ennemi Sarastro (aah, encore une relation mère-fille comme on les aime ;), conjurations qu'elle assaisonne d'éclairs et de grondement de tonnerre ( traduction djeun's : "elle pète trop le style la reine de la nuit " ) : c'est le fameux air de la reine de la nuit :

" Une vengeance infernale consume mon coeur, la mort et le désespoir flamboient autour de moi! Si Sarastro ne connaît pas par ta main les souffrances de la mort, tu ne seras plus jamais ma fille"

 j'ai quelques menus problèmes pour insérer les vidéos, en fait quand j'enregistre une vidéo, tout le texte en dessous disparaît ... c'est  ballot ... du coup je vous enjoins de cliquer de votre index droit sur le lien you tube suivant :

air de la reine de la nuit

commentaire indispensable: la reine de la nuit à la même coifure de que M (mathieu Chedid :)

Pamina, que l'on imagine pas au mieux de sa forme, après cette petite scène rejoint Tamino dans ses épreuves ( qu'ils réussiront, oui j'ai foiré le suspens il y a de ça quelques petits paragraphes déjà ;). Ils accèdent au royaume de la lumière à la joie éternelle et tutti quanti, Papageno rencontre une Papagena et tout deux se chantonnent des pa, pa, pa, papgeno, papagena à qui veut bien l'entendre

( même problème, même sollicitation abusive du sus-cité index ) 

Papageno/Papagena

Commentaire non moins indispensable : la mode est aux chapeaux canards, et notre Papageno le porte fort bien ;)

le monde de la reine de la nuit est bien évidement réduit à néant, laissant Pamino et Tamino régner dans le monde de la lumière.Tout le monde il est beau, tout le monde il est content

Sauf que ...

Sauf que, pour l'instant, rapport au titre : si on a Mozart, si on a la Reine, encore nous faut-il la casserole

Et la voici, la voila, LA casserole du siècle :

Roulement de tambours ...

Florence Foster Jenkins, une adorableépouvantable cantatrice, intimement persuadée de son immense talent, aucune maison de disque ne veut d'elle, qu'à cela ne tienne, elle enregistrera à ses frais plusieurs disque, personne ne veut d'elle dans les salles de concert : pas de problème : elle les loue ( heureusement que sa richesse est à la hauteur de son incapacité à chanter ;).

je livre ce monstrueux massacre, à vos tympans qui ne manqueront pas de me maudire jusqu'à la 36 ième génération ...   


20.09.2008

Tu/Vous ... you ...

Le très réclamé Français versus Anglais débarque enfin, pour aborder le sujet particulièrement épineux du vouvoiement  ...

Nous autres couillons de Français, en plus de nos verbes irréguliers, et de nos synonymes fantasques, de règles grammaticale absconnes

( remarquez que quand on place "abs" devant "connes", de vulgaire le mot devient finement intellectuel ...d'où l'intérêt de placer "abs" devant toute insulte que vous pourriez proférer ... ou pas ...  

Non, mais faut reconnaître que notre grammaire est particulièrement stupide et plus stupides encore nos exceptions : les choux, hiboux, genoux, cailloux, poux qui prennent un x au pluriel alors que tous les autres mots en "ou " prennent sagement un "s", le journal qui se transforme allègrement en "des journaux", se moque bien du chacal qui rate péniblement sa métamorphose ...

Et comme impossible n'est pas français, au moment même où l'on pense avoir atteint l'apogée de la stupidité humaine, on trouve pire ...  l'homme est un être fascinant... celui-ci, d'homme en a conclut fièrement : " l'exception confirme la règle" ... )

après ce modeste égarement de 3 paragraphes et demi, je me permet de reprendre au début, histoire que ne serais-ce qu'une personne parvienne à comprendre quelque chose de ce billet.

Notre langue française et rudement compliquée, tout les étrangers s'en plaignent, logiquement nous nous sommes dit qu'il fallait rajouter à cette complexité somme toute grammaticale, une difficulté beaucoup plus relationnelle :

l'idée étant de marquer par le vouvoiement ( vous voyez bien qu'à force de patience on aborde enfin le thème de départ .... ) le respect ou la distance avec une personne, et au contraire le tutoiement pour une personne proche ... a priori, les deux camps sont déterminés : les plus âgés : vous, les plus jeunes : tu ...

le problème étant de savoir quoi faire pour les âges moyen  car aussi sûrement qu'une tartine beurrée tombe du côté du beurre ( merci murphy ) quiconque sera vouvoyé en sera vexé, et quiconque sera tutoyé en sera ... vexé. 

eh oui, Quand on est français le choix le plus délicat n'est certes pas, de savoir quel est votre fromage préféré, mais bien si vous allez tutoyer ou vouvoyer telle ou telle personne ... et à force d'être tour à tour réprimandé, pour vieillir désobligeamment les gens, puis pour leur manquer honteusement de respect il est à craindre que vous ne prononcerez plus sans peur le mot fatidique : vous / tu ...

Quant aux anglais, ils n'ont que faire de tout ça : ils usent et abusent du "you" sans la moindre crainte de heurter quiconque... encore mieux pendant que nous débattons pour savoir si nous allons taper dans l'accent grave, l'aigu ou le circonflexe, oute-manche pas le moindre accent à l'horizon ... 

le résultat de ce combat est donc aujourd'hui sans appel :

Anglais : 1 - Français : 0

 ce qui nous mène à :

Anglais : 3 - Français : 3

 

Une petite pensée pour nos amis espagnols qui ont en plus du tutoiement, un vouvoiement de politesse différent du vouvoiement pluriel ...

viva españa !