23.09.2008

Mozart et la reine des casseroles ...

Amis lecteurs, l'heure est grave, nous nous attaquons aujourd'hui au plus célèbre des musiciens classique : qui est ?

...

une idée ?

...

et oui, Mozart...

...

quoi ?

...

tu voudrais que je te félicite ? huuum coco, je t'aime bien, là n'est pas la question, mais c'est écrit dans le titre, hein ... :)

Ce qui est incroyable avec Mozart c'est qu'on en a beau avoir tout dit et tout écrit sur lui, il reste incompréhensible. Musicologues, historiens et romanciers, fascinés, l'ont tour à tour interprété, expertisé, puis ré- inventé, ne réussissant qu'une chose : faire de lui un mythe.

Dès son plus jeune âge, Mozart se révèle un prodigieux musicien (il joue du clavecin, du violon et de l'orgue ), ce qui lui vaudra de parcourir, en compagnie de son père et de sa soeur, les routes d'Europe, réalisant en quelque sorte une "tournée" de toutes les grandes cours de l'époque.  à 6 ans il compose ses premières pièces, à 12 ans son premier opéra ... ( oui, je sais, c'est affreusement banal comme enfance ... :)

à l'époque les musiciens ne sont absolument pas indépendant, ils ne vivent que grâce à des postes financés par les nobles et par l'église. Le père de Mozart ( lui- même musicien ) travaille pour l'archevêque de Salzbourg : un certain Schrattenbach, lequel est plutôt sympathique puisque permettant les nombreux et longs voyage de la petite famille, que Wolfgang effectuera entre 6 et 15 ans.

Son successeur le Comte colloredo, pour lequel notre jeune ami travaillera dès ses 16 ans est au contraire autoritaire, le considère comme un simple domestique (ce que Mozart supporte très difficilement : il a d'une part conscience de ses dons et est d'autres part habitué à l'admiration des têtes couronnées européennes ;), il aurait même été jusqu'à traiter Mozart de crétin : judicieux jugement s'il en est ;)

Bref les relations entre Colloredo et Mozart ne sont pas franchement cordiales, d'autant plus que celui-ci l'empêche de voyager à sa guise, il finira par démissionner, au grand désespoir de son père. Libre, il s'installe à Vienne, se marrie, il aura 6 enfants, seulement 2 survivront.

Mozart est incroyablement productif, et dans son oeuvre colossale nous allons nous intéresser à un air ( celui de la reine de la nuit ) d'un de ses plus célèbres opéras : "la flûte enchantée" qu'il écrira environ un an avant de mourir (d'une insuffisance rénale :  ce qui, je vous l'accorde ne serait pas d'une importance suprême si je n'étais pas actuellement en stage de néphrologie :)

pour faire bref ( ? ) la "flûte enchantée" c'est un peu la représentation du Bien ( représentée par Sarastro le sage) contre le Mal ( la reine de la nuit ). Tamino, un jeune prince, ( avec tout le package "jeune prince" : beau, courageux et intelligent ) va tomber éperdument amoureux de Pamina ( qui est la fille de la reine de la nuit ) rien qu'en regardant son portrait ( oui, car à l'époque, il n'y avait point de chat, et autre meetic.fr pour rencontrer l'âme soeur... ). et voici donc qu'amoureux, il apprend que celle-ci serait détenu par Sarastro ( le sage ).

La reine de la nuit lui ordonne d'aller la délivrer, aidé en cela de Papageno ( personnage un tantinet ridicule, pourvu de tout les défauts, menteur, orgueilleux, peureux, il serait là pour mettre en valeur le beau prince que cela ne m'étonnerait pas outre mesure : traduction en langage djeun's  " zyva c'est c'est trop un bouffon Papageno " ). Et générosité incroyable de la reine de la nuit qui cherche à motiver ses troupes : Papageno gagne un carillon magique, et Tamino, une flûte enchantée ...

Au cours de l'aventure, Papageno et Tamino retrouvent Pamina : évidemment au premier coup d'oeil : coup de foudre entre tamino et tamina ( so incredible  ;). Celui-ci apprend que la jeune femme avait été confiée au grand-prêtre pour la protéger de la néfaste reine, sa mère. Pour  l'épouser, il doit prouver qu'il appartient au monde des gentils ... d'où une série d' épreuves évidemment réussies par Tamino, et joliement foirées par notre bouffon préféré.

Pendant ce temps la reine, comprend qu'elle a perdu toute influence sur Tamino, rend visite à sa fille pour lui ordonner d'assassiner son ennemi Sarastro (aah, encore une relation mère-fille comme on les aime ;), conjurations qu'elle assaisonne d'éclairs et de grondement de tonnerre ( traduction djeun's : "elle pète trop le style la reine de la nuit " ) : c'est le fameux air de la reine de la nuit :

" Une vengeance infernale consume mon coeur, la mort et le désespoir flamboient autour de moi! Si Sarastro ne connaît pas par ta main les souffrances de la mort, tu ne seras plus jamais ma fille"

 j'ai quelques menus problèmes pour insérer les vidéos, en fait quand j'enregistre une vidéo, tout le texte en dessous disparaît ... c'est  ballot ... du coup je vous enjoins de cliquer de votre index droit sur le lien you tube suivant :

air de la reine de la nuit

commentaire indispensable: la reine de la nuit à la même coifure de que M (mathieu Chedid :)

Pamina, que l'on imagine pas au mieux de sa forme, après cette petite scène rejoint Tamino dans ses épreuves ( qu'ils réussiront, oui j'ai foiré le suspens il y a de ça quelques petits paragraphes déjà ;). Ils accèdent au royaume de la lumière à la joie éternelle et tutti quanti, Papageno rencontre une Papagena et tout deux se chantonnent des pa, pa, pa, papgeno, papagena à qui veut bien l'entendre

( même problème, même sollicitation abusive du sus-cité index ) 

Papageno/Papagena

Commentaire non moins indispensable : la mode est aux chapeaux canards, et notre Papageno le porte fort bien ;)

le monde de la reine de la nuit est bien évidement réduit à néant, laissant Pamino et Tamino régner dans le monde de la lumière.Tout le monde il est beau, tout le monde il est content

Sauf que ...

Sauf que, pour l'instant, rapport au titre : si on a Mozart, si on a la Reine, encore nous faut-il la casserole

Et la voici, la voila, LA casserole du siècle :

Roulement de tambours ...

Florence Foster Jenkins, une adorableépouvantable cantatrice, intimement persuadée de son immense talent, aucune maison de disque ne veut d'elle, qu'à cela ne tienne, elle enregistrera à ses frais plusieurs disque, personne ne veut d'elle dans les salles de concert : pas de problème : elle les loue ( heureusement que sa richesse est à la hauteur de son incapacité à chanter ;).

je livre ce monstrueux massacre, à vos tympans qui ne manqueront pas de me maudire jusqu'à la 36 ième génération ...   


18.08.2008

Des pilules et des cordes.

Un médecin se doit d'être empathique envers son patient : il doit s'efforcer de comprendre ses sentiments tout en conservant une attitude neutre (ni sympathie, ni antipathie, ni jugement quel qu'il soit ).

Il y a cependant un truc qui fait perdre toute empathie même chez le plus éthique des docteurs. Or ce truc est plutôt fréquent ...

A chaque nouveau patient, l'une des questions rituelles est : " prenez vou un traitement ? " ... si la réponse est positive : "Lequel? "...

Dans mon immense gentillesse je vous épargne ceux qui zappent avce une facilité incroyable le médoc qu'ils prennent pourtant depuis 5 ans, ceux qui transforment allègrement le nom ( et pas de deux, trois lettres, non, c'est bien plus simple de tout changer ;)  ceux qui vous ressortent un classeur entier de tout ce qu'ils ont pris depuis leur plus petite enfance...

 Mais je ne vous épargnerai pas les champions toute catégorie confondue, qui vous décrivent leur traitement actuel en long en large et en travers mais sans jamais ô grand jamais nommer leurs médicaments, non, ils vous en parlent minutieusement, parfois artistiquement : la pilule bleu profond et blanche, le cachet jaune pâle tirant sur le l'ocre ... tout en ponctuant leur discours de " vous savez, là " ... bah non justement on ne sait pas ;)

 Déjà que j'ai bien du mal à retenir la classe pharmaceutique, la dénomination internationale, la dénomination commerciale, ... ah oui ... et accessoirement leur utilisation ... non je ne les connais pas par couleur ...

Bref le moindre début d'évocation d'une couleur à la question : "quel traitement prenez-vous ?" déclenche en tout médecin ou apprenti-médecin une envie destructrice bien contraire au serment d'Hippocrate.

Or Memyselfand joue du violoncelle ( Je sais le rapport n'apparaît pas comme cela évident mais un peu de patience, non mais ho ... ) Un violoncelle ça a la particularité d'avoir 4 cordes... Sauf que des cordes, il en existe de différentes marques, et de différentes compositions qui donnent des sons différents ... toujours est-il qu'ayant plus qu'usé une de mes cordes de violoncelle, je me suis vue dans l'obligation d'aller en racheter une. Bien évidemment je ne me rappelais absolument pas du nom de la marque ... parce que non, une corde n'a pas sa petite marque bien ostensiblement affichée, pour la bonne raison qu'elle se fout totalement de mode, de style et d'image de soi ... si, si je vous assure... )

Je me pointe donc chez le luthier ( celui qui crée, et répare les instruments à cordes ), et je commence  à lui narrer par le menu mon forfait : à savoir que je voudrais racheter une corde de ré, mais que je ne me souviens absolument pas de la marque de la corde. Je lui précise que le haut est bleu clair ( quoi ? ... ça ressemblerait farouchement à la conduite de certains patients décrivant leurs traitements ?  .... euuuh si vous le dîtes ... ) Et sans hésiter une demi seconde : il me donne le nom de la marque et me tend une corde qui est exactement de la même couleur que mon ancienne ...

WAHOUUU le boss ;)

oui, vous avez bien lu : Wahou le boss, c'est mon ultime conclusion... et je me refuse catégoriquement à voir tout autre message ou une quelconque morale dans cette anecdote ...

bon ok, La fontaine, lui, m'aurait vivement taclé de quelques vers élégants... Mais quoi, laissez-moi m'en flageller l'oeil, en toute quiétude ... avec une larsen soloist* évidemment ...

 

 *La larsen soloist, étant la rolls royce de la corde ... enfin je vous dis ça mais j'ai jamais testé, moi je fais uniquement dans le bleu clair ( j'ai, comme qui dirait, déjà oublié le nom, oups ... )

03.08.2008

Que fait un étudiant en médecine ...

Les étudiants en médecine, c'est bien connu, passent leur temps à bosser, leur mine blafarde enfouie dans des monceaux de cours aux textes incompréhensibles ...

Mais que font-ils d'autre ???

et bien c'est bien simple : il regardent des séries à la pelle .. mais attention des séries médicales :

  • House MD: diagnosticien de ouf-malade avec une éthique plus que particulière
  •  Grey's anatomy: avec son mc dreamy, et cette équipe d'internes qui au gré des épisodes : soit dépriment, soit dépriment ...soit dépriment, le tout en versant larmes sur larmes ...
  • sans oublier les anciennes saisons d'ER ( ugences )avec entre autre clooney en pédiatre, le richissime carter ( noah wyle) et plus tard luka kovac (Goran visnjic )
  • et bien sur : Scrubs :une série pour le moins déjantée ( curieusement assez peu représentative du monde hospitalier ...) ou notre adoré Dr Cox envoit 20 vannes à la minute, ou JD en subit les conséquences, et s'évade en imaginant des micro-scénarios incongrus...

En plus de cette activité débordante, nos amis étudiants se retrouvent entre eux, pour pouvoir discuter à loisir de ... médecine. Bah quoi, il faut bien faire le point sur leurs meilleurs diagnostics ( huuum celui du chef, mais on aurait tellement aimé le trouver ... ), leurs patients les plus marrants (volontairement ou non ) et leurs dernières conneries en dates ... aaah j'allais oublier : en période pré-examen : une grande partie du temps est employé à se plaindre de la monstrueuse masse de cours à connaître, à détester en coeur la dermato, l'orl et la néphrologie et à regretter de ne pas avoir plus travailler les mois précédents...

Mais loin de ne penser qu'à la médecine, les externes écoutent aussi de la musique, et voici leur top 5 :

 

Dr Robert des Beatles, Qui décrit un super docteur toujours présent, et qui guérit toujours et rapidement : le must du docteur :

"Day or night, he'll be there any time at all, Doctor Robert Doctor robert, you're a new and better man "


Sauf quand fait, les beatles font ici référence à celui qui apportait les cachets ( = la drogue ) du groupe, qu'ils surnommaient docteur, et qui était en fait tout simplement John lennon ;)

 

Un peu d'ORL avec Vertigo(vertiges ) de U2 ( album de 2004 ) : et effectivement on sent qu'ils sont un peu désorientés nos U2 : la première phrase de la chanson c'est : unos, dos, tres, catorce ( soit 1.2.3.14 ... ) ;)


 

How to save a life,de the Fray, c'est un titre qui appartient à la Bo de grey's anatomy,  je vous l'accorde c'est un peu dégoulinant et sirupeux, mais ça colle super bien à mon thème ...

 

Laissons place a Nirvana avec Lithium: lithium qui est utilisé en psychiatrie dans les troubles bipolaires (c'est l'équivalent de la maniaco-dépression, ou le patient passe de phases dépressive en phase hyper-active appelée maniaque ... ). les paroles de cette chanson n'évoque pas clairement cette maladie, mais je pense quand même que Curt Cobain y fait allusion dans le refrain en répétant "i'm not gonna crack" ...et puis sinon pourquoi pas appeler sa chanson Zinc ou Cuivre ?


Et pour finir en beauté je vous propose un titre de Muse : Ruled by secrecy, c'est à dire " dominé par le secret ", qui ne parle pas franchement du secret médical mais on va faire comme si ;)


 

20.07.2008

Rossini et les cartoons ;)

Après Paganini et le blues, on continue dans les rapprochements psychédéliques avec Rossini et les looney tunes.

Notre sieur Rossini, est lui aussi italien, et il vit lui aussi au début du 19 ieme siècle .. et ô comme le monde est petit : il connaît Paganini ( la légende dit d'ailleurs que Rossini aurait pleuré 3 fois dans sa vie, dont un fois en entendant Paganini jouer ;).

Il écrit son premier opéra à 14 ans, et à 24 ans il en a composé 20, il se déplace dans toutes les grandes villes européennes, à 32 ans il s'installe à Paris, joli choix non ? En fait c'est plutôt interessé, puisqu'ayant reçu à Paris un accueil triomphal il en profite pour imposer ses conditions financières pour son boulot de directeur de théâtre et de premier compositeur du roi (Charles X).  il prends sa retraite à 38 ans au sommet de sa rennomée ...Il n'est pourtant pas reconnu à sa juste valeur par nos employés actuels de la SNCF, RATP, EDF GDF, pour ne pas les citer, et pourtant retraite plus anticipée , tu meurs ;),

On ne peut parler de Rossini sans évoquer la Gastronomie, car monsieur est en effet fin gourmet, réputé pour sa trés bonne cave, il avait sa petite place attitrée dans les plus grand restaurants de l'époque, dont la tour d'argent à paris. Il a donné son nom à pas mal de recettes sympathiques comme les tournedos rossini, et à une sauce qui acompagne des canelonnis. pour continuer dans l'anecdotique: la seconde fois qu'il pleura fut pour un fait hautement émouvant : au cours d'une promenade en barque, la dinde fourrée à la truffe qu'il devait déguster pour le déjeuner tomba fort malencontreusement à l'eau ... difficile n'est ce pas, la vie de rossini ...

venons-en à ses compositions :

Voici l'ouverture de son dernier opéra "guillaume tell" qui comme son nom l'indique à pour sujet la légende de ce suisse ( qui se serait révolté contre un représentant de l'autorité autrichienne lui ordonnant de tirer avec une arbalète sur une pomme disposée sur la tête de son fils, obligé d'obéir il réussira le tir, il finira quand même en prison pour insolence, prison dont il s'évadera : bah oui c'est un héros le Guillaume tell ;)    mais je vous montre le début aussi, pour l'excellente raison qu'il y a un énormissime solo de violoncelle au tout début ( chose assez rare dans une ouverture d'opéra ) dirigé par Abbado, l'orchestre c'est le philarmonique de berlin ...


0.00 à 2.38 : wahouuu le solo de ouf malade ;)

3.12 : il pleuvrait pas un peu là ??

3.41 : héééé y a José Bové au violon !! et re à 3.45 : il aurait abandonné les champs d'ogm ?


0.00 à 2.30 : y  en a 2 qui se font plaisir ... pendant que tout l'orchestre somnole bercé par quelques ploums ploums nonchalants ...

1.56 : oui, nous on tiens nos altos comme des guitares, c'est plus stylé ;)

2.25 : ah bah ça y est maintenant, vous avez peut être assez occupé le devant de la scène non ?

2.32 : début de la partie ultra connue, 2.43 : le petit cri de groupie qui va bien ;)

3.07 à 3.11 une chorégraphie spontanée de parapluies : si c'est pas mignon ...

3.20 : ah bah en fait il sert vraiment à rien abbado ;=)

3.25 : wahou la cravate jaune moutarde, follement sexy le violoniste

3.45 : ah bah y a pire encore  : bleu turquoise avec un carré jaune au milieu : comment dire ? réjouissant ;)

4.25 : tu serais pas un peu rouge, ami bassoniste ??

4.26 et 4.36 : hé c'est alice au pays des merveilles ( mais attention avec une coupe au carré ;)

5.06 : ah oui on t'entends vraiment bien, toi qui joue du triangle, je dirai même que tu es substantiellement indispensable à la musicalité de cette ouverture ;)

5.20 à 5.40 : 20 secondes de pseudo montée finale et d'accords succesifs ça devrait suffire non pour une ouverture de 12 minutes ?

bilan : abbado à un grain de beauté au dessus de la lèvre à gauche ... cool ...

la fin de cette ouverture est trés connue la voici reprise dans un cartooon, vous excuserez donald qui vient pipeauter une chanson folklorique américaine entraînant l'orchestre à sa suite : 


L'autre opéra trés connu de Rossini s'apelle le Barbier de Séville (composé en moins de 2 semaines),  l'histoire (merci wikipédia ;) :" Le comte Almaviva, tombé amoureux de la jeune Rosine qui est orpheline, est prêt à tout pour l'arracher à Bartholo, son vieux tuteur, qui a le projet de l’épouser. Tandis que, déguisé, il fait le guet, il tombe à point nommé sur son ancien valet Figaro, persifleur mais entremetteur". Voici l'ouverture toujours dirigé par abbado.


Si vous êtes arrivé au bout de cet article vous avez bien mérité cette dernière vidéo : the rabbit of séville ;) vous devriez reconnaître la musique ;)


05.07.2008

My blue suede shoes

Les pionniers du rock and roll avaient une obsession : les " blue suede shoes", si je traduis ça donne les "chaussures en daim bleu "...  rien que ça... ça appelle à un commentaire, un seul et unique commentaire : follement sexy ...

Le premier à s'y interesser c'est Carl Perkins, surnommé : "la bête" ;).Il compose "blue suede shoes" en 1955 ( les paroles : ici).

 

En gros il y dit que si on peut bruler sa maison, voler sa voiture, le frapper jusqu'au KO, le calomnier, il ne faut pas marcher sur ses chaussures de daim bleu ...

l'interprétation Wikipédienne de cette histoire : c'est que carl perkins tenait beaucoup à ses chausssures de daim bleu ...

L'autre explication plus réaliste c'est que carl ayant vu lors d'une soirée un couple en train de danser, danse pendant laquelle le gars répétait sans cesse à sa comparse qu'elle ne devait pas marcher sur ses fameuses chaussures en daim bleu, qu'elle risquerait de les abimer, notre Carl, évidemment est intrigué par ce type qui parait se préoccuper bien plus de ses chaussures que de la fille qu'il tient dans ces bras ... inspiré, il en fait une chanson satirique dans laquelle il grossit amplement les traits jusqu'à écrire : " You can burn my house, steal my car [...] but oh oh honey lay off my blue suede shoes ... Un joli foutage de gueule en fait ;)

C'est un énorme succès, en témoigne les nombreuses reprises dont celle d'elvis presley :

 

Mais mieux que des reprises, la chaussure en daim bleu, va devenir un véritable mythe  (plus par le succès qu'aura la chanson, que pour le sens même des paroles) et marquera l'apparition d'un nouveau type de musique.

Ainsi Chuck Berry ( toujours dans les années 50 ) y fait référence dans sa chanson " Roll over beethoven " avec cette phrase "Well, early in the mornin' I'm a-givin' you a warnin' don't you step on my blue suede shoes ". Si c'est pas la classe ça ...

 

Dans cette chanson Chuck célèbre l'avènement du rythm and blues et exhorte à faire évoluer le monde de la musique en diffusant sur les ondes une musique plus récente que la musique classique et en particulier que ce bon vieux beethoven... sympa, il propose d'annoncer la nouvelle à tchaikowsky (compositeur classique) pour lui éviter un choc trop violent  ( le pauvre est déjà mort depuis plus de cinquante ans, mais c'est l'intention qui compte, hein ? ) : Roll over beethovn and tell Tchaikowsky the news ;)

Je pense que nous pouvons ici, créer une nouvelle expression en hommage à Chuck Berry du genre : " Ecrase le Ludwig" à employer pour signifier qu'il est grand temps d'avancer, d'oublier le passé, pour se tourner vers le futur ...

Je ne résiste pas au plaisir de vous mettre une reprise de cette chanson par nos 4 garçons in the wind : les beatles :

 

Et pour les soldes 2008,  un seul mot d'ordre :  Osez la chaussure en daim bleu ...

( memyselfand décline toute responsabilité en cas d'outrages répétés à base à de " tu ferais mieux d'écraser le ludwig " ... )

22.06.2008

La fête de la musique par un sourd ...

Le 21 juin, ça ne vous a pas échappé : c'est la fête de la musique ( bon c'est aussi le solstice d'été, et la saint jean, mais peux nous en chaut ( on s'en fout, quoi ...;)

Comme j'imagine que vous et vos tympans en ont pleinement profité ( aaah non, vous n'y êtes pas allé ? Roooh la la, mais vous êtes un outrageux outrepasseur de convention, vous ... quoi ? ... je met que des mots qui commencent par " outre " ? .... Mais votre  outrecuidance est outrancière monsieur l'outrageux outrepasseur ... ) et voila maintenant j'ai perdu le début de ma phrase : reprenons :

Comme j'imagine que vous et vos tympans en ont pleinement profité : je vais vous faire la version sourde de la fête de la musique (je préfère vous prévenir tout de suite : c'est un tantinet moins sonore ...)

Il paraît que quand on a un sens en moins, on développe les autres : à notre ami sourd, on ne lui conseille pas trop de développer son odorat, parce que la fête de la musique au niveau odeur, c'est pas ce qu'il y a de plus sympa : un mixe d'alcool et de sueur ( si si, parce que contrairement aux temps maussades des précédentes éditions, on a eu un vrai temps estival hier ... ). par contre, au niveau vision c'est la fête de la rétine ( "bah non hé ,c'est la fête de la musique" ...rooooh ça va le relou hein ... ), il faut déjà imaginer le monde qu'il y avait dans les rues de Paris, du super baba cool, à la nénette ultra-fringuée / ultra-maquillée ( talon aiguille et tutti quanti : "ouais bah moi je voudrais pas être ses pieds, à la fin de la soirée ...  ah ouai tu t'imagines être les pieds de quelqu'un toi ?... t'es ptêtre relou mais t'es surtout complètement baré  .... "Parfois c'est à la limite de l'oppressant tout ce monde... "  aaah okay, je vois t'es un ouf-relou, agoraphobe ... bon bah on aura au moins cerné ta personnalité...tu permets que je revienne à mon sourd ?? cimer, albert ...

Donc, quand on est sourd, le ptit problème c'est qu'on ne sait pas quelle type de musique on ne peut pas entendre, alors certes on voit bien que si c'est une guitare électrique et une batterie, on n'est pas en train de non écouter une symphonie de Beethoven ... mais y a d'autres signes qu'il faut savoir apprécier comme les mouvements du public :

- S'il s'agit d'un joli tango, il y a de fortes chances que de gentils petits couples virevoltent amoureusement sur le macadam ...

- S'il s'agit de rock, le public pogote à souhait ( le pogo , pour ceux qui ne connaissent pas c'est quand le public se met à sauter et à se bousculer gentillement... ou pas ;)

- S'il s'agit maintenant de musique classique, le public sera plutôt immobile ( on croirait presque qu'il s'agit d'un concours avec à la clé pour celui qui bougera le moins, le droit à un super cadeau : une encyclopédie ( non illustrée, bien sur,  sinon ça fait pas pro ) sur la musique symphonique en 5 tomes... ). parfois il y a quelques oscillements de têtes, à la limite du perceptible ( mais rappelez-vous, notre sourd à une super trop top vision qui détecte le moindre mouvement ) qui accompagnent délicatement la mélodie.

- S'il s'agit de rap, nous aurons alors des mouvements de têtes beaucoup ( mais alors beaucoup, beaucoup, beaucoup )  plus marqués sur  les temps forts, et comme dans le rap tous les temps sont forts, bah ça fait des hochement de têtes continuels, bien sûr avec les indispensables mouvements de bras que vous connaissez forts biens ...

Voili, voilou, c'est la fin de ce billet ( pfeu, ça se voit que t'es à court de conclusion ... merci l'ami, toujours le mot pour faire plaisir ... ) , je vous prie de m'excuser pour la présence incongrue du ouf'relou, agoraphobe, qui s'est joyeusement incrusté dans mon texte jusque dans ce dernier paragraphe ...C'est de moi dont tu parles là? AAAAAAARRRGH, mais va t'en toi...µ%§&¤

13.06.2008

Sifflons ...

La première année de médecine est certes une année de bourrage de crâne intensif, accompagnée de paranoïa intense, et saupoudrée d'un stress innommable ... mais elle me fut salvatrice : elle me permit d'apprendre enfin à siffler.... eh oui il m'aura fallu presque 18 ans de ma vie avant de parvenir à émettre ce joyeux son...

 Dans notre chère fac nous réclamions notre intercours à grand renfort de sifflement . et je peux vous assurer qu'après une heure de " Le grand trochanter est une éminence quadrilatérale située à la jonction du col du fémur avec la partie supérieure du corps. Il est situé légèrement latéralement et postérieurement et, est environ 1 cm plus bas que la tête.  La surface latérale sert d'insertion au muscle fessier moyen ..."  il en allait de la survie de vos neurones de parvenir à siffler la pause. Mais rassurez-vous lorsque le prof restait sourd à nos récriminations, nous n'hésitions pas à recourir aux classiques hurlements : " LA PAUUUUUUSE" ...

 C'est ainsi qu'au bout de quelques jours, memyselfand réclama ses pauses en sifflant gaillardement dès que le prof avait le dos tourné ( courageuse hein .. . ;). J'en fais des tonnes, mais siffler revenait à souffler deux petites notes péniblement, et souvent je vous l'accorde à la limite de la justesse ... vous comprendrez alors l'admiration que j'ai pour les 5 interprètes qui sifflent fort joliment ;)

La première chanson  une petite chanson des Fratellis :"whistle for the choir " c'est une petite ballade dragouillante, d'un " irresistible boy" qui rencontre une "irresistible girl" pour plus de détails : voici un petit lien avec les paroles : http://www.azlyrics.com/lyrics/fratellis/whistleforthecho... :

 

La seconde, alpha, beta, gaga, de Air, groupe d'électro versaillais ( oui je sais, bcp de leurs chansons sont en anglais ) qui vient de leur album talkie walkie (2004) dans laquelle ces messieurs sifflent tout ce qu'ils peuvent ... vous pouvez les retrouver dans les BO des films de sofia coppola :virgin suicide, lost in translation, marie-antoinette ...


 La 3ieme, je vous laisse la découvrir ...


Plus récente, voici Juliette, dans tu ronfles ( issu de son dernier album : bijoux et babioles )... artiste atypique et déjantée, fine plume : chacune de ses chansons est un micro-scénario, avec toujours une orchestration soignée, si vous faites gaffe vous pourrez entendre en plus de la jolie guitare, des contre-chants marrants à l'accordéon, et un trombone ( enfin je crois ... ) qui mime les ronflements ...


podcast

Et enfin, last one qui est ma foi, fort connue, énooooorme succès des années 80 : bobby mc ferrin dans Don't worry, Be happy, a capella ( c'est a dire sans aucun instrument pour l'accompagner, tous les sons que vous entendez, sont produit par bobby's mouth, balèze le bobby ;)


si avec tous ça vous n'avez pas une envie irrépressible de siffloter toute la soirée ...

09.06.2008

Paganini and blues


Pour me faire pardonner de ce joli lynchage violonistique (voir "elle joue comme un violon " )  je vais vous parler aujourd'hui de l'idole de tout violoniste normalement constitué : Mr Paganini. Nico, pour les intimes est né en italie en 1782 il mourra en 1840. Il est à la fois violoniste, guitariste et compositeur ...(ça c'était l'instant biographie du jour ;) 

Enfant ultra doué, il décourageait ses professeurs, qui ne savaient plus que lui apprendre ;) Il se produit en concert dès l'âge de 12 ans, ses facilités techniques éblouissent déjà. On pense qu'il était atteint du syndrome de Marfan (oui, je ne peux pas m'empêcher de parler médecine même dans un billet musical ... ), maladie génétique qui associe pas mal de problèmes cardio-vasculaires et, entre autre, une hyperlaxité des ligaments.  En français : il a les doigts hyper souples et hyper longs ce qui pourrait expliquer une partie de sa monstrueuse virtuosité.

Parmi les multiples facultés de notre ami, il ne faut oublier sa capacité à consommer de l'alcool, ses talents de dragueur, et sa passion pour le jeu ... Un joli package notre ami niccolo ; )

il enchaîne les concerts et les tournées (populaire, le gars ... ) où il joue ses propres compositions, hallucinantes de complexité, à tel point que les gens de l'époque pensait qu'il avait vendu son âme au diable ;). J'imagine que ces rumeurs n'étaient pas pour lui déplaire puisqu'il en profite pour se mettre en scène : il s'habille de vêtements noirs moulants, s'enroule dans une grande cape noire et pour l'ambiance joue dans la pénombre ... rajoutez les bracelets à piques et vous obtenez un parfait gothique ;) ... il va même jusqu'à bidouiller ses cordes avant d'entrer en scène pour que celles-ci lâchent les unes aprés les autres, il finissait alors de jouer sur la corde la plus aigue ...

Parmi ses compositions il y a bien évidemment les 24 caprices pour violon :

Pour vous donner une idée voici heifetz qui joue le dernier caprice :




 A 4min 11 : harmoniques artificielles, technique développée par paganini, pour laquelle on ne le remercie pas pour la bonne raison que c'est assez difficile à réaliser ;)

Amis violoncellistes, il existe une transcription,rien que pour nous, qui est ma foi pas évidente à jouer. Une petite vidéo pour vous donner envie de vous y confronter ;) 





Ou pas...                                                                                                                                                                                     

à 2 min 45 : petite invention sympatoche de niccolo : les pizz à la main gauche ( le musicien tire sur la corde pour la faire sonner un peu comme à la guitare, habituellement c'est de la main droite,celle qui tient l'archet, mais c'était trop simple pour mister P. De la main gauche : il faut à la fois appuyer son doigt sur la corde pour faire la note, et d'un autre doigt tirer la corde ... ça permet d'enchaîner très rapidement le pizz et l'archet, quand on gère la paganini's touch c'est l'ultra classe, quand on maîtrise pas follement on obtiens un pseudo "schlink" pas trés sexy ...

 Les 24 caprices, ont bien sûr inspiré pas mal de monde, et j'arrive enfin à ce qui était censé être le thème de ce billet (me serais-je une chtouille envolée à propos de Paganini ? ) à savoir l'utilisation du 5 ième caprice dans un film : crossroads. En gros il s'agit d'un jeune garçon guitariste classique au départ, passionné par le blues qui part à la recherche d'une chanson mythique de robert johnson, il sera aidé dans sa quête par Willie brown ( blues-man célèbre). Au cours du film on se rend compte que ce dernier à vendu son âme au diable pour devenir un dieu de la guitare ( tiens ça me rapelle quelque chose ...), le djeun's va tenter de sauver l'âme de Brown au cours d'un duel à la guitare... le deal étant que si il perd : son âme appartiendra elle aussi au diable, si il gagne : il sont tous les 2 libres ...  écoutez bien à 4 min 33 y a le rire sardonique de la mort qui tue, et juste aprés commence l'improvisation sur le caprice.





Et le voici joué par Milstein

       bilan :

  • un blues guy sauve son âme avec du paganini, ;) 
  • Pour la petite anecdote c'est crossroads qui a incité les concepteurs de Guitar Hero III à faire un mode battle, où le joueur peut se battre contre les stars du rock (slaaaaash ;)
  • le violon c'est beau et virtuose ...   Mais le violoncelle c’est  encore plus beau  :)