17.11.2008
B&B
Il est grand temps de laisser place sur ce blogounet d'amour *, à un nouvel épisode d'une guerre sans merci entre rosbifs et mangeurs de grenouille...
* le concept, étant qu'à mesure que ce blog se ralentit, pour éviter qu'il ne s'enfonce dans une sombre dépression à base de "je ne vaux rien, ma proprio me néglige" ( oui c'est psychologiquement fragile un blog ... ) il est nécessaire de lui regonfler le moral à base de doux surnoms, un tantinet ridicule, mais que ne ferai-je pas pour la santé mental de bloguenichou ... :)
Mis à part parler de bloganousset joli, vous vous demandez certainement quel va être le thème de ce 6 ième affrontement ...
De bed and breakfast ?
Non point, non point, ce petit titre B&B, n'est qu'une vilaine feinte pour maintenir un semblant de suspens ;)
Vous allez aujourd'hui assistez à la lutte des titans : Beatles d'un côté, Brassens de l'autre ...
B&B quoi ...
Je vous propose donc d'évaluer nos deux concurrents, et cela selon un unique critère : la qualité des paroles de leurs chansons ...
Honneur aux anglais avec une première chanson composé en 1968 : Obladi, oblada, dont voici le refrain traduit en français :
Obladi, Oblada, la vie va en soutien-gorge
Lala, ainsi va la vie
Obladi, oblada, la vie va en soutien-gorge
Lala, ainsi va la vie.
Hey, paul , j'aurai une petite question à te poser, à toi qui voit la vie en soutien-gorge : la mort se ballade t'elle en string léopard ???
je vous propose de donner une seconde chance à nos 4 amis dans le vent, avec une nouvelle chanson prise au hasard dans leur discographie : yellow submarine :
Nous vivons tous dans un sous-marin jaune,
Un sous-marin jaune, un sous-marin jaune,
Nous vivons tous dans un sous-marin jaune,
Un sous-marin jaune, un sous-marin jaune,
aaaah, okay ... bon vous ne m'en voulez pas si je les interromps avant la fin ?
allez, une dernière pour la route, strawberry field forever qui date de 1967 :
Je pense que personne n'est dans mon arbre ( euh non, pas moi en tout cas ;)
Je veut dire qu'il peut être grand ou bien petit ( un quelconque complexe de taille john ? )
c'est pourquoi tu ne reçois pas la tonalité ( aaaah ? )
Mais c'est bien
Je veux dire c'est pas trop mal ... ( de la suite dans les idées, les beatles .. hein ? )
passons maintenant à notre français, avec une chanson de 1972 ( vous remarquerez que j'ai pris soin de prendre des chanson contemporaines, histoire qu'elle soit un peu plus comparable ...) avec stances pour un cambrioleur :
Prince des monte-en-l'air et de la cambriole
Toi qui eus le bon goût de choisir ma maison
Cependant que je colportais mes gaudrioles
En ton honneur j'ai composé cette chanson
Sache que j'apprécie à sa valeur le geste
Qui te fit bien fermer la porte en repartant
De peur que des rôdeurs n'emportassent le reste
Des voleurs comme il faut c'est rare de ce temps
Tu ne m'as dérobé que le stricte nécessaire
Délaissant dédaigneux l'exécrable portrait
Que l'on m'avait offert à mon anniversaire
Quel bon critique d'art mon salaud tu ferais
Autre signe indiquant toute absence de tare
Respectueux du brave travailleur tu n'as
Pas cru décent de me priver de ma guitare
Solidarité sainte de l'artisanat
Pour toutes ces raisons vois-tu, je te pardonne
Sans arrière-pensée après mûr examen
Ce que tu m'as volé, mon vieux, je te le donne
Ça pouvait pas tomber en de meilleures mains
D'ailleurs moi qui te parle, avec mes chansonnettes
Si je n'avais pas dû rencontrer le succès
J'aurais tout comme toi, pu virer malhonnête
Je serais devenu ton complice, qui sait
En vendant ton butin, prends garde au marchandage
Ne vas pas tout lâcher en solde au receleurs
Tiens leur la dragée haute en évoquant l'adage
Qui dit que ces gens-là sont pis que les voleurs
Fort de ce que je n'ai pas sonné les gendarmes
Ne te crois pas du tout tenu de revenir
Ta moindre récidive abolirait le charme
Laisse-moi je t'en prie, sur un bon souvenir
Monte-en-l'air, mon ami, que mon bien te profite
Que Mercure te préserve de la prison
Et pas trop de remords, d'ailleurs nous sommes quittes
Après tout ne te dois-je pas une chanson
Post-Scriptum, si le vol est l'art que tu préfères
Ta seule vocation, ton unique talent
Prends donc pignon sur rue, mets-toi dans les affaires
Et tu auras les flics même comme chalands.
Bilan : on les aime les Beatles, hein, là n'est pas la question mais la vie qui se balade à bord d'un sous marin jaune en soutien gorge et qui perçoit pas bien la tonalité, forcément nous, ça nous inquiète un peu ;)
Anglais : 3 - français : 4
17:27 Publié dans Français vs Anglais | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : beatles, brassens



