18.09.2008

L'emmerdeur au cinéma ...

L'emmerdeur, si vous vous rappelez bien, a déjà libéré un ordinateur occupé par mâchouillage (si, si ... ), gratté un dessert au restaurant, il a sévit dans un train, lutté pour maintenir l'intégrité d'un pot de nutella, et est un adepte du mot mirror ...

mais aujourd'hui l'emmerdeur va faire mieux, il va venger l'honneur salement amoché des petites gens qui vont au cinoche.

Quand je parle de petites gens, ne vous méprenez pas, il ne s'agit point de classe sociale, et nous ne ferons pas dans la plainte sanglotante des abandonnés du pouvoir d'achat contre ces salops de dirigeants... non je parle bien plus prosaïquement de gens de petite taille ...

Parce que les petits, las de devoir déjà supporter moqueries à longueur de journée, vils témoignages de force et autres discriminations honteuses ...

 ...

quoi ?

...

j'exagère ?

...

Eh bien non : il est temps de défendre la cause des plus petits, et comme ce bon vieux chevalier ne daigne s'occuper que des veuves et des orphelins, l'emmerdeur à décidé de prendre les choses en main...

Et c'est ainsi que les yeux enflammé par son désir de vengeance, sa cape noire sur les épaules, le porte-feuille au poing il prît une place de cinoche.

Bravant tous les dangers il entra dans la salle.

Les muscles bandés (on a dit les muscles .. roooh ... ) il se tient prêt à l'action : laquelle étant de se munir d'un surélévateur pour mômes ( le truc moche en plastique jaune poussin, rouge criard ou bleu pétant ( remarquez au passage le goût sans faute des décorateurs ;) ...

en réalité il en prend 2 ... parce que l'emmerdeur, aussi, à le droit d'être petit... non mais oh ...

D'un regard circulaire il parcoure la salle à la recherche de la victime idéale :

le Grand.

Mais le grand chevelu, celui-là même qui rasé perdrait 15 cm de taille... et, de préférence, en la possession d'un énooooorme cornet de pop-corn qu'il mâchonne fort bruyamment ( le pop corn, pas le paquet ;) tant que je suis dans une parenthèse j'en profite pour vous rappeller que la technique du machouillage n'est toléré qu'effectuée par l'emmerdeur lui-même dans un but connu de lui seul, elle devient par contre ignominieuse dès qu'elle est utilisée par un autre ... )

Revenons à notre grand mâchonneur : toute sa rangée est occupée, de sorte qu'il lui est impossible de se déplacer.

Le visage parfaitement immobile, et n'exprimant rien d'autre qu'un attente placide notre héros vengeur s'installe, nul ne se doute du terrible but qu'il poursuit.

 Il place l'un sur l'autre les surélévateurs ( un rouge et un jaune, retenez ces détails, car les détails ce ne sont rien d'autre que l'Hiiiiistoire de la Fraaaaance ... oui môsieur, oui madââme ... )

La tête de notre emmerdeur, obstrue en partie le champ de vision du Grand, et celui-ci se met à se dandiner curieusement, il balance des épaules cherchant à entrevoir, justement ce qu'il ne peut voir ( et en cela, le petit et le grand se ressemblent drôlement dans une même aspiration : avoir ce qu'il n'ont pas ).

il grommelle, il marmonne, il bougonne ...

Mais, pour ce fâcheux Grand le plus dur arrive : il s'agit d'un film en VO et les sous titres français sont évidemment affichés en bas de l'écran, dans cette partie même qui lui est cachée ... dur ...

Le Grand, supplicié, connaît enfin le tourment du petit. et se jure que la prochaine fois il baissera un peu la tête pour laisser aux personnes de derrière le plaisir de voir un bout de l'écran, et qu'en plus il le fera plus d'une demi-minute... généreux, le Grand, non ??

Quoi ?

...

Vous y croyez, vous ?

...

Naïfs !

non en vrai : Le Grand, supplicié, connaît enfin le tourment du petit. Il Maudit à jamais l'olibrius qui lui gâche le spectacle, lui mâchone  du pop corn à l'oreille, et tape allègrement dans son siège avec ses genoux...

L'emmerdeur, justicier des temps modernes, n'en a cure, il savoure sa vengeance, et se prend à hocher la tête en cadence aux sons de la Bande originale ;)

16.09.2008

La vraie vie / les séries médicales : Urgences ( ER )

Dans la vraie vie, un gars qui vient aux urgences parce qu'il a mal au ventre, en bas du ventre sur la droite, avec l'abdomen qui se contracte quand on le palpe ( =en terme médicaux : une défense à la palpation ) une douleur maximale au point de Mac burney ( c'est l'endroit entre  le nombril et la pointe du bassin du côté droit ... mais vous vous en badigeonnez certaienement le nombril ... ) en général ce patient là, pour peu qu'il ait un peu de fièvre, des troubles du transit : on suspecte l'appendicite ...

 Mais dans Urgences (Emergency Room ... oh Yeah ... ) que deviendrait notre banal cas d'appendicite ?

Je penche pour :

un petit blondinet d'une dizaine d'année, accompagnée de son adorable môman, que notre bon Doug Ross examinera consciencieusement, il auscultera avec son stéthoscope le coeur et le poumons, tout en continuant son dialogue avec la mère ou même l'enfant.

 in the reality le stétho dans les oreilles on entend rien, écouter à la fois les battements cardiaques et la mère : c'est juste mission impossible ( encore ça serait Tom Cruise l'acteur ... hohohohihihuhuh ... qu'est ce qu'on se marre ;)  devant la douleur abdominale localisée et tous les symptômes énumérés si ce dessus Dr Ross orientera son diagnostic vers l'appendicite : pas fou le Doug : Il enverra le môme au scanner, et réconfortera la maman, non sans la dragouiller quelque peu, sinon quel intérêt ?

Pendant ce temps, 2, 3 traumas arriveront en même temps aux Urgences, de préférence blessures par balle.

la recette idéale étant :

Un couple innocent : dont la femme par exemple a été blessée par un fou furieux armé, le mari est venu à la défense de sa femme blessant l'agresseur  avec un bon vieux couteau de cuisine ( un peu de gor, ne nuit jamais ;)  avant d'apeller le samu.

La femme et son agresseur seront traités dans des salles conjointes, histoire que la situation s'envenime bien ...

Après cette entre-scène riche en hémoglobine, place au Dr Ross, à qui l'on tend les résultats du scanner, qu'il regerde d'un air sombre ( les 6 planches de scanner, toi tu les a pas encore mis dans le bon sens que lui les à déjà analyser : beau gosse ;), il balance un coup de poing rageur dans un mur (vous quand vous faîtes ça vous vous retrouvez avec une jolie fracture : lui quand il fait ça : Que dalle, nada, niet ...  :) cool d'être une movie star ;).

Il rentre dans la chambre de l'enfant, et soupire en voyant la mère caresser tendrement les cheveux de son fils ... cette dernière prend un air interrogatif, et il leur annonce alors que le scanner montre une masse ... qu'il va falloir opérer, pour regarder de plus près  ... il esquive la question maternelle : "c'est grave? " en expliquant qu'on en sera plus après l'opération qui permettra de prélever et de l'analyser la masse...

Pendant ce temps : On retrouve notre petit couple : la femme est intubée, ventilée, en arrêt cardiaque, on la défibrille au moins 3 fois  même si l'électrocardiogramme est plat :) (  le défibrillateur permet de réduire certaines arythmies cardiaques, mais si il n'y a plus de rythme du tout, ça ne sert strictement à rien ;). son mari, derrrière les portes fenêtres, pleure. L'agresseur, lui est au bloc opératoire ...

Petit interludes ou un couple médecin/infirmière ( jamais une femme médecin avec un infirmier ... attention ... ) s'embrassent goulûment ;)

On retrouve Dr ross, notre peit patient est déjà sorti de chirurgie ( bah quoi, il faut bien que tout ça tienne en 40 minutes), la masse se révèle être un cancer très rare, de très mauvais pronostic.

Doug Ross qui le pressentait déjà rien qu'à la vue du cliché du scanner soupire de plus bel, et va annoncer la terrible nouvelle, la mère s'effondre dans les bras du pédiatre ... l'enfant réconforte sa mère... tout blond, tout mignon : à moins d'être absolument insensible, vous avez déjà utiliser en intégralité votre boîte de mouchoirs...

 Retour sur la femme agressée qui décède finalement, malgré les bons soins de Carter, de greene, et de 2 infirmières (ils sont toujours 5, 6, sur 2 m² sans jamais, ô grand jamais se gêner ... vous y croyez vous ? ).

le mari, pénètre dans la salle dévasté et pleure au chevet de sa femme ... il se retourne alors, et voit ...? bah évidement l'agresseur de sa femme que l'on vient de redescendre de chirurgie, qui est conscient et tout ( Oui, 40 minutes, je vous rapelle l'épisode, alors la salle de réveil  : bah y en a pas ;) ...

en un instant notre charmant veuf est sur tout juste opéré et le frappe violement à la tête avant que les gros mecs musclés de la sécurité n'arrivent à le repousser ... il survivra, bien sûr : le méchant s'en sort toujours : c'est la loi à la TV ;)

Il fait nuit, nos médecins et infirmières favoris, s'en vont par joli petit couple, chacun ruminant leur difficile journée : "it's beeen a loooong day" ...

Dans les épisodes suivants : on retrouvera bien évidement le joli blondinnet, qui finira par guérir de son cancer, une fois qu'on aura bien utiliser tout le potentiel dramatique de la situation ... :)

 Aaaaah la la la elle est loin l'appendicite ;)

 

13.09.2008

Le plus beau métier du monde

Dans la logique de ce blog, je devrais vous parler de l'art difficile mais tellement passionnant qu'est l'exercice médicale, réaliser une ode aux patients si courageux, si touchants et si ... j'arrête, je ne voudrais pas vous tirer les larmes des yeux ...

bah non, on va parler babysitting.

Oui, parce que le Babysitting, on a beau dire, c'est le plus beau métier au monde.

Je vous sens moyennement convaincu, là, et pourtant...

Sachez d'abord qu'il y a deux conditions absolument indispensable, qui si elles venaient à manquer transformerai radicalement l'exercice de la profession et l'entrainerai du stade "plus beau métier du monde" à " horreur cauchemardesque sous-payé ".

1) Toujours tu arriveras alors que les enfants sont déjà couchés.  le corrolaire est : jamais de babysitting tu n'accepteras, si l'heure d'arrivée précède l'heure où les charmants bambins sont couchés.

Encore faut-il savoir à quelle heure, les Jédésenfantyranniques ( quoi c'est long comme nom de famille ? ... c'est chiant à lire ? ... oui bah pas autant qu'à garder :) couchent leurs enfants.

Ce qui peut conduire à des dialogues téléphoniques particuliers :

" oui bien sur, je peux venir chez vous mercredi. A 20h ? ... pas de problème... à quelle heure faudra-t-il les coucher ? ... 21 h 30 ? ... euh, je suis désolé je viensde me rapeller que j'ai un gala de danse ce mercredi"

MOuaAAARF ... un gala de danse... excuse crédible au possible étant donné que le grand écart pour vous se résume à un angle obtus, mais vraiment obtus : 20° peut-être, et que nous sommes en plein mois de septembre ...

2) Toujours tu babysitteras, chez des gens qui ont des moyens.

Si, parce que d'une, votre salaire en dépend, et de deux, vous  allez squatter leur maison pendant quelques heures.

 

Une fois ces deux conditions réalisés, vous êtes le roi de la soirée.

Vous arrivez tranquillement, pour que la maîtresse de maison, (alias la mère des 3 monstres, heureusement actuellement dans les bras de morphée ) vous fâsses les honneurs de l'appartement.

Vos neurones sont particulièrement attentifs, au moment ou elle vous montre l'emplacement du frigo, les victuailles débordants des placards ( rapport aux 3 monstres ), WAHOUUUUUU : les maxi glaces, extra familiales. Et lorsqu'elle vous conjure de vous servir selon vos désirs, vous savez déjà que cette clause du contrat sera allègrement réalisée ... Curieusement les pyramides de petits pots saveurs purée de carotte vous enthousiasment moins ...

Vous êtes tout aussi concentré quand celle-ci vous explique le fonctionnement de la télé, du lecteur de dvd, et vous dévoile (instant tant attendu ) sa collection de dvd : foultitude de films, pléthore de coffrets de séries ( et bien entendu la pelletée de Walt disney :). Pas de doute il va falloir revenir, pour explorer tout ça à fond...

Bref vous la payeriez pour occuper la maison qu'elle n'agirait pas autrement, et pourtant, c'est bien elle qui va vous payer à la fin de la soirée.

D'ailleurs à la fin de la soirée elle ne va pas que vous payez, pour peu que vous vos montriez intéressé, elle vous fera la critique intégrale de sa soirée, vous recommanderai ou non tel film, telle pièce de théâtre, tel spectacle. Et comme les commerciaux font bien leur boulot, à savoir proposer à la sortie des réductions pour le spectacle que l'on vient d'aller voir, et c'est con on vient d'aller le voir, elle vous refile les coupons.

Oui vous m'avez bien compris, elle vous propose à la fois des idées de sortie, des coupons de réduction pour la-dite sortie et votre salaire ( il faut le dire : amplement mérité).

Bilan arrêtez d'acheter des magazines de critiques, allez faire du babysit.

La soirée terminée, ayant salué votre mercenaire et son mari, la poche délicatement gonflée vous redescendez joyeusement les escaliers pour rejoindre votre chez-vous, à peine la porte fermée vous entendez des bruits étranges... mais oui, on dirait des pleurs ... tiens des hurlements aussi... les enfants se seraient-ils réveillés ? C'est marrant ça, avec vous ils n'ont pas bronché de la soirée ;) 

09.09.2008

Draguer en vélib ?

Je peux vous dire une chose, c'est que Delanoe, maire de Paris, n'a pas mesuré les conséquences de ses actes lorsqu'il a parsemé Paris de  stations de vélib... 

Les avantages écologiques, économiques, et l'hypothétique amélioration du trafic, ça, n'en doutez pas : il en a rêvé...

Mais s'est-il rendu compte qu'en instaurant le Vélib, il nuirait au panache du parisien dragueur ?  Qu'il lui mettrait des bâtons dans les roues :  et ça rapport au vélo, c'est vraiment pas sympa  ?

Petite précision inutile : Nous ne parlerons pas ici du comportement de la Parisienne, la seule chose que nous savons à ce jour c'est qu'il est totalement inanalysable.

Revenons donc à notre parisien :

Première difficulté, le klaxon viril dont est doté la moindre bagnole est remplacé par une maigrellettte sonnette, le mec qui était habitué à être remarqué par l'ensemble de ses riverains, n'a plus qu'à se satisfaire d'un pitoyable grelot ... Dur ...

De deux, la mode capillaire de ces dernières années ( si, si il existe une mode capillaire;) au cas ou vous l'auriez loupé c'est la mèche (avec un pantalon slim, hein, sinon c'est mort, autant porter une perruque violette... ) Oui la mèche est à l'apogée de sa gloire, et pas de mini-mèche, non on assume sa topitude, c'est de la mèche de chez mèche ...

Puisque vous me demandez des détails ( comment ça non ? ... eh bah vous en aurez quand même ... CHENAPAN, SACRIPANT, OSTROGOTH DES PLAINES *... ) la mèche doit arriver jusqu'au sourcil, la classe absolue étant qu'elle arrive à mi-oeil : parce qu'à mi-oeil ça donne un regard mystérieux et sexy, enfin c'est les sus-nommés porteur de mèches qui le disent ( oui môsieur je fais de l'interview sur le terrain, môa, je ne  livre que de l'info de première classe : ) 

Le problème de la mèche, c'est pas tellement qu'elle est inesthétique, mais c'est surtout qu'elle est pas franchement aérodynamique. Et nos parisiens stylé se transforment immanquablement en désastre capillaire dès 3 min et 46 secondes à vélo  ( statistiques expérimentales du terrain, elles aussi ;)...

Mais le vélib a fait pire que ça ( si je vous assure il y a pire qu'une mèche passant de l'état horizontal à vertical, ruinant des heures de préparation en quelques minutes ), parce que dans le temps, l'adolescent crânait avec son scooter, ou mieux avec sa bagnole ( le bougre pensait qu'elle ferait le boulot pour lui ... ) et il emmenait tranquillou sa dulcinée en ballade.

Mais sur un vélib, où veux tu la caser la dulcinée ? La question est difficile, mais la réponse l'est encore plus : cela est impossible.

Du stade, je fais le show avec ma caisse, ses jantes alliages, et son autoradio surpuissant où l' on peux même écouter des cassettes (wahou trop classe ;) on passe à je fais le show avec mon vélib et ... mon panier de grand-mère avantageusement placé certe, mais anti-glamour au possible.

Le vélibien est, reconnaissez-le, acculé au pire, il ne peux user de son vélib, magnifiquement calibré pour une grand mère florissante, mais  pas particulièrement séduisant pour le djeun's fashion ... il ne lui reste plus que ... hé oui .. son corps ...

Vous comprenez mieux pourquoi, le gars qui vélocipède en vélib devant sa dulcinée, et perpétuellement en danseuse. Que le terrain monte, qu'il soit plat, ou même qu'il descende : il déhanche aimablement à chaque coup de pédale, tentant de mettre en valeur son généreux postérieur, sublimé par ce jean slim dont nous parlions au début de cette note ...

Huuum après moult relecture de ce texte ( euh, une quoi ... ) je me demande si ce texte n'est pas quasiment intégralement adaptable au sexe féminin :

la mèche, ça marche.

le slim, huum l'ultra slim, plutôt : ça marche.

le déhanchage : ça marche.

 

je n'ai plus qu'une chose à dire : AAAAAAAH le VELIB ...

 

 

 

* N'en doutez pas : être accusé d'Ostrogoth des plaines, et bien pire que d'Ostrogoth des montagnes :)

 

07.09.2008

Pourquoi qu’on marche plus franchement droit quand on boit ?

 

Suite à cet fabuleuse note sur le pourquoi il ne faut pas boire à jeun, voilà de quoi approfondir le sujet et comprendre enfin pourquoi les poubelles se placent délibérément sur votre chemin les soirs de cuites …

 

En fait tout ça c’est une question d’oreille…

 

Si, si c’est vrai.

 

Dans chaque oreille existe en fait deux organes, un premier qui sert à l’audition ( Je vous révèle de ces trucs sur ce blog c’est la folie) et l’autre, nommé « système vestibulaire » qui permet de conserver l’équilibre ( bon il est pas tout seul pour effectuer cette mission mais je vous passe les détails …).

 

Ce système est composé de 3 canaux remplis de liquide ( appelé « endolymphe », parce que la médecine c’est un art,  l'art de mixer grec et latin pour arriver à un mot de préférence long, et surtout rébarbatif ...)

 

Les 3 canaux sont dirigés dans les trois plans de l’espace, et pour chaque canal il existe « une cupule » avec des cellules sensitives, en gros ces cupules vont ressentir en fonction du mouvement du liquide ( l’endolymphe ) les mouvements de la tête .

 

Là où ça se complique c’est quand on commence à boire … l’alcool passe dans le sang.

 

Tous les deux en amoureux, l'alcool et le sang, sont conduits à travers les vaisseaux sanguins à peu pès partout et en particulier dans la fameuse cupule, tandis que l'endolymphe n'est pas vascularisée ( c'est à dire qu'il n'y a pas de vaisseaux sanguins qui y arrive directement ) :

 

l’alcool, moins dense, va rendre la cupule plus légère, elle va donc flotter sur l’endolymphe et être beaucoup plus sensible que d’habitude aux mouvements. D’où une première étape durant laquelle le consommateur est déséquilibré.

 

L’alcool diffuse ensuite dans l’endolymphe, la cupule et le liquide sont similairement plus léger, il n’y plus de sensation de déséquilibre.

 

Puis l’alcool quitte l’endolymphe, tandis qu’il est toujours présent dans la cupule : d’où une seconde phase d’instabilité.

 

Et enfin, l'alcool quitte la cupule, retour à l'état initial...

 

 

 

Pfiouuu, longue explication, si on passait à la pratique, Un verre ?

 

 

 

J'imagine que le mec qui inventera un alcool de densité égale à l'endolymphe aura un prix ...

 

Qu'entends-je ? ...  Le prix nobel ?... les mecs vous rigolez, ou quoi ?

 

En tout cas il aura la reconnaissance des trottoirs de sortie de boîte ... des poubelles aussi ... c'est beau la science.

 

En attendant ce beau jour je vous invite à reconsidérer les idées de nos amis moyenâgeux : qui avouent volontiers que quand ils boivent du « petit vin clairet tout tourne tourne tourne » ils en déduisent une chose : qu’il faut boire de l’Anjou ou de l’Arbois, tout cela accompagné d’un gras jambon ;)